Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Bonneville 1. Quatre zéro sept !

30/03/2018 2713 visiteurs 4.0/10 (2 notes)

B onneville Salt Flats, Utah. Pour tous les amateurs de vitesse et de cambouis, c’est le « spot » ultime. Cette longue étendue de sel parfaitement plate sert en effet de piste d’accélération pour des bolides en quête de records de rapidité. Fillette passionnée par la mécanique, Zeldine Johnson suit évidemment ces exploits, au grand dam de ses parents d’ailleurs. Elle a comme allié l’oncle Joseph, un mécano un peu bourru qui l’embarque immanquablement chaque fois qu’un pilote débarque pour tenter sa chance.

Après Grand Prix, Marvano explore à nouveau la chose automobile dans Quatre Zéro Sept, premier tome (sur deux) de Bonneville. Le récit s’étend de l’après-guerre au milieu des années 60, couvrant ainsi la période de transition entre la fin des véhicules à moteur à explosion et l’apparition de monstres équipés de réacteurs de jet. Outre l’évolution des techniques, le scénariste passe en revue, par l’intermédiaire du journal intime de son héroïne, les changements politiques et culturels qui ont marqué les USA à cette époque. Le programme est riche, ambitieux et passablement embrouillé au final. Obnubilé par les voitures et leurs conceptions, l’auteur a un peu oublié de raconter une réelle histoire. Les personnages, Zeldine tout particulièrement, sonnent creux et les rappels historiques (Gagarine, Kennedy, les prémices du rock, etc.) s’avèrent téléphonés. Résultat, pas assez développé pour former une fiction intéressante et n’assumant pas totalement son aspect documentaire, l’album se referme avec le sentiment de passer à côté de son sujet.

Graphiquement, le travail du dessinateur se montre extrêmement léché. Digne de Michel Vaillant diront les plus narquois. La lumière aveuglante du soleil qui se réverbère sur la blancheur du sol, les effets d’optiques dues à la géométrie des lieux, la taille apparemment infinie de ce recoin du Grand Lac Salé, etc., la mise en page très ouverte utilise à bon escient la configuration de son cadre géographique. Il est vraiment regrettables que d’innombrables blocs de textes explicatifs viennent empiéter sur ces illustrations en cinémascope. À force, les yeux ne savent plus où donner de la tête tant Marvano s’est cru obligé de charger ses planches.

Narration inutilement alambiquée, protagonistes sans relief, Bonneville n’a pas su trouver les bons réglages pour exploiter toute la puissance qui se niche sous son capot.

Par A. Perroud
Moyenne des chroniqueurs
4.0

Informations sur l'album

Bonneville
1. Quatre zéro sept !

  • Currently 2.86/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 2.9/5 (7 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    Erik67 Le 25/09/2020 à 18:18:51

    Bonneville est un récit en deux tomes de l'histoire de ces records de vitesse de bolides en plein désert de l'Utah dans les années 50 et 60. Il faut dire qu'il y a eu un record de vitesse établie en 1947 par un Anglais qui a parcouru une vitesse de 630 Km/heure ce qui est vraiment déjà pas mal. Bonneville a surtout une particularité géologique qui rend le terrain propice à la meilleure piste de course au monde.

    Il y a une narration qui est omniprésente et assez peu de dialogues. On arrive à suivre car c'est passionnant pour peu qu'on s'intéresse un peu à la mécanique. On aura également droit au contexte politique de cette période avec notamment la crise des missiles à Cuba. J'avoue bien aimer la vision de l'auteur de ces deux icônes révolutionnaires à Cuba qui ont été élevées en héros romantiques alors que c'était de parfaits crétins selon Nikita Khrouchtchev qui a évité la destruction nucléaire de la planète avec son homologue le président JF Kennedy.

    Pour ma part, j'ai relevé que plusieurs drames ont ponctué cette course folle à la vitesse. Encore dernièrement, j'ai vu que la femme la plus rapide du monde Jessi Combs a également succombé en tentant de battre son propre record ce qui est bien triste. On essaye de repousser à chaque fois plus loin nos limites ce qui fait progresser l'humanité mais on en paye également le prix.

    J'ai bien aimé également le dessin très clair et réaliste. On s'immerge assez rapidement. Heureusement que le propos m'a paru intéressant. Ce n'est pas réservé à tous les publics car il faut quand même être un peu passionné de mécanique.