Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Les Égarés de Déjima Les égarés de Déjima

08/10/2018 764 visiteurs 7.0/10 (2 notes)

A msterdam, 1884. Le jeune Thierry de Hasselt (un clin d’œil au créateur du Frémok ?), empli d’une passion enfiévrée pour la culture japonaise, embarque clandestinement sur un navire de la Compagnie des Indes Orientales à destination de l’île de Déjima, seul lieu de l’archipel nippon tolérant la présence d’étrangers durant les quelques deux siècles de la période d’Edo. Après une traversée mouvementée, il est secouru par un rōnin lunatique, qui l'entraînera dans une folle fuite en avant à la recherche d’un maître zen, une épopée pleine de cavalcades, de complots et de rebondissements.

C’est peu dire que Nicolas Wouters et son jeune complice (c’est la troisième fois que le scénariste enrôle un dessinateur néophyte pour le seconder) ne font pas dans la demi-mesure : le rythme est frénétique, l’action constante, l’intrigue touffue, pour ne pas dire luxuriante. Les péripéties s’enchaînent sans temps mort, multipliant les coups d’éclat, batailles rangées, manœuvres politiques, conjurations, poursuites, dérobades, subterfuges, le candide Hollandais et son fantasque compagnon étant au cœur de l’attention des habitants du pays. Comme dans tout récit d’apprentissage qui se respecte, les épreuves feront grandir et mûrir le jouvenceau, au gré des événements, des rencontres, des pertes. Le ton oscille entre dramaturgie et burlesque, alternant scènes tragiques et pantalonnades, selon l’humeur de l’ancien samouraï à moitié fou flanquant le héros. Il ressort de cette accumulation d’épreuves et de mésaventures une certaine impression de trop-plein, de n’en jetez plus la cour est pleine, car même si la narration est relativement bien maîtrisée, l’invraisemblance des situations érode peu à peu l’empathie envers les protagonistes.

La partie graphique est à l’unisson, audacieuse, dantesque, excessive, d’une densité rare, empilant les morceaux de bravoure, multipliant les scènes épiques avec, il faut l’avouer, un bonheur certain, tant conserver une bonne lisibilité aux vignettes relevait parfois de la gageure. Le trait de Michele Foletti est fin, sec, saccadé, dynamique, avec beaucoup d’attention portée au mouvement, aux attitudes, mais quelquefois aussi des maladresses dans la gestion de l’espace. Reste que de nombreuses cases sont élégamment composées, s’inspirant des estampes traditionnelles japonaises, soutenues en cela par une mise en couleurs générant de belles réussites. Les tons bleus notamment sont très beaux, et puis les scènes nocturnes, les scènes hivernales, les paysages, autant de passages emportant l’adhésion.

Un album détonnant, plein de fraîcheur, alliant les défauts et les qualités d’une œuvre de jeunesse, la fougue et l’inventivité d’une part, la maladresse et l’exubérance d’autre part. À noter une regrettable inversion de pages sur cette première édition qui risque de désarçonner le lecteur non averti.

Par O. Boussin
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Les Égarés de Déjima
Les égarés de Déjima

  • Currently 3.00/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 3.0/5 (2 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    alley oop Le 10/10/2018 à 09:47:54

    Beau travail graphique hommage à Hiroshige. Récit épique et entrainant ! Joli premier album. Dessinateur à suivre.