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La horde du Contrevent 1. Le Cosmos est mon campement

19/10/2017 13608 visiteurs 7.7/10 (6 notes)

C ela fait vingt-sept ans qu’ils sont partis de l’extrême-aval pour rejoindre l’extrême-amont. Leur but ? Remonter à la source du vent qui balaie en permanence la surface, faisant de l’existence une résistance permanente. Ils sont tous différents, mais si intimement liés. Ils s’affrontent, s’opposent, mais s’unissent et se retrouvent pour toujours avancer. Fort et fragile à la fois, ils forment la trente-quatrième Horde.

La sortie de La Horde du Contrevent est un petit événement, au moins pour ceux qui connaissent l’ouvrage complexe d’Alain Damasio, et certainement pour Éric Henninot qui s’est lancé dans cette adaptation dès 2011. Avec le consentement du romancier, il a fallu - comme il le déclare lui-même - qu’il réinvente la dramaturgie afin d’éviter de tomber dans l’abstrait ou le conceptuel. Si l’œuvre originelle parle de la Horde en polyphonie, il a choisi de faire de Sov, le scribe, son personnage central.

Il n’est pas question ici de comparaison avec le roman, mais bien de savoir si l’aventure proposée donne envie d’y participer. La réponse est positive et c’est même un grand OUI ! Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. D'abord, l’intrigue semble ténue : la recherche du lieu de naissance du vent dont personne ne sait s’il est atteignable ni seulement s’il existe. Ensuite, bien que tout se déroule en extérieur, il y a ce sentiment d'assister à un huis clos. l’attention est en effet constamment portée sur la Horde qui constitue à la fois un lieu que l’on ne quitte jamais et une entité vivante, qui vit et se nourrit des multiples interactions entre ses membres. Le défi consiste donc à donner corps à cette communauté, à faire ressentir toute la folie de leur quête et la force des liens qu’ils ont créés pendant des années d’épreuves constantes. Bien entendu, il faut également rendre presque palpable ce vent, multiforme et permanent, contre lequel ils luttent jour après jour, et qui d’oppressant peut très rapidement devenir destructeur et mortel.

Les planches d’Éric Henninot atteignent ces objectifs. Elles sont magnifiques tant leur composition, du découpage aux cadrages, en passant la gestion des bulles et les onomatopées – importantes sur une terre balayée par un souffle constant –, permet aux émotions et aux atmosphères de s’exprimer. Aux couleurs, la contribution de Gaëtan Georges pour dépeindre les grandes étendues désertiques balayées de poussière, les tempêtes et les paysages nocturnes est remarquable de justesse. La tension et la fébrilité s’installent promptement pour ne plus quitter le lecteur, l’embarquant sans coup férir dans la quête de ce groupe, sans bien savoir, pour le moment, s’ils sont d’authentiques héros ou des illuminés courant après une chimère.

Ce premier tome signé par un auteur inspiré, passionné et ayant manifestement fourni un travail acharné est une franche réussite.

Par O. Vrignon
Moyenne des chroniqueurs
7.7

Informations sur l'album

La horde du Contrevent
1. Le Cosmos est mon campement

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L'avis des visiteurs

    Tiburce2 Le 16/08/2018 à 14:41:08

    Une magnifique réussite, sur tous les plans. J'avais vraiment aimé le roman, et ai donc abordé cette adaptation avec prudence, voire méfiance. Et franchement, c'est impeccable, notamment car Henninot a su prendre ce qu'il fallait de distance et de liberté par rapport à l'original, tout en en respectant l'univers, le ton, l'intrigue.
    Le résultat est enthousiasmant : ca se dévore de bout en bout, avec un graphisme classique et efficace, des trouvailles visuelles à toutes les pages, et un découpage impeccable.
    Petite précision : nul besoin d'avoir lu l'oeuvre originale pour voyager avec cette Horde !
    Une magnifique réussite.
    5/5

    thieuthieu79 Le 05/06/2018 à 23:01:49

    Je n'ai pas lu l'œuvre original. Je ne suis donc pas influencé dans ma notation et dans mon ressenti. Et je dois dire que je suis complètement séduit par cet album. Tout est parfaitement maitrisé.
    Le scénario est solide, bien construit, prenant, innovant. Tous les protagonistes sont bien identifiables avec chacun un caractère bien particulier (ce qui n'était pas évident vu leur nombre). La trame principale nous fait voyager au gré des vents, des rencontres et des événements qui l'animent et la font vivre. Nous sommes véritablement happés, non pas par le vent, mais par l’histoire qui nous emmène aux côtés de cette horde comme si l’on en faisait tout simplement parti…
    Le dessin est lui aussi réussi. Il n'y a rien de plus compliqué de retranscrire le vent car c'est un élément que ne l’on voit pas. Mais l'auteur, par des jeux de couleurs, des formes, des traits, des points de vu.. y est arrivé. L'atmosphère lourde et pesante se ressent dès les premières pages. L'identité visuelle des personnages est très forte et particulièrement bien détaillée. On définit facilement et distinctement tous les protagonistes.
    Le travail qu'à fourni Henninot est colossale mais porte ses fruits. La série prévue en 5 albums promet d'ores et déjà de devenir une référence.

    Blueberry13 Le 26/04/2018 à 10:45:36

    Tout d'abord je tiens à préciser que je n'ai pas lu l'oeuvre original.
    La préface de l'auteur est un bel hommage au travail d'Eric Henninot, qui s'est investit sans compter.

    Adapter cette oeuvre a été pour lui un chemin de croix, il a dû avancer contre vents et marées, et cela se ressent, il y a mis ses tripes !!! Chapeau !!!

    La meilleure des adaptations est la plus belle des trahisons, voilà l'idée d'Alain Damasio dans cette préface.
    Il a absolument raison et il a su trouvé les mots !

    Une superbe galerie de personnage, Henninot a su donner une identité visuelle a chacun, quel travail, une réussite, les dialogues sont très bien écrit, un souffle philosophique flotte dans ses lignes (sans être indigeste), quel ambiance !!!

    On suit cette Horde dans les tumultes de leur mission, l'auteur a su faire passer les émotions (oui j'ai une une petite larme à l'oeil), on sent le vent, la poussière et la mort dans chaque case, mais l'espoir aussi, on lutte avec eux pour avancer coute que coute.

    J'avais peur d'être déçu et finalement c'est l'une des plus belles surprises que j'ai pu lire.

    Henninot clôt se tome de belle manière, on attend la suite mais l'on ne reste pas sur sa faim. Pour ça merci. Même si on en redemande. Prenez votre temps messieurs car l'attente que vous avez suscité est énorme !

    4,7/5 pour ce 30ème avis que j'ai plaisir de vous partager.

    Random- Le 11/04/2018 à 16:32:54

    N'ayant pas lu le roman, j'ai découvert La Horde du Contrevent avec cet album. Et je dois dire que celui-ci est une vraie réussite: malgré la richesse et la complexité de l'univers, l'auteur nous donne progressivement les clés pour comprendre l'objectif et les règles de fonctionnement de la horde. Au final, on se passionne pour ces aventuriers d'un autre temps... et on brûle de découvrir la suite.

    pysa Le 03/03/2018 à 20:36:33

    Ils sont dix-neuf et forment la 34e horde du contrevent. Leur but, marcher contre le vent et atteindre l'Extrême-Amont, l'hypothétique bout du tunnel, de ce monde absurde. Eric Henninot adapte à merveille le chef-d’œuvre d'Alain Damasio. Les adaptations sont cohérentes et les dessins magnifiques.

    jmarcv Le 11/02/2018 à 16:53:32

    n'ayant pas lu le roman, j'ai eu beaucoup de mal à mettre dans l'ambiance. Cette histoire pour le moins original arrive à nous accrocher jusqu'à la dernière page.
    je trouve malgré tout que l'histoire est un peu compliqué à suivre, sauf peut être pour ceux qui ont lu le livre.
    je ne suis pas très fan du coup de crayon pour les personnages.
    mais je recommande la lecture de cette BD pour l'originalité de l'histoire.

    Shaddam4 Le 05/02/2018 à 10:31:16

    L'édition simple (à grosse pagination!) comprend une préface joliment écrite de l'auteur du roman, Alain Damasio, ainsi qu'un cahier graphique en fin d'album. Pas d'information sur l'auteur (biblio etc), c'est toujours dommage. Il existe une édition N&B... plus chère comme de coutume, pratique que je ne comprend pas hormis pour faire payer les fans. Franchement, même si le dessin d'Henninot est très bon, je pense que la version couleur reste meilleure. La couverture est un peu terne à mon goût et aurait mérité quelque chose de plus énigmatique, de plus poétique.

    Sur une terre balayée par des vents continus et puissants, depuis huit siècles la cité d'Aberlaas forme la Horde, équipe de spécialistes de différents arts destinés depuis l'enfance à remonter la "bande de contre" à destination de l'extrême-amont, la source des vents. Huit siècles que le but n'a pas été atteint. Mais cette trente-quatrième Horde est certaine d'être la dernière.

    Quelle surprise cet automne lorsque j'ai appris la publication d'une adaptation BD de ce chef d'oeuvre qu'est la Horde du contrevent! J'avais découvert le bouquin lors du projet de film d'animation il y a quelques années (projet avorté après échec du financement  participatif). J'adore la SF et plutôt en one-shot. De bons souvenirs de romans SF avec Bordage et surtout un pitch très alléchant. L'ouvrage a été dévoré et j'ai été comme beaucoup fasciné par l'inventivité, les dialogues percutants, la dramaturgie aux petits oignons et la maîtrise de la langue de l'auteur avec notamment ce duel de palindromes qui restera dans les mémoires... Bref, l'adaptation d'un livre adoré est toujours dangereuse pour un lecteur. J'étais très sceptique, n'ayant en outre pas une très bonne image des BD de Henninot. Comme je suis curieux et que j'adore néanmoins voir ce que d'autres font d'une oeuvre, j'ai lu la Horde version BD.

    Et bien c'est absolument excellent! D'abord les dessins, pas extraordinaires, pas d'une originalité folle, mais dotés d'une personnalité, d'une finesse dans les traits des visages notamment, qui le mettent dans la moyenne supérieure de ce qui se fait. Le design ensuite, risqué dans le cadre d'une adaptation, est réussi, même si je chipoterais en disant que sur un monde de vents la logique voudrait que les tenues ne soient pas amples... mais c'est moins graphique. Mais la très grande force du dessinateur repose sur le travail... des vents! Si les paysages montrés sont a peu près ceux que l'on imagine, comment dessiner les vents? La grande inventivité de Henninot a été d'associer des courbes omniprésentes à des effets de souffles (comme dans les manga ou les traînées d'avions à réaction) et d’onomatopées. De l'ensemble ressort un sentiment de bruit omniprésent, de mouvement, celui que l'on ressent en pleine bourrasque. Les images sont saturées visuellement, ce qui donne une impression de plein. L'atmosphère si importante est pleinement rendue et c'est un tour de force. Parmi les petits regrets je trouve dommage de ne pas avoir plus représenté l'effort permanent, l'horizontalité des hordiers, ainsi que la séquence du Furvent. Henninot a choisi la même voie que le livre: ce n'est pas représentable, donc ellipse. C'est son choix, respectable, mais cela aurait été tellement beau...

    Je tiens à préciser la remarque de Damasio dans la préface: une adaptation est personnelle et il est illusoire de chercher à retrouver un livre dans une BD ou un film. L'adaptation est autre chose. Ce que l'on doit rechercher c'est un plaisir, un cœur. Et ce cœur y est! Eric Henninot a réalisé l'ouvrage seul et son scénario est très bon. Le découpage et surtout les dialogues, centraux dans l'oeuvre, dans l'articulation entre les personnages, sont vraiment réussis. Les personnalités sont là, les échanges vifs, percutants, permettent de cerner la psychologie de chacun dans cette situation extrême, aberrante. La BD commence en prologue, à la fin de la formation des hordiers à Aberlaas, soit avant le roman. C'est bien car cela permet de mieux situer le contexte. De même la présentation en plan du monde des vents, du trajet et des lieux à parcourir facilite l'immersion dans cet univers. En revanche, (dans le tome 1 tout au moins) la particularité du texte original d'utiliser la ponctuation pour décrire les vents et les symboles représentant les personnages ont disparu au format BD. Ça ne touchera que les fans mais je trouve que cela aurait pu être utilisé facilement. De même (je chipote) dans cet univers horizontal et avec un matériau si exceptionnel, pourquoi ne pas avoir opté pour des planches horizontales? Ce n'est pas le format classique de la BD mais d'autres expériences plus extrêmes ont déjà vu le jour en BD, à commencer par les destructions et retournements chers à Olivier Ledroit.  Tout ça pour dire qu'un brin de folie aurait pu réhausser encore cette excellente BD.

    Je tiens à finir en m'adressant à ceux, majoritaires qui n'ont pas lu le roman. D'abord pour dire que la BD ne le nécessite pas, elle est excellente toute seule, comme tome unique et comme démarrage de série (que j'imagine en 5 ou 6 parties au regard de la progression du tome 1 et de l'intrigue globale). Fans de SF ou novices (voir réticents), lisez la car il s'agit d'abord d'une aventure humaine, de relations au sein d'un groupe, de membres ayant chacun son univers, sa philosophie, sa morale (tiens du coup ça me rappelle une autre "expédition", celle de l'Endurance, chroniquée ici). Le but est illusoire, impossible, alors pourquoi passent-ils leur vie entière à remonter cette terre? Chacun pour des raisons qui lui sont propres, à la fois unité et partie d'un organe appelé la Horde. Il n'y a pas a proprement parler de fantastique dans la Horde et la seule part SF est celle de se situer sur un autre monde.

    Laissez-vous porter par l'image, le son, par les mots. Un auteur totalement impliqué dans son projet ne laisse généralement personne de marbre. Surtout que le tome 2 devrait présenter ma séquence préférée du livre: le navire fréole.

    A lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/01/31/la-horde-du-contrevent

    kurdy1207 Le 28/12/2017 à 13:36:23

    Chapeau bas, Monsieur Henninot, pour cette transposition en BD du merveilleux roman d’Alain Damasio.

    J’ai d’abord voulu m’attaquer au roman avant de me lancer dans la BD et avoue avoir lutté contre le « furoman » avec ma horde de neurones. Et le combat a été rude ! Quelle complexité dans cette écriture où l’on doit s’adapter sous peine de succomber et de tout envoyer valdinguer.

    Le premier quart du roman met à rude épreuve vos nerfs tant il faut se forcer à ne pas abandonner. J’ai failli demander grâce devant tous ces mots inventés ! Un mélange de plusieurs mots en donnant un seul ! Il faut que le cerveau s’adapte mais une fois ce tour de force réussi cela devient magique (merci quand même à Éric Henninot de ne pas avoir sombré dans cette folie qui aurait coulé d’entrée la BD).

    Alors évidemment je n’ai pas retrouvé exactement ce que j’ai lu mais qui pourrait raconter cette histoire sans s’emmêler. Il s’agit ici de la transposition d’Éric Henninot, de sa compréhension du roman, de sa vision des évènements.

    Les personnages ne sont pas tous comme je les avais imaginés mais c’est une réussite totale. Golgoth est fantastique et j’attends avec impatience la joute oratoire de palindromes avec Caracole qui est certainement le personnage le plus attachant du roman. Comment l’auteur va-t-il représenter la tour d’Aer et le passage absolument sublime où la horde traverse en plusieurs mois un océan parsemé d’îles et d’embûches ? Plusieurs autres passages sont attendus avec délectation.

    Combien de volumes pour transformer l’écrit en images ? J’espère qu’il y en aura encore au moins quatre ou cinq pour ne pas être déçu. Pour le moment ce n’est que du bonheur. Mille fois bravo !

    biggyjay Le 26/12/2017 à 15:33:03

    Une lecture plutôt marquante car très originale, bien écrite et bien illustrée.
    Nous sommes ici dans un monde où, sans cesse, soufflent le vent et qui a peu de points communs avec le nôtre. On retrouve dans ce monde trois tribus principales (ou trois castes) et nous suivons les membres d’une horde qui remonte le territoire à contrevent pour en trouver la source et pour éclaircir les mystères de ce monde. Depuis la cérémonie de départ jusqu’au moment où se déroule l’action du livre, le rythme est effréné. L’urgence et la hâte sont très bien retranscrites, tout comme le vent et ses effets. Le lecteur perçoit ainsi toute l’importance de la cohérence du groupe. Les personnages sont plus forts et plus marquants les uns que les autres car cette aventure ne laisse pas de place aux faibles caractères ou aux éclopés. Il faut avancer ! Golgoth vous le dira...
    Pour illustrer ce très bon scénario, l’auteur fait appel à lui-même. Les personnages sont bien illustrés, leurs visages marqués par les vents. Les costumes et les décors sont tout aussi bien traités. On décèle un gros travail de recherche dans l'adaptation du livre. La gamme de couleur est bien choisie.
    Ce 1er album montre l’énorme travail d’Eric Henninot et forme la base d’une série en 5 où 6 épisodes. À n’en point douter, cette adaptation BD, si elle garde ce niveau de qualité, va devenir un must dans les années à venir.
    À titre personnel, je trouve qu’il manque un petit quelque chose à cette histoire. En effet, l’ambiance est assez froide. Tant celle qui lie les personnages que l’atmosphère générale. C’est mon seul regret.

    Rody Sansei Le 10/12/2017 à 11:22:08

    Un chouette dessin, une histoire à la fois très (trop) dense et où il ne se passe finalement pas grand chose (trop d'éléments restant mystérieux). Je l'ai lu, je l'ai dans l'ensemble apprécié, mais pas au point de l'acheter. En revanche, ce premier tome m'a donné envie de lire le roman originel.

    herve26 Le 19/11/2017 à 15:26:51

    Avant tout, je dois préciser que je n'ai jamais lu le roman éponyme d'Alain Damasio mais à la lecture de ce premier opus, je me suis empressé de l'acquérir. C'est dire si cette bande dessinée a vraiment été une révélation pour moi.
    Le dessin d'Eric Henninot avait déjà attiré mon attention avec son précédent album "Fils du Soleil", mais là, je trouve le travail du dessinateur encore un cran au dessus.(D'ailleurs, j'ai l'impression de retrouver dans les visages, le style de Matthieu Lauffray dans "Prophet", sur lequel Eric Henninot avait collaboré-tome 4-)
    Pour s'en convaincre, il faut se lancer dans la lecture de la version noir & blanc de cet album, qui rend parfaitement hommage au style d'Eric Henninot. Même dépourvue de couleur, on sent les rafales de vent sur les pages et l'auteur donne vie à ce qui pouvait rester opaque pour le lecteur du roman comme "le port" ou encore "les chrones"
    Étrangement, alors que tout se déroule dans de grands espaces, on a l'impression d'assister à un huis clos, à une confrontation entre les personnages formant la horde sur près de 80 pages.

    En tout cas, je m'étais juré d'arrêter l'achat de nouvelles séries, en privilégiant les one-shot, promesse en l'air avec cet achat du tome 1, que je recommande vivement.

    ALICECOOPER Le 31/10/2017 à 22:59:47

    Les 3 pages d'Alain Damasio m'ont éblouies. Je ne connaissais pas ce roman. Cette BD ne m'a pas convaincu mais la qualité que j'y ai ressentie, a mis dans mon cœur une graine, qui j'espère fera qu'un jour pas trop lointain, je lise le roman. temps, mesdames et messieurs, le temps...

    J'attends déjà avec impatience la suite. J'espère qu'elle aura un peu plus de pep.

    Le premier plat est magnifique tout simplement. Le thème doit forcément êtres très difficile à transposer en images. Toutefois le travail y est, les textes sont intelligents, ça bouge bien, ce n'est pas monotone et j'ai eu un beau ressenti du travail créatif des auteurs. Je leur dis bravo, j'ai passé un agréable moment.

    Yovo Le 24/10/2017 à 14:00:16

    Je le confesse, je ne connaissais pas le roman…Ce qui a fait de "La horde du contrevent" une découverte totale pour moi et non des moindres ! Je n’avais encore jamais mis 5 étoiles à un premier tome de série ; c’est fait, car cet album m’a subjugué.

    Le travail d’Éric Henninot est formidable à tous points de vue. Un chef d’œuvre d’âpreté, d’abnégation, d’absurde et de courage : Sur des terres ravagées, une poignée d’hommes aux tempéraments divergents survivent, confinés au sein de la "horde" qu’ils constituent, agrégat de corps formant une entité propre - presque un exosquelette - vouée à la désolation. Qu’un seul s'en écarte et la horde se disloque, pulvérisée par le souffle de vents démentiels. Cette si fragile carapace humaine, conçue pour laisser le moins de prise possible aux vents comme au temps, qu’elle traverse années après années, s’enfonce chaque jour un peu plus vers un hypothétique Ailleurs, au prix d’efforts surhumains. Elle n’a d’autre but que d’être, avancer et mourir.

    Malgré les décors et l’action uniques, le rythme est haletant, la poésie puissante et le dessin est absolument remarquable. Immanquable !