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Moi, ce que j'aime, c'est les monstres 1. Livre premier

03/09/2018 12530 visiteurs 8.8/10 (5 notes)

I l suffit parfois d’un rien pour qu’une vie bascule. Une anodine piqûre de moustique qui évolue en méningo-encéphalite et, au seuil de la quarantaine, vous voilà paralysée pour le restant de vos jours… Mais, une petite fille qui croit en des temps meilleurs peut vous insuffler l’envie de ne pas capituler. Alors, ce sont les séances de rééducation, le Chicago Art Institute, puis un crayon scotché à une main rétive qu’il faut dompter, mais qui à force d’efforts deviendra une virtuose. Emil Ferris est un monstre, un monstre de précision du trait et de profusion des sentiments, une auteure surgie de nulle part (enfin presque) et déjà portée aux firmaments par ses pairs.

Lire Moi, ce que j’aime, c’est les monstres ne doit rien au hasard et demande un minimum de disponibilité afin de se perdre dans ses quatre-cent-seize pages !

Karen Reyes se voit en loup-garou car elle sent bien qu’elle est différente. Karen est de Chicago, d’Uptown plus précisément et en 1968, ce n’est pas forcément le meilleur endroit pour grandir dans l’insouciance ! Karen sait toutefois s’en accommoder et se créer un monde parallèle pour lui permettre de supporter les travers du quotidien. Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est son journal secret, là où le fil de son histoire intime s’inscrit au jour le jour, au gré des événements qui surviennent dans son quartier. Karen est une adolescente, mais Emil Ferris est une femme qui a ses combats ; elle profite ainsi de l’occasion pour en parler et faire de Karen son bras dessiné. Ainsi les sujets d’indignation se succèdent et s'entremêlent les uns aux autres avec comme dénominateur commun le droit aux minorités d’exister et pas seulement de subsister. Mais ce qui subjugue avant tout dans ce graphic novel, c’est le dessin… au stylo tout en traits et en fines hachures ! Tour à tour enfantine, naïve, réaliste ou surréaliste… Emil Ferris fait preuve d’une technicité incroyable et d’une culture artistique indéniable qui lui permettent d’explorer un registre graphique des plus surprenants où la minutie côtoie l’émotion.

Alliant une puissance visuelle rare à une qualité d’écriture qui ne peut être le fait d’un simple concours de circonstances, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres constitue une œuvre à part, hors-normes, à l’écart de ce qu’il est communément possible de lire en matière de BD. Les récompenses qui pleuvent sur Ferris, outre Atlantique, viennent corroborer cette appréciation. À l’évidence, Les éditions Monsieur Toussaint Louverture, dont le travail est à souligner ici, sont en passe de réussir un joli coup éditorial.

Véritable OLNI (objet littéraire non identifiable), Moi, ce que j’aime, c’est les monstres consacre peut-être trop rapidement (quoi qu’à cinquante-six ans cela soit très relatif) une auteure qui devra, dans les années à venir, pouvoir exister en dehors d’un tel chef-d’œuvre.

Par S. Salin
Moyenne des chroniqueurs
8.8

Informations sur l'album

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres
1. Livre premier

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L'avis des visiteurs

    Zelmiro Le 04/02/2019 à 17:26:55

    Attention chef d'oeuvre absolu...
    Déroutant, envoûtant, sombre et lumineux, passionnant de bout en bout.
    Une des plus belles œuvres qu'il m'ait été donné de lire.
    Objet protéiforme, en constante mutation, surprenant à chaque recoin de page...
    Le dessin est mouvant, émouvant,.... fouillé, riche, foisonnant, un émerveillement.
    Quant à l'histoire, elle aussi elle prend des tournants insoupçonnés...
    Comme Eric je l'ai lu par petites touches en une semaine avec, comme pour le meilleur et le plus palpitant des romans, une folle envie d'y retourner à chaque fois.
    Du grand art...

    Rody Sansei Le 27/01/2019 à 19:23:39

    Mon avis est basé sur les 50 premières pages seulement : en effet, je n'ai pas pu aller plus loin, tellement j'ai trouvé ça ennuyeux. J'écris ces quelques lignes uniquement car ce livre a été couronné du Fauve d'Or (prix du meilleur album) au festival d'Angoulême 2019, et je ne trouve pas ça du tout justifié.
    En effet, pour moi, ce livre n'est pas une BD : ce n'est pas parce qu'il n'est composé que de de dessins que cela en fait une BD (tout au plus, ici, avons nous un carnet de croquis où sont couchées pêle-mêle les pensées de l'auteur). C'est un livre à part, clairement plus proche d'un artbook (un "beau livre") que d'une BD.

    Eric DEMAISON Le 23/01/2019 à 13:12:21

    Comment décrire à la fois le coup de poing que l'on reçoit à sa lecture et cette douceur dans l'écriture. Tout est beau et très créatif, bien sur le concept, les dessins, les textes....
    Pour ma part je ne l'ai pas dévoré mais plus dégusté et lu à petites doses en profitant pleinement de chaque page ou péripétie de ce roman qui nous immerge avec talent dans différents univers: celui d'une très jeune teenager dans le Chicago des années 60, dans l'univers parallèle d'une jeune juive en Allemagne.
    A lire, relire et re relire!

    Yovo Le 24/12/2018 à 10:15:40

    Impossible d’évoquer cet album en quelques lignes… Pour faire vite, disons que je possède plus de 600 BD – styles très variés mais même exigence de qualité – et je n’en ai pas une qui ressemble ni de près ni de loin à "Moi, ce que j’aime, c’est les monstres".

    Certes, ce n’est pas une BD au sens strict, mais il suffit d’en feuilleter quelques pages pour réaliser qu’on a entre les mains un bouquin hors norme… Effrayant, dans tous les sens du terme. A tel point que j’ai d’abord été frileux devant la densité et l’aspect peu glamour de ce pavé, l’ayant pris puis reposé plusieurs fois chez le libraire avant d’en faire l’acquisition presque malgré moi, irrésistiblement attiré par cet ovni.

    Je ne parlerai pas du contenu, c’est un travail graphique et littéraire inimaginable, probablement sans équivalent. Dominez vos appréhensions et sautez le pas, c’est une lecture indispensable, un livre majeur, un chef d’œuvre.

    fried Le 23/10/2018 à 13:53:42

    Moi ce que j'aime c'est les Monstres !
    Voilà. Personne ne l'avait vraiment dit avant Emil Ferris.
    Ce livre est tout simplement sublime. Attachant, profond, effroyablement humain et formidablement beau.
    C'est l'antidote à l'indifférence qui semble envahir notre époque.
    J'aime ce livre.