Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

La mort vivante

27/08/2018 5487 visiteurs 6.2/10 (6 notes)

M artha est inconsolable depuis le décès accidentel de sa fille survenu au cours de fouilles archéologiques sur l'ancienne Terre, aujourd'hui dévastée. L'espoir pourrait venir de Joachim, un jeune et brillant spécialiste en nanobiologie, assigné à résidence sur la planète Mars. D'abord contraint, puis conscient de l'opportunité de pouvoir reprendre ses propres recherches et expériences dans ce domaine, le scientifique accepte la proposition insensée de faire de Lise une réplique aussi parfaite que possible. L'opération est à la hauteur de l'enjeu : périlleuse ! Car la vie peut séparer tout autant que la mort, sinon plus...

Olivier Vatine (AquablueCixi de Troy) déterre, après celui de Niourk, un nouveau dossier de Stefan Wul initialement publié en 1958 sous la forme d'un roman de science-fiction post-apocalyptique. Édité chez Glénat, associé pour la première fois à Comix Buro, l'adaptation qui en est faite dans ce récit complet lui reste fidèle sur les grandes lignes. À première vue, elle pourrait paraître désuète pour certains puisqu'entre-temps quelques longs métrages et œuvres littéraires sont passées par là, distillant jusqu'à satiété leur lot de colonisateurs en tous genres et autres versions d'anéantissement et d'assouvissement de l'espèce humaine.

Nonobstant, et ayant déjà fait ses preuves sur des ouvrages similaires, le scénariste parvient à passer outre et à remettre le thème au goût du jour en y apportant sa touche personnelle. La présentation rapide du contexte futuriste et de ses règles régissant l'astre occupé effectuée, l'action est principalement confinée au sein d'une authentique forteresse allemande légèrement modifiée pour l'occasion. Ambiance et costumes de l'époque victorienne, architecture néo-gothique, distribution variée tels que personnages tourmentés et bestioles hideuses viennent enrichir le décor et les artifices gravitant autour d'une héroïne obnubilée par sa quête absolue de reviviscence.

Le dessin ? Beau et soigné. Pour preuve la magnifique couverture réalisée avec une peinture à l'huile et qui d'entrée donne le la. Une fois le premier plat savouré par des mirettes écarquillées et qui suffirait presque à lui seul à susciter l'admiration ou tout au moins taquiner la curiosité, la suite et son contenu ne sont que la concrétisation de la dextérité et du talent d'Alberto Varanda (Bloodline, La geste des chevaliers dragons, Elixirs). Après un break conséquent, le sculpteur de formation revient pourvu d'une imagination féconde et décuplée dans un style qu'il sait influencé par Franklin Booth ou encore Gustave Doré.

Si le contenu de certaines petites cases apparaissent étonnamment moins travaillées, le trait est toutefois méticuleux et perfectionniste et n'est pas sans rappeler ceux de François Schuiten et Andréas dans leurs œuvres respectives. Le travail intense sur le clair-obscur mélangeant les niveaux de gris et les hachures ainsi que le graphisme très technique proche du rendu de la gravure auront nécessité quatre années de dur labeur. «Épuisant» pour reprendre ses propres termes. Afin de l'apprécier à sa juste valeur, les plus réactifs pourront se ruer sur une édition limitée en noir et blanc un peu plus épaisse.

Grâce à un story-board pointu et maîtrisé, La Mort vivante s'avère prenante voire oppressante de bout en bout, le lecteur restant entravé dans les mailles d'un ouvrage dont il est bien difficile de s'extirper.

Par D. Roy
Moyenne des chroniqueurs
6.2

Informations sur l'album

La mort vivante

  • Currently 3.41/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 3.4/5 (39 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    MAL75 Le 27/10/2018 à 16:29:44

    C'est vrai, la fin est un peu bâclée... Mais tout le reste : magnifique. Dessin superbe, mise en page impeccable. A lire juste apres Niourk pour se remettre dans le bain. 9/10 sans aucun doute pour moi. Merci encore Monsieur Vatine !

    biggyjay Le 25/10/2018 à 01:32:15

    Un album dans la pleine lignée de la collection « Les Univers de Stefan Wul » supervisée par Vatine et éditée chez Ankama. Certaines cases de l’album y font directement référence.
    Bon, ça c’est pour les univers connectés... Passons au scénario ! L’histoire est bien écrite et on ne s’ennuie pas un seul instant. Il faut comprendre qu’une très longue période s’est écoulée depuis notre époque et que la Terre est quasi-vide car les humains peuplent Mars. Voilà pour le contexte. Pour l’intrigue, celle-ci est bien ficelée mais il est vrai que la fin peut sembler un peu expéditive. On s’y fait.
    Mais LE point fort de cet album, c’est le dessin captivant de Varanda ! C’est magnifique ! Son trait a gagné en rondeur et c’est réussi. J’aurai toujours un coup de cœur pour le dessin du T1 de la Geste des Chevaliers Dragons mais le dessin qu’il propose ici est tout aussi réussi car en plus d’illustrer l’histoire à merveille, il participe au fait qu’on ne puisse plus lâcher le bouquin une fois commencé ! Le registre des couleurs est parfait et est très bien assorti avec les ombrages.
    Vous l’aurez compris, La Mort Vivante est une des bonnes BD de cette année et dans mon top 10 assurément, alors bonne lecture !

    namlik Le 23/10/2018 à 10:43:31

    on m'a offert cet album, si ça se trouve je serais passé à côté d'un (on peut le dire) chef d'oeuvre.
    côté graphisme, c'est somptueux, je me suis surpris à détailler certaines cases plusieurs secondes tellement la technique rejoint l'émotion.
    côté scénario on passe de la SF au fantastique de manière naturelle, on ne peux lâcher la lecture jusqu'à la fin de l'album.
    pour moi la fin n'est pas bâclée, on comprend ce qui va se passer ça m'a suffit.
    de la grande BD, un très bel album.

    jmarcv Le 05/10/2018 à 11:34:03

    une vraie réussite graphique. Une BD que l'on a dû mal à quitter en plein milieu. cette histoire de SF qui devient de l'épouvante dans un environnement baroque est surprenante. Il est vrai que la fin est un peu bâclé.
    Une BD à mettre en bonne place dans sa bibliothèque

    thieuthieu79 Le 15/09/2018 à 08:08:48

    Un album à la fois beau et étonnant. Beau grâce au magnifique travail graphique dans le dessin. Etonnant dans l'originalité du scénario qui mélange, science-fiction, historique, baroque et fresque sentimentale.
    Il est très difficile de décrocher de l'album une fois que le lecteur y est plongé. C'est dommage qu'il se lise aussi vite, on aurait aimé pouvoir en profiter plus longtemps.
    Seul point négatif, qui rejoint une bonne partie des avis, la fin parait bâclée et nous laisse sur notre faim...

    Yovo Le 07/09/2018 à 22:07:56

    Je trouve les avis à 2/5 un peu trop sévères... Certes, ce n’est sans doute pas complètement réussi ; je dirais qu’il manque quelques pages au milieu pour que le lien entre les 2 parties soit plus fluide. Mais la maîtrise technique de Varanda est admirable et ses dessins somptueux méritent la lecture à eux-seuls !
    Après, je comprends les réserves exprimées sur le scenario mais personnellement je l’ai compris comme une allégorie, un conte métaphorique dont la poésie sombre rappelle certains classiques anciens de la littérature fantastique comme Poe, Shelley ou Mérimée ; le titre "La mort vivante" y fait d’ailleurs écho.

    Il faut donc prendre cette histoire par son versant mythologique et ne pas y chercher des explications trop rationnelles puisque ce récit, court et cérébral, s’empare de questions existentielles sans chercher à y répondre. Les auteurs empruntent une piste déjà maintes fois explorée : une conscience, «quelque chose» ou quelqu’un pourrait-il un jour interrompre par sa seule volonté le destin de l’humanité et son œuvre destructrice…? Au lecteur d’écrire la suite…
    En bref, très très beau et pas mal du tout. Je ne regrette pas mon achat de la grande édition N&B, c’est un objet magnifique.

    kingtoof Le 06/09/2018 à 20:44:27

    Magnifique histoire d'horreur qui rend hommage à Frankenstein.
    C'est de la SF et en même temps c'est baroque.
    Les dessins sont somptueux : Martha est magnifique et Ugo une superbe création...
    J'ai apprécié le scénario, le final donnant lieu à réflexion... la fin de l'histoire est à construire...

    Shaddam4 Le 05/09/2018 à 13:19:31

    Deux éditions de l'album sont sorties en simultané, l'édition normale colorisée (très légèrement) par Vatine avec l'assistance de la grande Isabelle Rabarot et une édition grand format n&b avec un cahier graphique de 16 p. Après lecture je ne saurais dire si le n&b est à préférer, je n'en suis pas certain tant la colorisation écrase sans doute un peu les encrages mais reste très légère et rehausse en revanche certaines cases peu dessinées. Le principal argument de l'édition spéciale restera sans doute le cahier graphique et le grand format (mais n'ayant eu sous la main que la première je ne saurais confirmer). L'album a un vernis sélectif sur le titre et des sections de la quatrième de couverture.

    La Terre après une contamination ayant poussé l'humanité à fuir vers Mars et les astéroïdes du système solaire. Tout ce qui a trait à l’ancienne Terre est prohibé, laissant la place à un juteux marché d'antiquités, au premier chef desquels les livres. Martha voit sa fille mourir accidentellement lors d'une fouille et fait appel à un grand scientifique pour l'aider dans un projet très personnel et terrifiant...

    Si un album a été attendu c'est bien celui ci! Cinq ans après le troisième tome d'Elixirs, la série fantasy qu'il dessine dans le monde d'Arleston, le virtuose Alberto Varanda dont on a pris l'habitude à imaginer le nombre d'heures passées devant chaque case d'une minutie délirante revient avec une nouvelle adaptation d'un roman de Stefan Wul, le dada d'Olivier Vatine depuis quelques années et son assez réussi triptyque Niourk. Pour le coup l'éditeur Comix Buro (en co-édition avec Glénat) a abandonné la ligne graphique de la collection pour offrir un ouvrage qui se veut une pièce de choix dans votre bibliothèque. L'évènement éditorial est donc reconnu (seule chose étonnante, la date de sortie...) et pour cause, les 68 planches sont, sans aucune exception, à tomber. C'est donc la première réussite de l'album, qui n'était pourtant pas évidente du fait de la nouvelle technique utilisée par l'auteur pour cet album. Varanda expérimente beaucoup depuis de nombreuses années, la sculpture, la peinture, et ici une simili gravure qui vise à rappeler Gustave Doré ou à Gary Gianni par moments. Son trait hachuré pourra vous sembler forcé, inadapté. Pourtant c'est bien le regard global de la case et de la planche qu'il faut privilégier. L’œil incrédule découvre alors des textures, des atmosphères uniques qui ne s'expliquent pas. Pourtant Varanda est un maître des contrastes et personnellement je craignais de perdre ces encrages très forts qui font la qualité de ses dessins. Alors oui, le style connu depuis Bloodlines ou Paradis Perdu a changé, plus doux, plus fort aussi. L'ambiance gothique de château isolé dans la montagne enneigée est absolument magnifique. L'ouvrage est tout simplement une œuvre d'art.

    Vient alors le scénario, élément qui n'est pas forcément le point fort de la biblio d'Alberto Varanda. Vatine avait montré sur Niourk sa qualité de narration (personnellement j'ai été assez réservé sur son Angela). Il propose ici une histoire de docteur Frankenstein, teintée d'une mélancolie qui colle bien à cette ambiance. On apprécie autant l'effort important de contextualisation de cet univers SF qu'on regrettera d'en savoir finalement si peu. Cette histoire aurait en effet pu se dérouler sur au moins deux tomes... en se heurtant à une impossibilité: il aurait fallu attendre cinq ans de plus pour que le maître réalise un autre album et il aurait été totalement invendable de refiler un autre volume à un illustrateur différent. Bref, il est vrai que la chute de l'histoire peut sembler brutale, trop rapide. Pourtant avec une telle pagination, on ne peut attendre à la fois des planches contemplatives, un rythme captivant et une histoire qui s'étire. J'ai trouvé la conclusion, si ce n'est extrêmement originale, très convaincante et cohérente. En outre, je ne connais pas l'ouvrage de Wul et ne sait dans quelle mesure les auteurs s'en sont éloigné. Le problème des adaptations...

    Je finirais cette chronique en disant que pour moi l'attente a été totalement récompensée, associée à une réelle surprise, aussi grande qu'une inquiétude réelle d'être déçu. Courez dévorer ces dessins sublimes, plongez dans cette ambiance sombre et mélodieuse et surtout, si vous ne connaissiez par Albeto Varanda, dépêchez-vous de rattraper votre retard!

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/09/05/la-mort-vivante

    kurdy1207 Le 03/09/2018 à 08:35:04

    Je n’ai pas lu le roman de Stefan Wul mais j’ai bien aimé la version BD.

    L’idée que l’on ne joue pas aux apprentis sorciers me plaît grandement mais que serait l’humanité sans ces risques non calculés ? On peut comprendre le chagrin d’une mère (ou d’un père) lors de la perte d’un enfant. L’ordre des choses est inversé… Cruauté ultime !

    Mais si on pouvait se prendre pour un Dieu et ramener à la vie l’enfant perdu ou, comme ici, son clone ? Pourtant, dès le départ l’idée est truquée lorsque le poulpe géant, mutation provoquée par l’homme (voir Niourk), remet Lise à sa mère. Quelle modification dans ce corps d’enfant mort, dans son ADN ? C’est ce qui nous sera livré à la fin de l’histoire. Comme une vengeance des pieuvres géantes venue du fond des âges. Mars tu peux trembler !!!

    Voilà ce que j’ai compris et ressenti de cette histoire. Et j’ai adoré. Si ce n’est pas ça… tant pis. Par contre, j’ai trouvé fort de café que le nom de Stefan Wul soit écrit si petit. Pas très correct M. Vatine.

    la9emebulle Le 02/09/2018 à 17:00:15

    Première moitié construite, sans intérêt sur la deuxième, dommage le dessin de Varanda méritait un meilleur scénario.
    Manque l'hommage à Stefan Wul sur la couverture.

    docteur fil Le 02/09/2018 à 10:32:39

    Tout à fait d'accord avec Rody.
    La fin est totalement bâclée et vide, sans aucun intérêt.
    Cet album au graphisme magnifique me laisse l'impression d'un rendez-vous raté. Dommage !

    Rody Sansei Le 30/08/2018 à 11:02:46

    Excellente première moitié, puis un gros vide scénaristique rend la deuxième moitié curieuse et inintéressante. Dommage, c'eut pu être bien, et ça tombe finalement à plat.
    Graphiquement, c'est en revanche très beau.

    philjimmy Le 29/08/2018 à 09:43:53

    Les adaptations de Wul chez Ankama ( et Comix buro) étaient assez inégales. Le Niourk de Vatine était plutôt bon et j'attendais depuis longtemps cette adaptation de la mort vivante.
    Nul doute que ceux qui ont lu le roman entreront très facilement dans ce récit. Vatine respecte l’œuvre originale et Varanda nous livre une fresque gothique de très haut niveau. Il semble habité par l'esprit du regretté Bernie Wrightson. Du grand art. Je vais de ce pas me trouver l'édition collector en noir et blanc.

    kergan666 Le 26/08/2018 à 18:11:04

    j'ai beaucoup aimé cet album que je n'ai pu abandonner avant d'arriver à sa fin.
    les dessins conviennent parfaitement à l'atmosphère sombre de l'histoire.
    le scénario laisse place à l'imagination du lecteur qui peut chercher par lui même les innombrables questions restées sans réponses.
    un bon album que relirai avec grand plaisir.

    fom51 Le 23/08/2018 à 10:27:39

    De longs mois d'attente avec la peur d'une déception malgré les noms prestigieux présents sur la couverture...
    Et un grand soulagement à la lecture tant mes espérances ont été atteintes et même dépassées. Le scénario est fluide et entrainant, Olivier Vatine a su adapter le roman au format BD et même le rendre plus actuel que l'original. Et que dire des dessins! Une oeuvre magistrale d'Alberto Varanda, la technique utilisée est étonnante de précision et d'efficacité tant elle est maitrisée. Pour les amateurs du dessinateur (dont je suis) c'est un régal. Le lecteur baigne dans un univers étrange quelque part entre Blade Runner et Frankenstein à la fois sombre et lumineux.
    Seul bémol, la vision un peu caricaturale de l'avenir empruntée à Stefan Wul mais qui sert uniquement de toile de fond pour cette histoire captivante.

    Bourbix Le 04/08/2018 à 09:10:59

    Sur une idée de départ plutôt attrayante les auteurs nous embarquent dans une histoire foutraque tant sur le plan du scénario que sur celui du dessin. Un album limite décevant pour moi quand on sait de quoi sont capables le duo Vatine / Varanda.