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La horde du Contrevent 1. Le Cosmos est mon campement

19/10/2017 7644 visiteurs 7.8/10 (5 notes)

C ela fait vingt-sept ans qu’ils sont partis de l’extrême-aval pour rejoindre l’extrême-amont. Leur but ? Remonter à la source du vent qui balaie en permanence la surface, faisant de l’existence une résistance permanente. Ils sont tous différents, mais si intimement liés. Ils s’affrontent, s’opposent, mais s’unissent et se retrouvent pour toujours avancer. Fort et fragile à la fois, ils forment la trente-quatrième Horde.

La sortie de La Horde du Contrevent est un petit événement, au moins pour ceux qui connaissent l’ouvrage complexe d’Alain Damasio, et certainement pour Éric Henninot qui s’est lancé dans cette adaptation dès 2011. Avec le consentement du romancier, il a fallu - comme il le déclare lui-même - qu’il réinvente la dramaturgie afin d’éviter de tomber dans l’abstrait ou le conceptuel. Si l’œuvre originelle parle de la Horde en polyphonie, il a choisi de faire de Sov, le scribe, son personnage central.

Il n’est pas question ici de comparaison avec le roman, mais bien de savoir si l’aventure proposée donne envie d’y participer. La réponse est positive et c’est même un grand OUI ! Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. D'abord, l’intrigue semble ténue : la recherche du lieu de naissance du vent dont personne ne sait s’il est atteignable ni seulement s’il existe. Ensuite, bien que tout se déroule en extérieur, il y a ce sentiment d'assister à un huis clos. l’attention est en effet constamment portée sur la Horde qui constitue à la fois un lieu que l’on ne quitte jamais et une entité vivante, qui vit et se nourrit des multiples interactions entre ses membres. Le défi consiste donc à donner corps à cette communauté, à faire ressentir toute la folie de leur quête et la force des liens qu’ils ont créés pendant des années d’épreuves constantes. Bien entendu, il faut également rendre presque palpable ce vent, multiforme et permanent, contre lequel ils luttent jour après jour, et qui d’oppressant peut très rapidement devenir destructeur et mortel.

Les planches d’Éric Henninot atteignent ces objectifs. Elles sont magnifiques tant leur composition, du découpage aux cadrages, en passant la gestion des bulles et les onomatopées – importantes sur une terre balayée par un souffle constant –, permet aux émotions et aux atmosphères de s’exprimer. Aux couleurs, la contribution de Gaëtan Georges pour dépeindre les grandes étendues désertiques balayées de poussière, les tempêtes et les paysages nocturnes est remarquable de justesse. La tension et la fébrilité s’installent promptement pour ne plus quitter le lecteur, l’embarquant sans coup férir dans la quête de ce groupe, sans bien savoir, pour le moment, s’ils sont d’authentiques héros ou des illuminés courant après une chimère.

Ce premier tome signé par un auteur inspiré, passionné et ayant manifestement fourni un travail acharné est une franche réussite.

Par O. Vrignon
Moyenne des chroniqueurs
7.8

Informations sur l'album

La horde du Contrevent
1. Le Cosmos est mon campement

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L'avis des visiteurs

    herve26 Le 19/11/2017 à 15:26:51

    Avant tout, je dois préciser que je n'ai jamais lu le roman éponyme d'Alain Damasio mais à la lecture de ce premier opus, je me suis empressé de l'acquérir. C'est dire si cette bande dessinée a vraiment été une révélation pour moi.
    Le dessin d'Eric Henninot avait déjà attiré mon attention avec son précédent album "Fils du Soleil", mais là, je trouve le travail du dessinateur encore un cran au dessus.(D'ailleurs, j'ai l'impression de retrouver dans les visages, le style de Matthieu Lauffray dans "Prophe"t, sur lequel Eric Henninot avait collaboré-tome 4-)
    Pour s'en convaincre, il faut se lancer dans la lecture de la version noir & blanc de cet album, qui rend parfaitement hommage au style d'Eric Henninot. Même dépourvue de couleur, on sent les rafales de vent sur les pages et l'auteur donne vie à ce qui pouvait rester opaque pour le lecteur du roman comme "le port" ou encore "les chrones"
    Étrangement, alors que tout se déroule dans de grands espaces, on a l'impression d'assister à un huis clos, à une confrontation entre les personnages formant la horde sur près de 80 pages.

    En tout cas, je m'étais juré d'arrêter l'achat de nouvelles séries, en privilégiant les one-shot, promesse en l'air avec cet achat du tome 1, que je recommande vivement.

    ALICECOOPER Le 31/10/2017 à 22:59:47

    Les 3 pages d'Alain Damasio m'ont éblouies. Je ne connaissais pas ce roman. Cette BD ne m'a pas convaincu mais la qualité que j'y ai ressentie, a mis dans mon cœur une graine, qui j'espère fera qu'un jour pas trop lointain, je lise le roman. temps, mesdames et messieurs, le temps...

    J'attends déjà avec impatience la suite. J'espère qu'elle aura un peu plus de pep.

    Le premier plat est magnifique tout simplement. Le thème doit forcément êtres très difficile à transposer en images. Toutefois le travail y est, les textes sont intelligents, ça bouge bien, ce n'est pas monotone et j'ai eu un beau ressenti du travail créatif des auteurs. Je leur dis bravo, j'ai passé un agréable moment.

    Yovo Le 24/10/2017 à 14:00:16

    Je le confesse, je ne connaissais pas le roman…Ce qui a fait de "La horde du contrevent" une découverte totale pour moi et non des moindres ! Je n’avais encore jamais mis 5 étoiles à un premier tome de série ; c’est fait, car cet album m’a subjugué.

    Le travail d’Éric Henninot est formidable à tous points de vue. Un chef d’œuvre d’âpreté, d’abnégation, d’absurde et de courage : Une poignée d’hommes dont les tempéraments divergent, survivent, confinés au sein de la "horde" qu’ils constituent, agrégat de corps formant une entité propre - presque un exosquelette - vouée à la désolation. Qu’un seul s'en écarte et la horde se disloque, pulvérisée par le souffle de vents démentiels. Cette si fragile carapace humaine, conçue pour laisser le moins de prise possible aux vents comme au temps qu’elle traverse années après années, s’enfonce chaque jour un peu plus vers un hypothétique Ailleurs, au prix d’efforts surhumains. Elle n’a d’autre but que d’être, avancer et mourir.

    Malgré les décors et l’action uniques, le rythme est haletant, la poésie puissante et le dessin est absolument remarquable. Immanquable !