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Toute la bande dessinée

D u haut de ce gratte-ciel, elle perçoit tout : les nuages au-dessus de sa tête, l'asphalte en contre-bas avec les gens, petites fourmis et surtout, l'homme dans l'immeuble en face. Lui, de sa chambre, ne voit qu'elle : une silhouette élancée qui élève des abeilles sur un toit new-yorkais. Madeleine rêvait d'être danseuse en France, puis elle a rencontré Jonathan, son beau soldat américain. Day est un gangster qui cache ses fêlures sous un masque de dureté, entouré de sbires mais finalement très seul. Ce duo dissonant s'observe mutuellement, sur une mélodie en bourdon.

Timothée de Fombelle, écrivain pour la jeunesse, s'initie à la bande dessinée avec cette romance noire à la langueur rémanente. Le scénario habilement construit laisse infuser les informations pour mieux les apprécier. Si les flash-backs jalonnant l'intrigue dévoilent petit à petit le vécu de l'héroïne, le criminel garde longtemps son ombrage pour laisser le suspense jouer son rôle. La poésie du texte s'exprime dans la voix off de Madeleine et apportent la touche originale et sensible de l'ouvrage. Le ton mélancolique de ses pensées, l'humour des inspecteurs et la froideur du gangster se combinent justement tout le long de la lecture et captive sans effort.

Entre les doigts de Christian Cailleaux (Les imposteurs ) mine, fusain et estompe donnent corps à ce récit entre Paris et New-York, tout en délicatesse. Son trait fin et spontané s'étire, s'incline et se courbe pour exprimer la grâce féminine et la maladresse masculine. Découpées de manière classique en gaufriers, les planches alternent les cases qui s'élargissent pour se faire contemplatives, ou se resserrent et se multiplient pour les scènes dynamiques. Une jolie ambiance rétro se dégage à travers la coloration qui sait se faire discrète ou audacieuse au besoin.

Qu'est ce qui distingue la vengeance de la consolation ? Cette histoire douce amère où le mystère, loin d'être poisseux, se déguste à la cuillère, propose une réponse graphique subtile. Une belle réussite.

Par L. Moeneclaey
Moyenne des chroniqueurs
7.3

Informations sur l'album

Gramercy Park

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Note: 4.5/5 (2 votes)

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L'avis des visiteurs

    makidoo Le 05/04/2018 à 19:14:11

    Très belle lecture que ce Gramercy Park.
    Je ne connaissais rien des 2 auteurs avant de lire cette BD, j’ai été agréablement conquis.
    Les graphismes sont superbes, la construction des planches est très réussie, on est dans un classicisme sobre, magnifié par une tres belle mise en couleurs, qui offre une lisibilité parfaite.
    Le scénario et son déroulement est également assez classique, mais il offre néanmoins son lot de révélations, habilement distillées, appuyées par une voix off (celle du personnage principal, Madeleine Whitman) qui n’alourdit jamais le récit.
    Sur un fond très polar des années 50, il sera question de consolation dès le départ, le tout sera de savoir laquelle...
    Bref j’ai trouvé ça très chouette, un bouquin que je relirai avec plaisir.
    Et la couverture est vraiment superbe !


    Quelques invraisemblances cependant, mais cela fait partie du postulat de départ, pour croire à l’histoire il faut en accepter quelques faits un peu improbables :

    ATTENTION SPOILER:

    La filature en taxi, LE taxi jaune new-yorkais, pas discret pour un sou, n’est visiblement pas repéré par George Day et ses sbires.

    La visite de Madeleine Whitman à l’hospice où est internée la femme de Day, il pense que c’est quelqu’un envoyé par l’inspecteur Angelino, pas une seule fois il ne soupçonne la femme qui l’observe en face.

    La fin, Madeleine kidnappe Billie sans soucis alors que l’immeuble de Day est ultra surveillé, et l’emmène avec elle jusqu’à Paris sans problème.