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Klon

07/06/2018 1084 visiteurs 7.0/10 (1 note)

R occo est schizophrène et consomme plus que de nécessaire du shark-07, ce qui l’aide considérablement à accepter un quotidien sans vrai lendemain dans une Italie qui dérive inexorablement. Benvenuto a Roma, siamo nel 2072.

Dessinateur éclectique, Corrado Mastantuono est de ceux qui peuvent aborder, avec brio, plusieurs genres graphiques ; et qui ici - sur un thème plus qu’éculé - arrive à en proposer une variation intéressante.

Naviguant au gré des états d’âme d’un jeune hacker visiblement mal dans sa vie et pas seul dans sa tête, Corrado Mastantuono profite de l’occasion pour partager une vision désabusée, mais parfaitement plausible des années à venir ! Parfois bavard avec une voix off qui fait étal des pensées, pas toujours très claires, du personnage principal - difficile de parler ici de héros -, Klon s’organise entre séquences de pure adrénaline - où Rocco s’en sort curieusement indemne - et passages plus introspectifs conférant la profondeur adéquate à cette épopée futuriste. Il reste cependant à s’interroger sur un final en forme de happy-end qui contraste singulièrement avec le pessimisme ambiant. Un excès d’optimisme sans doute ?

Graphiquement, Corrado Mastantuono met en place un univers qui n’est pas sans évoquer – parfois - celui de Paul Gillon. Simple dans sa manière de construire l’avenir, mais efficace par le réalisme d’un trait qui ne cherche pas à embellir les choses, le dessinateur transalpin sait se montrer précis tout en laissant aux teintes, généralement froides, de sa mise en couleurs le soin de donner de l’épaisseur à ce thriller psychologique autant que sociétal.

Imaginant des jours pas forcement meilleurs, Klon est de ces albums ouverts par curiosité et refermés avec la satisfaction de ne pas être passé à côté d’une histoire bien écrite… et dessinée.

Par S. Salin
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Klon

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L'avis des visiteurs

    jdvenement Le 21/07/2018 à 06:51:23

    Nous sommes à Rome en 2072. Rocco est un programmeur schizophrène et junky qui va se retrouver malgré lui à déjouer un complot pharmaceutique. Un récit aux influences cyberpunk où l'auteur nous transporte peu à peu dans la paranoïa du personnage principal. C'est bien réussi. Merci aux éditions Mosquito de nous faire découvrir des auteurs italiens. Rafraichissant!

    Shaddam4 Le 07/06/2018 à 21:38:57

    Le sympa envoi de l’éditeur Mosquito, grand défricheur des talents graphiques italiens et d’ailleurs, me permet de découvrir l’artiste Corrado Mastantuono, dont la couverture de l’album Klon est particulièrement réussie: énigmatique, dynamique et colorée. Il a publié récemment en France la série fantasy Elias le Maudit qui a plutôt de bonnes critiques et préalablement des albums de genre proches de la BD américaine des années 50.

    Son style est assez classique et j’avoue que si les couleurs de l’album sont très sympa, les images que l’on peut voir de ses autres séries, notamment western et polar montrent que c’est probablement en noir et blanc qu’il faut apprécier son talent. Le design général de l’album (qui est de la SF dystopique) est plutôt rétro, rappelant les BD SF des années 70-80, avec un petit côté Gillon/Moebius/Manara: une simplicité du trait, une certaine statique des mouvements en même temps qu’une grande précision anatomique et d’occupation de l’espace. Mastantuono a commencé dans l’animation et a travaillé chez Disney, et cela se voit dans cette maîtrise générale des cases.

    Dans un futur proche, les multinationales imposent leurs vues de gré ou de force aux gouvernements. Le ministre de la santé italien est pourtant un incorruptible. Chargé d’installer un nouveau système de sécurité imparable au ministère, l’anarchiste punk Rocco Basile assiste à une tentative d’assassinat et devient la cible d’une officine qui le pourchasse sans relâche. Mais pour ce nihiliste passablement shooté, la réalité n’est pas ce qu’elle semble être…

    L’intrigue de Klon est un peu perturbante par sa linéarité et par les effets de brouille que provoquent les sauts de réalité: le lecteur, comme le personnage, ne sait pas tout au long de l’album à quel saint se vouer, ce qui est réel et ce qui est rêvé, le pourquoi de cette fuite sans fin… L’histoire est très directement issue de l’univers de Philip K. Dick, teintée du pessimisme politique italien d’une société gangrenée par la corruption, l’affairisme et les mafia. C’est donc bien une BD d’une grande originalité que nous propose Mosquito, à la fois par ses thèmes et par son dessinateur, à peu près inconnu de ce côté ci des Alpes. Il plane une drôle d’atmosphère dans cet album qui débute par un long monologue du personnage principal commentant la société et ses contemporains tel un sage que les drogues auraient rendu extralucide. L’auteur affuble son héros d’une coiffure digne de Ziggy Stardust, d’un cache poussière sorti d’un Sergio Leone et de cernes qui ne le rendent pas franchement sympathique… Surtout, sa passivité chronique en font plus un témoin d’une machination infernale qu’un crack de l’informatique qu’il est censé être. Comme souvent dans les histoires conspirationnistes le scénario malmène ses marionnettes et son lecteur avec. C’est un peu frustrant car si des coups de théâtre surviennent dans cette course effrénée de 130 pages, ils ne reposent jamais sur des décisions du héros. Finalement cela correspond bien à la psychologie du personnage, extérieur à son environnement et à son existence, c’est cohérent avec l’intrigue, mais je trouve qu’il manque une petite étincelle pour véritablement immerger le lecteur. La chute de l’histoire est néanmoins bien menée et terriblement cynique.

    Graphiquement Mastantuono maîtrise sa partition et le style du dessin respire une certaine classe. J’ai eu un peu de mal néanmoins avec le design général de ce futur qui fait un peu daté. C’est une histoire de goût, là encore on sort des styles hyper-technologiques courants dans la BD de SF pour une apparence Old-school vue chez Moebius par exemple (j’ai retrouvé quelques ambiances de la regrettée série L’histoire de Siloé de Servain et Letendre).

    Au final nous avons une bonne histoire de SF paranoïaque assez classique qui permet de découvrir le travail d’un auteur au grand potentiel. Ce n’est pas la BD de la décennie mais un travail honnête pour des lecteurs curieux de découvrir la BD italienne.

    A lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/05/01/klon/