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Grass Kings 1. Tome 1

17/01/2019 10242 visiteurs 7.8/10 (5 notes)

D e nos jours dans l'Amérique profonde, certaines personnes anarchistes ou en quête d'identité s'approprient de vastes territoires pour y vivre en semi-autarcie. Les frères Grass sont de ceux-là. Et parmi eux, il y a le cadet, Robert, endurci par une existence qui ne l'a pas épargné et qui se retrouve à la tête d'une petite communauté se refusant au monde extérieur. Autant vous prévenir, il ne fait pas bon s'aventurer sur leurs terres sans montrer patte blanche, à moins d'être une jeune fille qui débarque subitement pour leur demander de l'aide.

«Now entering the Grass Kingdom» - Avertissement inscrit sur un panneau d'indication.

Annoncé par les critiques US comme un «must-read», Grass Kings, unanimement salué par la presse spécialisée, est la nouvelle série noire écrite par Matt Kindt. Plébiscité pour une cinquantaine de titres à son actif dont notamment les comics Pistolwhip et Lost Girls, son travail dans Super Spy a été récompensé par un Harvey Award. Dans cet ouvrage, il y est question d'un groupuscule de marginaux qui occupe, de manière illégale mais néanmoins tolérée par les autorités, un terrain assez conséquent baptisé «le royaume». Aux côtés des frangins Grass, évolue un collectif de losers aussi attachants que répugnants. Chacun y tient un rôle bien précis et, mis à part quelques petites tensions avec le shérif du comté avoisinant, tout semble aller pour le mieux, jusqu'au jour où une demoiselle apeurée pénètre dans leur territoire afin de solliciter du secours. Les vieux démons encore présents dans le ciboulot ravagé de Robert vont alors inévitablement resurgir, le vieux chafouin se faisant rattraper par son douloureux passé. Outre un thriller bien ficelé et qui prend son temps pour exercer sa mainmise sur l'esprit du lecteur, les pincées d'humour ne sont pas en reste avec des répliques à faire pâlir un puriste comme l'était Michel Audiard.

Amis lecteurs, pas d'affolement ! Ce qui pourrait apparaître de prime abord comme un visuel volontairement approximatif voire, pour certains, manqué, est en définitive tout son contraire. Les traits étonnants de Tyler Jenkis, qualifiés de semi-réalistes parce qu'à l'évidence vite crayonnés, parviennent au final à rendre des personnages charismatiques, bourrus, avec de vraies gueules abîmées par des vies compliquées. Les arrière-plans ne dépareillent pas en correspondant en tout point à l'ambiance polar-country. La touche finale vient des couleurs pastel, tendres et claires, et qui débordent légèrement des limites fixées par les contours, apportant un contraste saisissant avec la tension et la violence du synopsis. Le résultat est une prouesse graphique de toute beauté.

Robert - «En raison de l'augmentation du prix des munitions, il n'y aura pas de tir de sommation.»
D. Roy - «Les bédéphiles sont prévenus et pacifistes, Robert ! Baissez le fusil et Laissez-les pénétrer quelques instants dans votre domaine, juste le temps de découvrir votre histoire. Certainement conquis, ils souhaiteront revenir vous voir pour en apprendre davantage.»

Par D. Roy
Moyenne des chroniqueurs
7.8

Informations sur l'album

Grass Kings
1. Tome 1

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L'avis des visiteurs

    Yovo Le 01/03/2019 à 15:52:56

    Difficile de cerner les contours de cette impressionnante BD. En fait il s’agit moins d’un polar que d’un western contemporain. Un western dont le saisissant décor à base de cabanes, containers et mobile homes abritent un troupeau de personnages sociopathes, abâtardis et ravagés. C’est là qu’il manque à mon avis la présence d’un héros "normal", extérieur à tout ça pour équilibrer un peu cette faune et donner plus de rationalité au scenario. En effet, j’ai juste eu un peu du mal à croire que de nos jours aux USA, puisse exister cet improbable "royaume" autonome… Mais passons, l’ensemble est immersif, vivant, et ça sent fort la vase, l’huile de vidange et la poudre ! Il en émane même une belle esthétique de fin du monde.

    Côté graphisme, le trait jeté et tranchant de Jenkins est efficace même si ses aquarelles aux couleurs parfois bizarres sont souvent épaisses et font un peu crades. Cela dit je reconnais que visuellement ça fonctionne vraiment bien. Il se dégage de l'ensemble un esprit sauvage et tourmenté qui menace d’exploser à chaque instant. Tout ça m’a rappelé l’excellente série "Top of the Lake". Grass Kings est donc une œuvre au gros potentiel que je suivrai avec envie.

    kurdy1207 Le 11/02/2019 à 08:42:28

    Dessin non abouti, esquisse coloriée voilà ce qui pourrait définir le dessin de ce roman graphique qui ressemble fort à la définition d’un manga et pourtant cela n’en est pas un. Passé cette étrange façon (pour moi) de mettre en image l’histoire qui nous est ici contée, on entre dans un super polar.

    La communauté de Grass Kings vit un peu en autarcie à côté de la commune de Cargill qui subit la loi du Sheriff Humbert. Elle y abrite une population, venue de tous horizons, qui ne souhaite pas que l’on vienne marcher sur ses plates-bandes. Elle se repose sur sa propre police (non légale) menée par trois frères dont Robert, personnage central de ce roman.

    Celui-ci a perdu sa fille Rose un jour d’inattention. La population pense que celle-ci s’est noyée. En draguant le lac de multiples restes de corps sont découverts et aussitôt la peur commune fait penser à un tueur en série.

    Robert noie sa peine dans l’alcool. Un jour surgissant du lac, une femme débarque devant le perron de sa maison. Il s’agit de Maria la femme d’Humbert qui s’est enfuie à la nage de sa prison dorée de Cargill… De cette apparition va naître le retour à la raison de Robert et une implacable guerre entre Grass Kings et Cargill.

    Sincèrement, je préfère la bande dessinée au roman graphique qui, je pense, sont deux arts proches et pourtant bien différents. Un dessin de Homs, Vallée ou Grenier (il y a plein d’autres exemples) me donne plus de plaisir que ce que présente Tyler Jenkins dans GrassKings. Mais il faut avouer que l’harmonie créée entre le scénario de Matt Kindt et les esquisses (je ne dirai pas peinturlurées car les couleurs ne sont pas criardes et ça serait méchant) « coloriées » de Jenkins est fameuse.

    N’hésitez pas à lire cette excellente… pardon cet excellent roman graphique.