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Azimut (Lupano/Andréae) 4. Nuées noires, voile blanc

15/02/2018 2688 visiteurs 7.5/10 (2 notes)

M anie Ganza est à nouveau promise et cette fois-ci à un grand mamamouchi insomniaque. Mais l’Arracheur de temps, tout comme la haine maternelle, entraîne la belle intemporelle dans une fuite sans fin où elle et les siens devront traverser les sables d’un désert en guerre puis braver les morsures glacées d’un pôle Nord aux amours de verre…

Jean-Baptiste Andréae et Wilfrid Lupano savent prendre leur temps et le soin apporté à leur récit vaut bien quelques « crones » ! Toutefois, au-delà d’un graphisme qui concourt à asseoir définitivement la renommée de la série, ce nouvel opus laisse un petit goût d’inachevé. Ne possédant pas la densité, ni la créativité débridée des Anthropotames du Nihil, ce quatrième volet apparaît en léger retrait par rapport à ses prédécesseurs… mais pouvait-il en être autrement ? Cependant, l’appréciation est toute relative car le travail de Jean-Baptiste Andréae est toujours parfait de poésie, de couleurs et de composition : un véritable enchantement.

La remarque serait plus à mettre au débit du scénario. Jusqu’à présent, Wilfrid Lupano avait réussi le tour de force d’aller crescendo, chaque album surpassant le précédant en inventivité, en rêverie, mais les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel et il arrive immanquablement un moment où, malgré les efforts, l’excellence ne peut devenir la règle. Quoi qu’il en soit, le plaisir demeure puisque Nuées noires, voile blanc s’inscrit dans la continuité et sait être cocasse autant que touchant, sans s’épargner quelques considérations en filigrane qu’il serait loisible de caractériser de sérieuses si cela avait un sens dans un univers qui ne semble en avoir aucun !

Les secondes s’écoulent inexorablement et la fin est proche désormais, mais elle reste encore lovée dans les boucles d’une temporalité des plus singulières…

Par S. Salin
Moyenne des chroniqueurs
7.5

Informations sur l'album

Azimut (Lupano/Andréae)
4. Nuées noires, voile blanc

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L'avis des visiteurs

    Random- Le 23/07/2018 à 13:22:27

    La série se poursuit avec cet avant-dernier tome, dans lequel on retrouve un peu plus d'action. Le dénouement approche et, avec certaines réponses qui nous sont apportées, on devine les contours d'une fin possible... En tout cas, on retrouve avec plaisir nos héros même si on peut regretter que quelques uns soient complètement mis de côté dans cet album, ainsi qu'un dessin moins léché sur certaines planches.

    minot Le 21/05/2018 à 09:51:52

    On continue dans la féérie et le merveilleux. L'histoire est toujours aussi intrigante et le dessin reste sublime. L'album se lit peut-être un poil trop vite mais bon ... pinaillage. Cette série est top. Très bel album, encore une fois.

    Wouaf Le 06/04/2018 à 20:23:09

    L'histoire reste cohérente et tellement originale, je me laisse porter en espérant que cela le reste jusqu'à la fin. C'est tellement dur de bien conclure une série, même si je suis pas pressé qu'elle finisse...

    Shaddam4 Le 29/03/2018 à 12:26:38

    Comme sur tous les albums de la série, l'intérieur de couverture comporte un extrait du dictionnaire des oiseaux du monde d'Azimut. L'illustration de ce quatrième tome est moins chatoyante que précédemment... mais je chipote. La maquette est toujours aussi élégante et prépare agréablement la lecture. En revanche le titre du volume est en tout petit sur la couverture et n'apparaît pas sur la tranche, ce qui est dommage. Beau travail éditorial néanmoins.

    Azimut est depuis quelques années ma série préférée avec Servitude. A l'époque je connaissais le scénariste Lupano par sa première série Alim le tanneur mais je n'avais pas fait attention à sa présence (pourtant essentielle!) sur la série. Non, l'argument de vente a été l'univers fantastique absolument incroyable d'un adorable illustrateur à la modestie infinie: Jean-Baptiste Andreae. Pour les plus anciens, son premier ouvrage "Mangecoeur" avait fait parler de lui pour l'univers à la fois coloré et inquiétant qu'il proposait, un monde empli d'objets mécaniques improbables, de poupées aux dents pointues ou de visages déformés. Son monde peut s'approcher de celui d'un Tim Burton par un esprit doux-amer, mais en bien moins sombre cependant.

    Azimut réussit le pari incroyable de mettre cet illustrateur de grand talent (et adepte des femmes charnues) au cœur même de son imaginaire graphique! Comme un enfant dans un bac à sable absolu, il peut laisser libre court à ses visions, au sein d'un scénario qui semble totalement fait pour lui, épousant, utilisant, tout en guidant son style. J'appelle cela l'alchimie parfaite entre le dessin et l'écrit. Avec un humour désormais connu de Wilfried Lupano, que demander d'autre que d'avoir l'une des plus importantes séries BD des vingt dernières années? (oui-oui, j'assume!).

    L'histoire basée sur le temps (avec ses corollaires du paradoxe temporel, du retour en arrière et autres sauts tous azimuts...) est complexe, révélée progressivement. Pourtant chaque album reste rapidement et agréablement lu même si l'on ne se replonge pas au préalable dans l'intégralité de la série. Une série à plusieurs niveaux en somme: le premier empruntant aux créations passées d'Andreae (comme le mésestimé Terre mécanique) construite comme une poursuite perpétuelle entre un groupe de freaks mignons et des poursuivants très méchants, le second très sophistiqués articulé sur plusieurs époques entre lesquelles les personnages naviguent en laissant le lecteur soupçonner qu'untel est le passé ou le futur d'un autre ou que cette séquence se déroule dans l'esprit de celui-la... Très casse-gueule comme scénario mais jusqu'ici admirablement construit et pas un instant l'on peut soupçonner le scénariste de partir sans plan préconçu. Après tout Bajram sur Universal War 1 avait bien un plan entièrement ficelé qui lui a permis de boucler magistralement son histoire de paradoxes spatio-temporels.

    Ce qui permet de fluidifier cela c'est donc le monde peint par l'illustrateur. Un monde aux oiseaux mécaniques, aux titans enchaînés dans un zoo côtoyants des poupées de chiffon animées et des tortues-cyborgs! Un enchevêtrement de tout de qui peut être amusant, joli, exotique... et le tout reste cohérent entre les mains de ces deux grands artistes que sont Andreae et Lupano, et surtout follement drôle. Fidèle à lui-même, le scénariste en profite même pour glisser quelques idées très politiques comme cette image muette après le passage des nuées noires, où les hommes ont été ensevelis et qu'il ne reste dans le royaume de Baba Musiir que des femmes hébétées.

    Bon, je vais m'arrêter là pour ne pas vous saturer de louanges. Les fana de Lupano sauront de quoi je parle, pour les autres, laissez vous porter par la poésie de ces mondes où chaque image regorge de détails, où chaque nom évoque un tas d'idées et de références. Azimut est une grande BD, une très grande BD.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/03/28/nuees-noires-voile-blanc

    kingtoof Le 15/02/2018 à 13:58:43

    Un poil déçu...
    L'histoire suit son cours, toujours de manière décalée,
    Les dessins sont réussis comme sur les précédents tomes,
    Mais... le scénario avance doucement à mon goût pour ce 4ème tome...
    Il faudra attendre 2 ans pour connaître la suite...