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L'art de mourir Art de mourir (L')

20/08/2018 2380 visiteurs 6.0/10 (2 notes)

P hilippe Martin, policier parisien, est contacté par une collègue de Barcelone. Arrivé dans la capitale de la Catalogne, il apprend qu’une jeune femme (possiblement son enfant dont il ignore l’existence) s’est suicidée. Cette dernière, spécialiste de Carles Casagemas, un ami de jeunesse de Pablo Picasso, s’est ouvert les veines dans sa baignoire. Sa mère, Sophie, ne croit pas qu’elle se soit tuée, pas plus que Mariona, sa colocataire. Traquant l’assassin, le limier est amené à affronter un redoutable gang de criminels.

Raule propose un suspens qu’il inscrit dans le monde des arts. Il y concocte une intrigue originale, bien qu’un peu simple. L’enquêteur, solitaire, rigoureux et entièrement dédié à son travail, relève du stéréotype. À défaut d’avoir connu son héritière, il rattrape, comme il le peut, le temps perdu. En quelques jours, il découvre sa fille à travers le regard de ceux qui l’ont côtoyée, fait le point avec son ex, démasque le coupable, comprend ses motivations et vient à bout d’une organisation qui tient en échec les forces policières depuis plusieurs années. C’est beaucoup, même pour un surhomme.

Égal à lui-même, Philippe Berthet réalise un bon boulot. Il évite la plupart des clichés touristiques (pas de Sagrada Familia ou de parc Güell) en privilégiant la représentation de lieux moins iconiques, sans pour cela visiter les bas-fonds de cette ville comme son scénariste l’a fait dans Jazz Maynard. Les dames se révèlent toutes superbes, le lecteur se demande d’ailleurs pourquoi il ne représente pas le visage de Sophie, qui ressemble beaucoup, parait-il, à sa progéniture. Il la présente toujours de dos, de côté ou dissimulée derrière un phylactère, comme s’il était réticent à l’idée d’illustrer une figure vieillissante. Le découpage est bien fait ; plusieurs planches s’articulent autour de cases horizontales pleine largeur, auxquelles s’ajoutent, au-dessus et en dessous, des vignettes verticales plus petites. Le résultat, souvent symétrique, offre un agréable coup d’œil. Un reproche : pourquoi diable vendre la mèche sur la couverture ?

Sans être franchement mauvais, ce scénario manque d’inspiration. Ces derniers temps, l’illustrateur a été mieux servi par Zidrou (Ce crime qui est le tien) et Régis Hautière (Perico).

Par J. Milette
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

L'art de mourir
Art de mourir (L')

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L'avis des visiteurs

    thieuthieu79 Le 17/09/2018 à 22:27:07

    Encore un très bon album dans cette collection signée Berthet. Le scénario est bien ficelé, prenant et possède de multiples rebondissements. Les dialogues sont percutants et bien tournés. Le découpage et le cadrage sont très intéressants, notamment le fait que l'on ne voit jamais le visage de l'ex-femme de Philippe Martin. Le mystère et les zones d'ombres volontairement laissées dans le récit renforcent l'intérêt du lecteur.
    On reconnait la patte de Berthet dans le dessin. Les décors sont dépaysants, les personnages atypiques (comme le gang couvert de tatouages), les expressions (notamment celles de Philippe Martin) sont puissantes.
    Comme à chaque fois pour cette collection, Berthet choisi des scénaristes réputés et des histoires solides qui mêlent enquête policière, polar noir et famille.
    Ce nouvel opus ne déroge pas à la règle.

    herve26 Le 05/09/2018 à 21:54:15

    La collection "ligne noire", dirigée par Philippe Berthet est depuis son lancement, un gage de qualité. Ce dernier opus, sur un scénario de Raule (scénariste de "Jazz Maynard")est encore meilleur que le précédent "Motorcity".
    J'ai trouvé le scénario plus dense, plus long à lire, bref un très bon one shot.
    Je connais assez bien Barcelone, où se déroule le récit, mais là, je découvre encore ici des endroits assez inattendus.(Merci Raule!)
    Cet opus qui mêle enquête policière,marché de l'art, et histoire familiale, est un régal de lecture.
    Même Berthet, dont j'adore le dessin, prend un parti pris très tranché avec le personnage de Sophie, l'ex femme de Philippe Martin, femme que l'on ne voit jamais réellement.
    Les dernières pages, sur un fond musical signé Jacques Brel, sont fort bien agencées.
    Comme les autres albums de la collection, voici un album que je relirai avec plaisir, gage d'une bonne qualité.