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Toute la bande dessinée

Bug 2. Livre 2

30/04/2019 2563 visiteurs 7.0/10 (1 note)

E n 2041, un bogue informatique a effacé tous les documents numériques. Kameron Odd, dans l’espace lorsque la catastrophe a frappé, se découvre, bien malgré lui, héritier de toute l’information perdue. L’homme se trouve rapidement au cœur de la tourmente et des convoitises. Il n’a pourtant qu’un objectif, sauver sa fille, Gemma, retenue prisonnière par un groupe mafieux qui s’ingénie à mettre la main sur ses connaissances. Alors que la civilisation s’écroule, politiciens, gangsters et gens d’affaires cherchent leur place dans un ordre mondial qui se redéfinit.

La fable, signée Enki Bilal, est percutante. Le ténor de la bande dessinée développe une vision crédible d’un univers qui bascule : l’Afrique, moins dépendante des technologies, tire son épingle du jeu ; les intégrismes politiques et religieux resurgissent ; sans oublier qu’aux États-Unis, en Allemagne et dans quelques autres pays, des femmes remportent les élections. Ces éléments contextuels se révèlent d’ailleurs plus intéressants que l’odyssée du héros. Le lecteur a en effet du mal à véritablement s’intéresser à cette histoire d’astronaute transformé en réceptacle de la mémoire du genre humain.

Graphiquement, Bilal demeure unique. Bien qu’il se montre froid, son travail, un mélange de crayonné et de peinture, impressionne. Il est vrai que les protagonistes affichent une certaine raideur, mais de leurs prestations se dégage tout de même une réelle force. Les décors présentent pour leur part une atmosphère post-apocalyptique réaliste. Les métropoles tombent en décrépitude et la végétation s’impose. Bref, de l’ensemble émane un parfum de fin du monde convaincant. L’éditeur a choisi de publier l’album dans un format proche de celui du « comic ». Les pages comptant peu de vignettes, le bédéphile s’en accommode, mais il aurait néanmoins préféré de plus grandes planches.

Enfin, les Parisiens se réjouiront de voir qu’au début des années 2040, Notre-Dame de Paris a retrouvé son toit vert-de-gris et que les architectes de la reconstruction n’ont pas été trop créatifs. La flèche semble cependant absente. Les bâtisseurs ont-ils fait une croix sur les ajouts apportés par Eugène Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle ?

L’idée de départ de Bug est fascinante ; le récit qui s’inscrit dans cet univers s’avère malheureusement un chouïa moins concluant.

Par J. Milette
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Bug
2. Livre 2

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Note: 2.5/5 (2 votes)

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L'avis des visiteurs

    Shaddam4 Le 23/05/2019 à 11:14:06

    J’avais chroniqué la très bonne surprise que représentait le premier tome de la nouvelle série SF de Bilal, qui m’avait réconcilié avec le grand illustrateur qui est cette année membre du jury du festival de Cannes… Le tome 1 nous laissait en compagnie de Junia Perth et Obb, à bord d’un aéronef à destination du rendez-vous pour récupérer la fille de ce dernier. Maintenant que le monde entier sait que le spationaute possède dans son crâne, une foule de services secrets, mafias et factions est à ses trousses. Son odyssée ne sera pas de tout repos malgré les pouvoirs gigantesques qu’il a acquis grâce à la cohabitation avec le parasite qui a élu domicile dans son corps…

    Bug a le mérite de reprendre les thèmes chers à Bilal (et qui finiraient par devenir obsessionnels tant on les retrouve dans la quasi-totalité de son œuvre BD…) dans une trame scénaristique très classique bien que là-aussi très Bilalienne. J’avais laissé tomber ses BD après la grande déception qu’a été pour moi la quadrilogie du Monstre et je dois dire que nous retrouvons ici comme dans la trilogie Nikopol le même schéma de fuite chaotique d’un héros habité par un trésor improbable. Les héros de Bilal, portant toujours les mêmes visages, sont à la fois dépressifs (le mal de crâne de Nikopol ou de Nike Hatzfeld) et imprévisibles, avec une forte propension à être enlevés par des sectes et autres groupuscules. Résultat de recherche d'images pour "bug bilal"Ses récits sont emprunts d’une sorte de passivité qui transforme les voyages en succession d’enlèvement-fuite. On peut s’en lasser mais constater également que nombre d’auteurs reprennent leurs thèmes de façon plus ou moins originale, à commencer par le patriarche Jodorowsky. Personnellement je trouve que l’on perd un peu en originalité mais si Bug est plus classique, plus sage que le Monstre (notamment graphiquement) il est aussi beaucoup plus accessible et pourrait presque être vu comme une version grand public de sa dernière grande saga. Cela sans-doute car moins personnel, moins intime et plus en phase avec notre actualité. Bug est un pur récit d’anticipation et en cela la vision de Bilal, avec son humour décalé et sa vision toujours fraîche (j’adore ses versions du néo-marxisme, des mafieux corses et des supporters-terroristes de l’OM!) touche juste. Son personnage connecté donne une vision sérieuse et franco-belge de l’héroïne Valiant Livewire et il est amusant de comparer ce traitement très différent, comme quand on mets en miroir les films MCU et l’Incassable de Night Shyamalan! Ce second volume poursuit donc sur les mêmes bases que le premier, avance un peu mais sans que l’on s’attende à un coup de génie scénaristique. C’est bien sa vision du futur et l’ambiance graphique unique qui plaît chez Bilal. On ne peut pas contester l’élitisme/hermétisme de précédents albums et la simplicité du nouveau. Moi je préfère comprendre ce que je lis en rêvant, qui sait, à un retour à une collaboration plus sage avec un certain Pierre Christin…
    Lire sur le blog: https://etagereimaginaire.wordpress.com/2019/05/18/bd-en-vrac-9/

    Random- Le 15/05/2019 à 19:35:37

    Ce deuxième tome reprend les ingrédients du premier, dans un climat de chaos mondial. L’ensemble est néanmoins plus cohérent et l’intrigue devient prenante, tandis que les dessins restent de qualité. Une série en progression, donc...

    fandebd54 Le 05/05/2019 à 18:02:52

    J'aime beaucoup les bds de Billal , dont celle-ci , mais l"opération marketing qui en a été faite ne me plais pas : la version petit format est une injure aux dessins de l'auteur et le grand format est trop cher . Donc je me contenterai de lire "BUG" en emprutant en mediathéque !

    Etienne HUOT Le 04/05/2019 à 16:34:03

    L'idée de base du Livre 1 est bonne mais là ça traine un peu. De plus, je trouve que le dessin de Bilal ne s'arrange guère. J'ai du mal à reconnaître les personnages d'une planche à l'autre. Surtout les personnages féminins. De plus, le lettrage est vraiment mauvais.
    Il y a de nombreuses années de cela feu Patrick Jusseaume m'avait dit qu'il tenait Enki Bilal pour un dessinateur banal. J'avais été assez choqué par cette affirmation. On était dans les années 80, Bilal était au top de sa notoriété alors que Jusseaume en était encore à ses débuts dans "les chroniques de la maison Le Quéant". Aujourd'hui, je me rend compte qu'il avait un peu raison quand même. Ça n'empêche que je considère toujours Bilal comme un Maître de la BD. Néanmoins, je me demande s'il ne se laisse pas un peu aller à la facilité parfois.

    Negre Le 03/05/2019 à 11:59:41

    Grosse déception pour moi. J'avais adoré le livre 1, avec le sentiment de retrouver le Bilal des origines.
    Patatras, le livre 2 s'étire en longueur et je crains le pire pour la suite.

    kingtoof Le 28/04/2019 à 17:07:12

    Excellent second tome !
    Bilal nous embarque dans une course poursuite planétaire qui nous garde en haleine.
    Le sujet de cette série est très intéressant et fait réfléchir sur notre futur.

    PY78 Le 26/04/2019 à 22:05:38

    Avec Bug Bilal nous offre une de ses meilleures prestation depuis de nombreuses années que ce soit sur le plan scénaristique ou graphique. Par contre l'édition grand format est vraiment à privilégiée.

    bd91130 Le 25/04/2019 à 14:49:34

    Bilal continue à nous conter les conséquences planétaires de son big bug, et les réactions et problèmes de divers groupes de la société humaine. Le cynisme cher à l'auteur est là, mais aussi de l'humour, pas forcément toujours présent chez l'auteur. Si si si ! On est bien dans la dystopie : un monde sans numérique, presque sans informatique, quelles conséquences, quelles réactions, quels retours en arrière, quelles adaptations en urgence, quels dysfonctionnements, quels savoir-faire perdus à réinventer, quelle panique surtout ! Le scénario se développe sans trop trainer en longueur, rythmé par les informations planétaires, permettant à Bilal de développer quelques-uns de ses thèmes de prédilection.
    Mais surtout... dessin magnifique. On a beaucoup jasé déjà sur le petit format retenu pour les albums et les raisons obscures de ce choix sans doute éditorial. Mais en dehors de ça, la peinture de Bilal est superbe, fini la sinistrose de la série précédente, dessins plus propres, couleurs plus vives, mise en page sobre et efficace... On n'est peut-être pas sur un chef d’œuvre de l'auteur, mais assurément sur un très bon Bilal. Attendons le tome 3 pour un avis définitif, en particulier sur le scénario.