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Toute la bande dessinée

J uillet 1942, réveillée en sursaut par la police qui martèle les portes du quartier, Sarah Starzynski s’habille en toute hâte et va chercher son frère Michel, 4 ans. Réfugié dans une armoire, celui-ci refuse d’en sortir, amenant sa sœur à l’y enfermer pour le protéger et à lui promettre de venir rapidement le délivrer. Mais, la fillette est embarquée avec ses parents à bord d’un bus et rejoint des centaines d’autres juifs parqués des conditions atroces avant d’être déportés.
Soixante ans plus tard, Julia Jarmond est sollicitée par le magazine américain qui l’emploie pour écrire un article sur la commémoration de la rafle du Vélodrome d’Hiver. Émue par le sort funeste des victimes et malgré l’indifférence de son époux, la quadragénaire va mener son investigation avec passion et, par un hasard inattendu, se retrouver sur les traces de la Sarah.

Après une version cinématographique en 2010, le roman à succès, et plusieurs fois distingué, de Tatiana De Rosnay vient d’être adapté en bande-dessinée dans la collection Mara-bulles chez Marabout. Au scénario, Pascal Bresson (Simone Veil – L’immortelle, Entre terre & mer, Plus fort que la haine) suit au plus près la trame imaginée par la lauréate du prix Gabrielle-d’Estrées et reprend son alternance entre les deux époques évoquées et les quêtes menées en parallèle par les principales figures féminines du récit.

D’un côté, l’enquête de Julia reflète celle de la romancière lors de l’écriture de son best-seller et chaque découverte du personnage autour de la tragédie qui s’est jouée au Vélodrome d’Hiver pendant l’Occupation allemande suscite son lot de réactions et d’interrogations. L’amnésie quasi collective des Français – incarné ici par Bernard, le mari hermétique à ce passé dramatique – concernant l’implication totale des autorités du pays dans la rafle est fortement soulignée et interpelle. Les difficultés personnelles de la journaliste lui confèrent également de l’épaisseur et la rendent touchante, même si sa personnalité demeure moins attrayante. De l’autre côté, les horreurs auxquelles la petite Sarah est confrontée et ses efforts désespérés pour tenir sa promesse ne manquent pas d’être émouvants. Par ailleurs, bien que l’issue fatale ne fasse guère de doute, la volonté de l’enfant à tout tenter pour libérer son frère se révèle particulièrement poignante.

Aux pinceaux, Horne (Lennon, Malpasset, Tête de vache – le conquérant nu) livre des planches assez saisissantes, du fait de ses choix artistiques. Alors que les dégradés noirs du lavis dominent l’ensemble des scènes (tant celles de 1942 que de 2002), la chevelure blonde et les grands yeux d’azur de l’héroïne se détachent avec vivacité, focalisant ainsi l’attention du lecteur sur elle. Quelques autres touches colorées apparaissent et se rapportent à l’entourage immédiat de la fillette, aux visages qu’elle connaît et qui lui veulent du bien – son père, sa mère, son frère, un vieux voisin, un couple courageux. À l’opposé, les « méchants », policiers, matons, dénonciateurs, sont représentés sous la forme de silhouettes sombres mal identifiables, comme si la vision de l’enfant ne parvenait qu’à donner une apparence brouillonne et indistinctement monolithique à ses bourreaux. L’idée s’avère remarquable et fonctionne plutôt bien, cependant elle pourra en désarçonner certains. Pour le reste, le graphisme parvient à créer de belles atmosphères et sait restituer avec justesse les diverses émotions des protagonistes.

Une adaptation réussie qui vaut la peine de s'y attarder malgré quelques longueurs.

Par M. Natali
Moyenne des chroniqueurs
6.5

Informations sur l'album

Elle s'appelait Sarah

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