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Servitude 5. Livre V - Shalin (Première partie)

17/11/2017 6100 visiteurs 7.8/10 (4 notes)

S halin, perdue dans le désert, n’était pas sensée attirer autant de monde. Le refuge des renégats Drekkars et des anciens esclaves (cf. Livre II - Drekkars) vient d’accueillir l’ancien roi Akanor et les survivants de la bataille d’Al Astan (cf. Livre III - L'Adieu aux rois). Dans leurs pas, les troupes du roi Othar de Vériel veulent achever le travail. Celles-ci sont rejointes par l’armée Drekkar venue châtier les traîtres. La cité se prépare à un siège désespéré. L’ex monarque des Fils de la terre envoie des hommes vers Xenthès, son fief, pour y chercher des renforts avec peu d’espoir que les secours puissent être mobilisés à temps. De son côté, Sékal d’Aegor part à la rencontre des Riddraks, seule nation à avoir refusée le joug des Puissances. Celui qui tire les ficelles dans l’ombre depuis le départ se réjouit : la fin est proche, il va pouvoir retrouver son bien.

Depuis maintenant quatre tomes, Fabrice David et Eric Bourgier développent une fantasy d’une qualité rare. De trop nombreux auteurs se contentent de reprendre un canevas vu et revu, s’intéressant essentiellement à l’aspect martial. Ce n’est pas le cas avec Servitude. Déjà, les humains n’ont pas de pouvoirs surnaturels. Ensuite, les deux partenaires ont clairement décidé de ne pas tomber dans la facilité en cédant à l’attrait de l’action à tout prix. Depuis le commencement, ils osent le pari de prendre leur temps, de s’attacher aux détails. Au fur et à mesure que l’histoire avance, ils construisent un univers riche, le rendant ainsi crédible, ne négligeant aucun des éléments constitutifs des grandes sagas. Intrigues, surprises, antagonismes, soif du pouvoir, romances, amitiés, batailles se succèdent avec justesse. Enfin, s’il est bien question de la survie ou de la disparition de l’humanité, le déroulement de l’intrigue repose sur des personnages solidement définis.

Toutes ces composantes se retrouvent dans cet avant-dernier épisode. Le scénario ne déroge pas à ce qui a fait la force de cette série jusque-là. Il s’agit maintenant de rassembler les fils épars. Comme aux échecs, les coups précédents les plus anodins commencent à prendre sens. La trame finale se dévoile pas-à-pas. Une fois encore, ces grandes manœuvres ne se font pas au détriment des individus. Les figures marquantes déjà rencontrées sont présentes et vivent au sein de ce grand dessin. Bravoure, bravade, rancœur, noblesse, lâcheté et trahison animent tous les participants dans une cohérence propre à magnifier cette épopée. L’intérêt ne faiblit jamais, entretenu habilement par ces scènes a priori anodines sur l’instant mais sans doute lourdes de sens à l’avenir. Le graphisme aux tons sépia est toujours aussi classieux. Modèles d’esthétisme, de précision et d’efficacité, avec une mise en scène rigoureuse alliant sobriété et spectacle, les planches d’Éric Bourgier sont d’une grande lisibilité et permettent de se transporter dans cette contrée imaginaire.

Alors oui, cet album est frustrant car ne livrant aucune réponse. Toutefois, il est tellement bien construit et cohérent avec ce qui a précédé, qu’il en est admirable.

La chronique du Livre IV
La chronique du Livre II
La chronique du Livre I

Par O. Vrignon
Moyenne des chroniqueurs
7.8

Informations sur l'album

Servitude
5. Livre V - Shalin (Première partie)

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Note: 4.6/5 (11 votes)

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L'avis des visiteurs

    kergan666 Le 06/12/2017 à 20:51:13

    encore un album fabuleux, magnifique, splendide,...
    je n'ai pas assez de mots pour qualifier le qualifier.
    chaque dessin est superbe avec des détails à foisons.
    les visages sont vraiment expressifs et bien dessinés.
    sans parler des paysages et des différents décors.
    le choix du sépia comme seule et unique couleur est parfaitement adapté.
    je pense qu'une mise en couleur aurait dénaturée les dessins.
    quant au scénario il est à l'avenant.
    bref, je n'ai pas trouvé de défauts.
    à part l'attente entre chaque album évidement.
    mais comme dis le proverbe, plus c'est long, plus c'est bon.

    kingtoof Le 30/11/2017 à 07:30:19

    Subtile, complexe avec des dessins magnifiques.
    Le Monde de Servitude est très original et extrêmement complet.
    J'ai relu l'ensemble de la série avant de m'attaquer à ce tome 5.
    Je n'en veux pas du tout aux auteurs (bien au contraire), de ne pas avoir rempli le cahier des charges originel (une histoire en 5 tomes) et de nous proposer une 6ème et ultime tome pour le final de cette série majestueuse.

    Shaddam4 Le 28/11/2017 à 16:00:09

    La maquette est toujours aussi élégante, avec pour la première fois de la série un personnage de dos. Également comme d’habitude un extrait de texte ancien introduisant le peuple Riddrak cette fois-ci. Pas de glossaire (peut-être dans le t6?). Comme expliqué sur le précédent article concernant Servitude, le tirage de tête à venir est vivement conseillé pour profiter pleinement de la finesse des extraordinaires dessins…

    Après le siège d’Al Astan qui a vu la fuite des Fils de la terre, après l’exil des Drekkars accompagnant l’Hégémon Sekal d’Aegor et les esclaves Riddrak libérés, toutes ces factions semblent se diriger vers Shalin, la cité sortie des sables du désert. Là, alors que le navire Iccrin transportant F’lar et Kiriel atterrit en catastrophe, une rude négociation commence entre les différents peuples. Le félon Othar de Vériel commence le siège de Shalin et Sékal commence un intriguant voyage solitaire aux confins du désert…

    Le cinquième tome de Servitude est là, tragiquement car ce devrait être le dernier (zut) et que c’est finalement l’avant-dernier (youpi): les auteurs expliquent en petite post-face qu’ils ont été contraints de scinder le dernier album en deux parties pour éviter de repousser la sortie d’un volume de 100 pages. Personnellement cela ne m’aurait pas gêné mais l’on peut imaginer que l’éditeur a souhaité une telle solution. Pas grave, on replonge dans le royaume des Fils de la terre et l’on ne va pas s’en plaindre. A la fermeture de l’album la frustration est immense. D’abord par-ce que cet album coupé en deux ne se clôt pas vraiment (logique). Mais surtout par-ce que le rythme reste celui adopté depuis le début: lent mais fourmillant de détails, mystérieux, soulevant autant de question qu’il en pose. Comment vont faire les auteurs pour boucler avec brio un tel monument? Personnellement je leur fais confiance étant donné le sans faute total de cette série.

    Cet album est un peu différent des autres puisqu’il s’agit principalement de discussions entre seigneurs et chefs de guerre (Vériel et les Drekkars, les mercenaires qui l’accompagnent, le chef Riddrak et le roi Arkanor,… Peu de découverte ethnologiques cette fois hormis les magnifiques passages muets montrant des éléments de la vie pratique des gens de ce monde (cuisson des briques, marchands dans leur échoppe, gestion de l’eau). Car l’une des spécificités de cette série c’est l’intérêt tout particulier porté au détail et à la cohérence de chaque société. C’est en cela que je la comparais à l’œuvre de Bourgeon. Alors oui il y a des batailles toujours excellemment bien menées, il y a des paysages contemplatifs, un peu moins de décors (on est dans le désert) mais des trognes toujours incroyables (et très balafrées!). Tout est frustrant dans Servitude, avec des auteurs maîtres de l’ellipse, qui permet sans doute de tenir cette intrigue et cette ambiance si particulière. Le combat s’interrompt au premier coup d’épée, des personnages charismatiques disparaissent brutalement (là encore un peu de Game of Throne), des scènes muettes intrigantes restent sans explication, des personnages majeurs n’intervenant que sur une page… On voudrait le même espace que celui dont a joui Bablet sur Shangri-la, des volumes de 80 pages… mais le travail incroyable déjà accompli aurait sans-doute signifié des attentes de 5 ans par album.

    Dans Shalin l’on comprend un peu mieux les intérêts des différentes factions et notamment les évènements du tome 3 (qu’éclairent pas mal les bonus intégrés au second tirage de tête rassemblant les tomes 3 et 4). Mais Servitude est un tout formidablement ficelé et plus qu’aucune autre série il est conseillé de lire l’ensemble des tomes depuis le premier. Une telle maîtrise scénaristique sur plus de deux-cent pages au total est vraiment un tour de force. Pas un plan, pas une phrase, pas un arrière-plan n’est inutile, tout se tient, tout se relie. Vous pouvez avoir une phrase ou une scène graphique illustrant ou expliquant une séquence du tome 1 ou 3 par exemple. Quel plaisir pour le lecteur que de voir une telle harmonie! Ce tome illustre également la complexité des personnages, sans aucun manichéisme. Toute décision s’explique, toute trahison est logique selon la morale du personnage. Hormis Othar de Vériel il n’y a pas réellement de méchant dans Servitude. Car l’objet de la série est bien la servitude volontaire de ces différents peuples auprès du Créateur dont l’intervention pointe enfin dans les toutes dernières cases…

    Servitude, je ne le dirais jamais assez, est une lecture totalement indispensable à tout amateur de BD, quel que soit son genre de prédilection. Une lecture relativement exigeants, qui demande de s’immerger dans un monde total (je renvoie à mon précédent billet sur ce point). Je ne mets pas 6 Calvin par-ce que j’ai pas le droit mais bon…

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2017/11/22/servitude-shalin/

    Yovo Le 27/11/2017 à 22:43:08

    Des années d’attente enfin récompensées !
    Pourtant, surprise, "Shalin" n’est pas le dernier tome comme c’était annoncé – ce n’en est du moins que la 1° partie – et il faudra encore patienter (longtemps ?..) pour vivre l’ultime épisode de cette série hors norme.

    Cet opus met conjointement en scène et pour la première fois Drekkars, Fils de la terre, Iccrins et Riddracks dans la déroute qui les mène en plein désert. Les multiples arcs narratifs amorcés depuis le début commencent donc à converger, le dénouement se précise et les indices laissés ici ou là au fil des albums prennent tout leur sens, preuve s’il en fallait que le scenario était méticuleusement construit et intelligemment maitrisé.

    Quant au fabuleux dessin que Bourgier réalise sur l’ensemble de la série, il s’affine encore et élève "Servitude" à un degré proche du chef d’œuvre.

    Laerte Le 26/11/2017 à 07:14:32

    Une série qui relève de l’orfévrerie tant les planches sont graphiquement ciselées et le scénario intelligemment déployé.
    Ce qui se fait se mieux en bandes-dessinées aujourd’hui, pour autant que l’on valorise la création d’un univers et le temps pour l’nstaller.

    synold Le 17/11/2017 à 14:21:01

    Toujours aussi abouti graphiquement mais un scénario qui peine à progresser. Un bon album malgré tout, dans la lignée des précédents.