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Lucky Luke (Les aventures de) 8. Un cow-boy à Paris

26/11/2018 2667 visiteurs 6.5/10 (4 notes)

A lors qu’il reconduit, pour la énième fois, les Dalton au pénitencier, Lucky Luke fait la rencontre d’une main gigantesque portant un flambeau, posée sur un chariot et entourée par des indiens. Les esprits apaisés, le propriétaire de l’objet, Auguste Bartholdi, explique qu’il s’agit d’une infime partie d’une statue de quatre-vingt-treize mètres de hauteur, destinée à être installée à l’entrée de New-York, pour symboliser l’amitié franco-américaine. Mais l’emplacement est également convoité par un certain Abraham Locker, directeur de la nouvelle résidence des quatre frères, obsédé par l’enfermement sous toutes ses formes, qui y projette la construction d’une prison dont toute évasion sera impossible. Le cow-boy solitaire, pour protéger l’entreprise des agressions du geôlier obsessionnel, devient l’escorte du sculpteur, pour que celui-ci achève sereinement sa tournée promotionnelle. À l’issue de celle-ci, le Président des États-Unis lui propose de traverser l’Atlantique pour prendre possession de l’ensemble de l’ouvrage.

C’est fait. Pour sa 80è aventure, le héros créé en 1947 par Morris, quitte pour la première fois le continent américain. Le pas méritait d’être franchi, avec une destination évidente : Paris. Jul (Silex and the city) et Achdé, qui a illustré tous les épisodes des Aventures de Lucky Luke, reprennent leur collaboration après le réussi La Terre promise. Le successeur a déjà démontré avec quelle précision il a intégré le trait du Maître, son traitement particulier des couleurs et son sens du détail. Sur ce plan, l’esthétique du père fondateur de la série est totalement respectée.

Néanmoins, c’est sur l’écriture du scénario et le traitement de la dimension comique que sont attendus tous les albums sortis depuis la disparition du créateur. C’est, avec ce nouvel épisode, une réussite complète. L’intrigue, en quarante-six planches, est menée tambour battant. Les séquences sont équilibrées, les pauses sont mesurées et le rythme emporte avec plaisir. Par ailleurs, l’humour, omniprésent sous la forme de clins d’œil, de jeux de mots et de plaisanteries en tous genres, fait mouche à chaque coup. Il faut souligner là un talent de plume, une finesse d’esprit et une culture qui convoque de multiples allusions dans des domaines fort variés. Se succèdent la Reine des neiges, Donald Trump, Tintin, Jacques Dutronc, la SNCF ou le débarquement d’août 1944. Mais aussi Balzac, Hugo et le couple Bovary à l’occasion d’une succulente conversation dans le train. Ou bien Rantanplan en gargouille, Jolly Jumper à Longchamp ou Rimbaud et Verlaine en consommateurs d’absinthe peu conventionnels.

Ce combat plaisant, entre lady Liberty et un maniaque de la claustration, est aussi un formidable hommage à la bande dessinée franco-belge, dont la traque des références occupera les longues soirées d’hiver. Bien mieux réussi que son prédécesseur – qui ne manquait pourtant pas de qualités – Un Cow-Boy à Paris ramène la série au niveau de son âge d’or, celui d’un certain René Goscinny.

Par F.Houriez
Moyenne des chroniqueurs
6.5

Informations sur l'album

Lucky Luke (Les aventures de)
8. Un cow-boy à Paris

  • Currently 4.29/10
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Note: 4.3/5 (7 votes)

  • Achdé
  • Mel
  • 11/2018 (Parution le 02/11/2018)
  • Lucky Comics
  • 978-2-88471-453-2
  • 44

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L'avis des visiteurs

    pale rider Le 28/11/2018 à 19:37:44

    deuxième très bon album du duo Achdé/Jul après l'excellent "la terre promise". Le dessin d'Achdé, n'en déplaisent à certains, est très bon. Le scénario de Jul, basé sur un fait historique qu'est la tournée de levée de fonds pour parachever la construction de la statue par Bartholdi, est plein d'humour, de clins d'œil et accrocheur de bout en bout.

    Gordan Le 27/11/2018 à 15:55:52

    Le dessin d'Achdé souffre toujours des mêmes problèmes (perspectives maladroites, position des mains contre-nature ou contre-intuitive, corps de Jolly Jumper trop long, cadrages d'amateur, lippe et chapeau de Lucky Luke, etc.) ; le fait qu'il ait abandonné le système de double demi-planche cher à Morris rend son encrage encore plus épais que précédemment. Ses plus grandes faiblesses résident dans son manque de connaissance théorique de la bande dessinée (un comble pour le successeur de l'un de ceux qui ont théorisé ce langage) et sa paresse, ou son repos sur ses lauriers, ou son incapacité à détecter ses fautes de dessin susmentionnées, en fonction de ce qui explique celles-ci.

    Quant à Jul, ce type est une arnaque ; ses histoires sont creuses, sans densité. Lui non plus ne connait pas grand-chose à la théorie du récit. Il ne fait que coudre des anecdotes les unes aux autres sans parvenir à donner une unité ou une impression d'unité au récit. Il a tellement peu à dire, sur le pourtant très court format de 44 planches, qu'il en est réduit à pondre des planches à une ou deux vignettes en fin d'intrigue.

    Il est vraiment dommage que la maison d'édition n'ait pas commis un gardien du temple à la surveillance des deux loustics iconoclastes qui président aux destinées de la série. Cela n'aurait peut-être pas apporté les résultats escomptés (les scénarios de Ferri sur Astérix ne sont pas une grande réussite tant qu'à présent), mais cela n'aurait pu que tirer la succession de Morris vers le haut.

    Wonderphil Le 25/11/2018 à 17:36:04

    Malheureusement, Jul, qui a déjà commis un album ni fait ni à faire, récidive en dépit d'un postulat de départ en or ! Bien peu d'humour (humour drôle, s'entend), des références poussives et malvenues... Même si l'intrigue est bien menée, ce n'est pas suffisant pour remplir le cahier des charges d'un Lucky Luke : Morris et Goscinny avaient su y inclure le comique de situation et la dérision, en se jouant des codes du Western. Jul en est bien loin, et il serait temps de s'en rendre compte pour remettre rapidement Pennac sur le job !

    lebdtarien Le 21/11/2018 à 22:22:15

    Bien que mon côté méridional aurait préféré voir le cow-boy solitaire manger une bouillabaisse, visiter la bonne mère ou rencontrer Frederic Mistral, ce 80ème album apporte un souffle nouveau à la série en menant Lucky Luke à Paris.
    Depuis sa création en 1946, il n’avait jamais quitté son Far West natal et c’est une très bonne idée qu’à eu le scénariste Jul de lui faire traverser l’Atlantique.
    L’élément principal de l’histoire va être la statue de la liberté et surtout son implantation dans la baie de New York.
    Comme chacun le sait la statue est l’œuvre du sculpteur Bartholdi ainsi que de l'ingénieur Gustave Eiffel, mais avant de pouvoir prendre place en Amérique, les français auront besoin de récolter des fonds pour mener à bien leur projet.
    Et c'est Auguste Bartholdi qui va être chargé de cette mission en se rendant sur le continent américain pour promouvoir l'arrivée de la Lady Liberty.
    La rencontre entre Bartholdi et Lucky Luke se fera au beau milieu du territoire Cheyenne et bien que notre cow-boy solitaire ait pour mission de ramener les frères Daltons au pénitencier, il viendra en aide au Français qui était aux prises avec les indiens.
    Par la suite Lucky Luke accompagnera Bartholdi dans sa tournée américaine en lui offrant sa protection.
    Mais un sombre personnage en la personne d’Abraham Locker fera son apparition. Ce directeur de pénitencier, adepte des restrictions de liberté, aura pour seul but de faire échouer la venue de la statue et de s’approprier son futur emplacement.
    Face à cette menace et à la demande du vice-président, notre cow-boy acceptera de se rendre en France afin de veiller sur la lady et à son arrivée en Amérique.
    Lors de la traversée on découvrira que Lucky Luke n'a pas du tout le pied marin, mais il sera récompensé de ses efforts par la visite de la capitale française et la rencontre d’illustres personnages.
    A noter en page 32 un clin d’œil à Cabu, Phillipe Druillet et Alexis sous la forme d'étudiants qui sortent de la Sorbonne.
    Je rend grâce à Averell et à Jolly Jumper pour m’avoir procuré de bons éclats de rire et si l’on rajoute à cela une trame convaincante, c’est un album que j’ai lu d’un trait et avec beaucoup de plaisir.
    Un bon point pour Jul qui a eu la lourde tâche de reprendre le flambeau de René Goscinny.
    Je regrette juste que la partie de l’histoire se déroulant à Paris n’arrive pas plus tôt et qu’elle ne soit pas plus importante en nombre de pages.
    Pour le dessin, rien à redire, c’est juste magnifique. Achdé a su conserver le style si caractéristique de Morris, tout en y ajoutant sa propre dynamique. Le résultat est bluffant et tient parfaitement la route.
    Le duo Jul et Achdé fait merveille et c’est un réel plaisir de pouvoir lire de nouvelles aventures de notre cow-boy solitaire.
    Tous mes avis sur : lebdtarien.com

    PY78 Le 10/11/2018 à 14:21:43

    Sympa mais sans plus. L'intrigue reste beaucoup trop sommaire pour en faire un album marquant de la série mais la séquence parisienne est plutôt réussie. Heureusement les dessins de Achdé reproduisent toujours à la perfection le style de Morris.

    Rody Sansei Le 05/11/2018 à 21:38:16

    Joliment dessinée, l’histoire est correcte, sans plus. Moi qui relis les Gosciny/Morris de la France époque (à partir du tome 12), ce nouveau tome ne leur arrive pas à la cheville.

    minot Le 05/11/2018 à 15:08:03

    Un album amusant qui part d'une idée de base originale et bien trouvée. Si les dessins sont bien dans l'esprit de la série et que les gags et références sont pour la plupart bien drôles (ce qui fait qu'on rit souvent à la lecture), on pourra en revanche regretter un scénario assez pauvre avec une intrigue traitée sans réel enjeu dramatique. Il n'y a guère de suspense ni de retournement de situation imprévus (comme dans les albums de l'âge d'or de la série). Au final la lecture est plaisante mais le scénario reste peu accrocheur. Distrayant, mais pas indispensable.

    glz92 Le 03/11/2018 à 18:02:10

    De l'humour ?! ah bon... j'ai trouvé cet album linéaire sans aucune séquence marquante. C'est bien dessiné, on retrouve les ingrédients graphiques d'un lucky luke mais à part ces éléments là, esprit es-tu là ?

    Ocatarinetabelatchixtchix Le 02/11/2018 à 14:21:39

    Un album vraiment plaisant à lire. Pour la première fois en 80 tomes, nous retrouvons notre cowboy solitaire sur le sol Européen. On y découvre le Paris de la belle époque du 19ème siècle bien loin du triste Paris que nous connaissons aujourd’hui avec ses attentats. L’intrigue est innovante et rudement bien trouvée. Les personnages historiques sont nombreux et l’humour est omniprésent. Une belle réussite qui devrait ravir tous les fans de Lucky Luke.

    Saint -Jean Le 31/10/2018 à 21:08:14

    Je le conseille. Je me suis bien amusé même si parfois l'humour de Jul est un peu tendancieux. Lisez-le! Il y a une montagne de références et de "clin d'œil".