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Mattéo 4. Quatrième époque (août-septembre 1936)

09/10/2017 7207 visiteurs 8.0/10 (3 notes)

M attéo, Robert et Amélie voulaient participer activement à la lutte contre les fascistes. Cette fois, ils y sont. Après un léger contretemps administratif à Barcelone, le trio se retrouve devant Alcetria, un petit village tenu par l’ennemi. Les directives sont simples : le prendre et le tenir. Plus facile à dire qu’à faire quand la troupe se résume à une poignée d’anarchistes peu enclins à accepter des ordres et que les armes font défaut. À la guerre comme à la guerre, quand il faut y aller, il faut y aller !

Quatre ans après le tome précédent, Jean-Pierre Gibrat offre enfin une suite aux aventures de Mattéo. Après La Der des Der et la Révolution Russe, les protagonistes de cette tragi-comédie sont maintenant plongés dans la fournaise espagnole, aux côtés des Républicains, cela va sans dire. Finement ciselé autour de multiples ellipses audacieuses, le scénario exploite à fond l’aura romantique du conflit : les brigades internationales, les unités faites de bric et de broc, la lutte pour la liberté, les femmes combattantes, etc. Heureusement, le créateur de La Parisienne réussit à mettre suffisamment de distance entre la légende chère à Hemingway et le cœur de son récit. Alors qu’il s’amuse avec les stéréotypes – Mermoza, l’aviateur, par exemple –, c’est pour mieux braquer son regard sur ses héros, Mattéo principalement. La psychologie de celui-ci continue d’évoluer et de se préciser alors qu’il se voit obliger de commander l’assaut sur la bourgade. Pleines d’intelligences et de subtilités, les nouvelles facettes du personnage s’avèrent pertinentes et particulièrement bien décrites.

En plus du fond, la manière se montre impressionnante. Le découpage très aéré permet, outre de sensationnelles grandes compositions, de faire « passer » les nombreux et copieux récitatifs. Imposants, ces blocs de texte savent disparaître alors que l’action ou les gags prennent le dessus. Le résultat de ce délicat travail narratif est tout bonnement formidable de fluidité. La gestion des temps – lents ou courts – profite aussi de cette approche originale et maîtrisée. La longue attente avant la bataille, les trop rares instants d’intimité ou de réflexion, jours, heures et minutes s’enchaînent naturellement.

De la bravoure, des sentiments et pas mal d’humour, avec cette Quatrième Époque, Jean-Pierre Gibrat démontre toute l’étendue de son talent d’auteur complet. Il ne reste plus qu’à espérer que le prochain volume arrive plus rapidement.

Par A. Perroud
Moyenne des chroniqueurs
8.0

Informations sur l'album

Mattéo
4. Quatrième époque (août-septembre 1936)

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Note: 4.0/5 (39 votes)

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L'avis des visiteurs

    Commissaire_Juve Le 18/12/2018 à 13:59:14

    Pas terrible.

    Le début correspond assez à ce qu'on peut lire ailleurs sur la guerre d'Espagne, par exemple chez Orwell dans L'hommage à la Catalogne. L'enthousiasme, le bordel et les tensions entre anarchistes et communistes. Mais je trouve que l'enthousiasme ressort mal. Les engagés des brigades rouges étaient vraiment pérsuadés d'ouvrir une nouvelle page de l'histoire. Dans l'album les héros et les autres gèrent plus ou moins leurs agendas perso.

    La deuxième partie par contre est mauvaise. La prise du village n'est pas crédible une minute. Plus choquant le personnage du pretre tireur d'élite. Ridicule. Presque aussi ridicule que le débat pour savoir si il fallait l'executer ou pas. Les anachistes en cataligne pendant cette periode ont massacré pretres, bonnes soeurs et catholiques convaincus sans procès. Certains pretres etaient meme torturés juste pour le plaisir. Ces massacres abominables ont d'ailleurs poussé beaucoup de modérés à rejoindre le camp franquiste. Certains appelèrent cette période de fin 36 en Catalogne La Terreur Rouge.

    kergan666 Le 02/11/2018 à 21:12:27

    tout d'abord je vais donner mon avis sur cet album qui m'a un peu déçu par rapport aux précédents avec un certains nombres d'incohérences au niveau du scénario.
    les dessins et les couleurs étant, pour leurs part, toujours très bons à défaut d'être fantastiques.
    mais c'est peut être le manque d'équilibre du scénario qui m'a fait mal juger ensemble de l'album.
    maintenant, je vais dire ce que je pense de l'avis de pierre999 sur celui de Yanzemann.
    en effet, autant, les réflexions de ce dernier sur certains albums me choquent pas leurs duretés voir par leurs violences, autant je pense comprendre ce qu'il a voulu dire sur le coté partisan de certains auteurs de bd ou autres concernant la guerre civile espagnol et, en règle générale, sur les révolutions "populaires" du XXème siècle.
    celles-ci ont certes permis certaines avancées mais très souvent au prix d'abominables massacres.
    il ne faut pas les confondre avec le front populaire qui, lui, a permis des avancés sociales comme les congés payés (entre autres).
    au prix cependant de l’affaiblissement de la France et peut être même de la défaite de 1940.
    dire cela n'est pas être un abominable réactionnaire.
    sur le sujet de la guerre civile espagnol, je conseille l'album d'André Juillard Double six qui traite égalemecette période mais d'une manière, à mon avis, plus conforme historiquement.

    kergan666 Le 02/11/2018 à 21:12:27

    tout d'abord je vais donner mon avis sur cet album qui m'a un peu déçu par rapport aux précédents avec un certains nombres d'incohérences au niveau du scénario.
    les dessins et les couleurs étant, pour leurs part, toujours très bons à défaut d'être fantastiques.
    mais c'est peut être le manque d'équilibre du scénario qui m'a fait mal juger ensemble de l'album.
    maintenant, je vais dire ce que je pense de l'avis de pierre999 sur celui de Yanzemann.
    en effet, autant, les réflexions de ce dernier sur certains albums me choquent pas leurs duretés voir par leurs violences, autant je pense comprendre ce qu'il a voulu dire sur le coté partisan de certains auteurs de bd ou autres concernant la guerre civile espagnol et, en règle générale, sur les révolutions "populaires" du XXème siècle.
    celles-ci ont certes permis certaines avancées mais très souvent au prix d'abominables massacres.
    il ne faut pas les confondre avec le front populaire qui, lui, a permis des avancés sociales comme les congés payés (entre autres).
    au prix cependant de l’affaiblissement de la France et peut être même de la défaite de 1940.
    dire cela n'est pas être un abominable réactionnaire.
    sur le sujet de la guerre civile espagnol, je conseille l'album d'André Juillard Double six qui traite égalemecette période mais d'une manière, à mon avis, plus conforme historiquement.

    pierre999 Le 01/11/2018 à 23:28:10

    A Yanzemann : je sais que ce n'est pas l'endroit pour polémiquer, mais pas le temps d'aller sur le forum : si ce Môssieur est anti-social, qu'il passe son chemin !! C'est honteux d'avoir permis de diffuser cet avis !
    Je ne suis pas "socialo" mais, je dirais une seule chose : nos acquis sociaux, je parle de Belgique mais c'est valable pour la France, c'est grâce à ces socialos !!! Lorsque ce nullard aura une pension de
    1 000,00 E, il sera le 1er à se plaindre ! A moins qu'il ne fasse parie des favorisés exploitant la masse ouvrière ET moyenne, cette dernière étant de + en + étranglée et qui , si cela continue, n'existera plus... Quid des soins de santé, de la mobilité, etc, qui ne serviront alors plus qu'à une "élite" sans coeur, et je dirais même sans âmes !! Quel con !
    Cette BD malgré qlq défauts, est géniale ET REALISTE !!!
    Ce Môssieur pinaille sur les dessins, il n'a qu'a se contenter de "Minute", "L'action française ou terre et peuple, et pas de BD !
    Mais quel con ! Bon, perso, je doute que mon avis soit publié... Dommage ! Mais alors, effacer celui de ce mec serait alors kif-kif !!!!!
    Lire de pareilles conneries c'est vraiment plus que je ne puis supporter !! Et je fais partie d'une "classe privilégiée" grâce à ces socialos !!!!!!!!!!

    Random- Le 13/04/2018 à 11:30:02

    Comme d'autres, je trouve cet album un ton en dessous par rapport aux précédents. Et c'est bien dommage car le cadre général de l'histoire est intéressant. La prise d'un petit village espagnol, avec Mattéo au commandement, est une excellente idée. Seulement voilà, on ne sent pas monter la tension et l'assaut final est sans doute trop rapide. Le personnage de la Polonaise aurait pu être mieux décrit et intégré au récit. Et le dessin me paraît un peu moins soigné que d'habitude... Il y avait la matière pour faire mieux.

    yannzeman Le 05/03/2018 à 00:08:14

    Je suis le travail de jean-pierre Gibrat depuis "Goudart" et "La parisienne". Je n'ai pas découvert son talent avec "le sursis".

    Autant dire que j'aime beaucoup ce que fait cet artiste.

    Mais là...
    Le niveau baisse d'un ton.

    Graphiquement, c'est beau, mais pas irréprochable.
    Si vous regardez bien, certaines cases n'ont pas été corrigées comme il devrait : la page 33, par exemple, 1ère case en haut à gauche, un des gars a dans le dos son fusil, plus l'ébauche d'un fusil au crayon pas effacé.

    Bon, c'est du pinaillage, mais si j'ai eu le temps de le voir, moi qui n'en voit jamais dans les albums, c'est que l'histoire ne m'a pas accroché.

    Pire, j'ai ressenti un trouble face à certaines paroles prononcées un peu légèrement par les protagonistes. C'est peu de dire que je ne suis pas un fervent admirateur des gauchos partis faire la guerre en Espagne, mais jusqu'à présent, je supportais sans problème les idées des albums parus (un peu comme je lirai les élucubrations des nazis ou des socialistes soviétiques).

    Mais là, des expressions, qui se voulaient sans doute très spirituelles, m'ont paru assez déplacées, et un manque total de respect pour celles et ceux, nombreux, trop nombreux, de ces chrétiens qui sont morts en martyrs dans les fosses aux lions à l'époque romaine.

    Ferait-on dire à des personnages sensés nous être sympathiques, qu'ils n'aiment pas les juifs, qui feraient bien de retourner séjourner à Auschwitz ?
    Pourquoi le respect du aux uns ne serait pas valable pour les autres ?

    L'acharnement anti-chrétien et le manque d'humanisme de la polonaise me gène aussi beaucoup, même si elle illustre assez bien ce qui caractérisait les socialistes de l'époque, leur intransigeance, et les génocides qu'ils ont perpétrés au nom de leurs idées folles pseudo-libératrices.

    Au final, je suis un peu gêné du manque de contre-poids à ce récit vu d'un seul point de vue. Des horreurs sont commises ou dites avec trop de légèreté, et je n'apprend pas grand chose de ce conflit, qui semble s'enliser et tourner au ridicule.

    Et, comme souligné par quelqu'un d'autre, la transformation de soldats d'opérette, pas capables de distinguer le bon côté d'un fusil, en ninjas courant sur les toits du village ne m'a pas convaincu. Le camps d'en face m'a paru aussi complètement amorphe au point de ne pas profiter de l'état permanent d'ébriété des "républicains".

    Au final, le récit a perdu en crédibilité et en rythme, et le graphisme est maintenant connu. Il est peut-être temps que cela se termine.

    Shaddam4 Le 22/02/2018 à 11:57:10

    Magnifique album, comme toujours chez Futuropolis (peut-être l’éditeur le plus attaché à ses maquettes avec la collection Metamorphose), les couvertures de la série sont chaque fois à tomber. La couverture est un peu trompeuse puisqu’il n’est (presque) pas question d’aviation… Ce quatrième tome forme un second cycle entamé avec le 3 sur le Front populaire et se poursuivra au moins sur un cinquième tome pour clôturer le cycle. On aurait aimé un cahier graphique…

    Je suis (comme beaucoup) Gibrat depuis son grand succès Le Sursis, superbe diptyque sur l’amour, l’attente, la guerre… Chacun de ses albums est très bien accueilli malgré des répétitions que l’on ne peut nier (toutes ses filles ont le même – magnifique! – visage…) et cela pour une simple et bonne raison: il est pour moi l’illustrateur BD qui a probablement la plume la plus virtuose du circuit. Rares sont les grands illustrateurs dont les textes sont presque plus puissants que les images et c’est le cas avec Gibrat. Pourtant on part de très haut et il n’est pas besoin d’appuyer beaucoup sur les qualités des dessins et notamment des couleurs directes.

    "Les grandes idées ne se claironnent plus, elles se chuchotent. L’idéal dévalué, la peur restait une valeur refuge"

    Pour rappel, après la première guerre mondiale dans le tome 1, la révolution russe de 1917 dans le 2 et le front populaire dans le 3, Mattéo se retrouve (comme la fin du précédent le laissait entendre) embarqué dans la révolution espagnole (ou plutôt catalane) contre les phalanges franquistes. Une situation politique qui représente le personnage: idéaliste et désabusé. Ce thème permet à l’auteur de s’étendre sur ces grandes pages sur les magnifiques paysages semi-arides de l’Espagne, les petites ruelles du sud qu’il aime tant dessiner, ces bleus qui irriguent le ciel… C’est beau, très beau, on a l’habitude avec lui. Ce qui est plaisant dans la série Mattéo, plus que dans ses autres, c’est cependant son effort sur les visages ou plutôt les tronches. Mattéo d’abord, vraiment caractérisé, avec son nez cassé et son regard sombre, mais aussi les camarades vociférants. On est pas loin des gueules de Bourgeon mais en plus délicat.

    "Je vois que l’activité politique bat son plein… toujours sur la même ligne… celle du petit blanc"

    Image associéeMattéo est une série flamboyante par-ce qu’elle propose une traversée de la première moitié du siècle et se ses soubresauts politiques. C’est la série la plus engagée de Gibrat et sa longueur semble indiquer qu’il s’y fait plaisir, à la fois graphiquement et intellectuellement. Je n’ai pas relu récemment les précédents tomes (la série a 10 ans) mais je dois dire que ce volume est celui qui m’a le plus marqué au niveau des textes. Il y a une vraie inspiration dans les commentaires du narrateur sur la situation de ces pieds nickelés alcooliques engagés pour l’aventure ou pour la démocratie (on ne sait pas trop…) et sur les réparties à la fois drôles, vives, acerbes. Une vraie ambition littéraire qui fait relire plusieurs fois certaines bulles pour s’en imprégner, pour les savourer, comme on savoure ces aquarelles superbes.

    "… nous ne faisions guère mieux que des iceberg, on se fabrique sous un climat, on s’en détache, et on dérive le nez au raz des vagues."

    Niveau scénario il y a bien une petite difficulté quand à la disparition soudaine des personnages entre les albums de la série et au sein d’un même album. C’est perturbant car cela brouille un peu la simplicité du récit. Probablement car Mattéo est l’axe de ses récits, le reste, comme l’histoire, comme la guerre, étant dérisoire à ses yeux. Il y a pourtant de l’aventure dans cette série (je ne dirais pas de l’action, qui n’est peut-être pas le fort de Gibrat) et l’on aime suivre les pérégrinations tant amoureuses que militaires de notre gueule cassée préférée.

    Mine de rien Mattéo est en train de devenir une référence dans la BD historique et sans doute la meilleure série de son auteur. Une série qui peut se prolonger sans soucis et pour notre plus grand plaisir encore sur de nombreux albums, tant que le siècle a encore des horreurs à montrer.

    A lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2018/02/14/matteo-4-epoque/

    Yovo Le 21/01/2018 à 22:10:20

    Je suis moi aussi un grand admirateur de Gibrat et heureux possesseur de belles EO de ses œuvres phares. Je ne vais donc pas le critiquer gratuitement mais je reste mesuré s’agissant de ce 4° "Matteo". Autant le premier cycle m’avait emballé, autant là, je l’ai lu en baillant...
    L’intrigue est assez maigre, certains passages sont très bavards, et le fil du récit contient de curieuses ellipses, à l’image de l’assaut décisif où les protagonistes, en mode ninja furtif, se retrouvent comme par magie sur les toits au cœur du village ennemi...
    Sans compter que des scènes de fusillade sans aucune onomatopée, ça laissent comme une impression de vide…

    Je commence peut-être tout simplement à me lasser de ce style si brillant mais très illustratif et parfois statique... Ceci étant dit, c’est du Gibrat, ça reste donc un bon album.

    yopinet Le 30/12/2017 à 22:09:41

    Je n'adhère pas à toutes les louanges que reçoit cette série. Oui, le dessin est magnifique, les couleurs pleine de vie, les personnages profonds. Mais cette série recèle 2 défauts. Le premier réside dans ses personnages qui se ressemblent tous, les mêmes facies, les mêmes mimiques. Le 2ème défaut beaucoup plus dérangeant, c'est le scénario : cela se traîne, c'est trop verbeux, cela tourne en rond,... En faite c'est carrément ennuyant voir plus. Il a fallu vraiment que je m'arrache pour terminer cet album.

    kingtoof Le 24/10/2017 à 06:50:49

    Même constat que bd91130 !!
    Je n'ai jamais donné d'avis sur cette magnifique série !
    L'ensemble de cette oeuvre de Gibrat est une réussite : de la nostalgie, de l'humour, de la sensibilité, à chaque fois que l'on termine un album, on veut connaître la suite...
    Et les dessins sont magnifiques, plein de vie, de réalisme...

    bd91130 Le 20/10/2017 à 16:54:54

    Je m'aperçois avec effarement que je n'ai commenté aucun des albums précédents !
    Dans tout ce qu'a pu faire Gibrat, voilà assurément avec Mattéo un véritable aboutissement de son travail d'auteur-dessinateur. Après un tome 3 un peu moins brillant que les deux premiers, ce tome 4 est un régal. Le dessin est toujours aussi évocateur, les personnages sont vivants et naturels dans le moindre de leurs gestes, ils sont beaux, les femmes ont du charme. Les caractères sont bien campés, des gens parfois déterminés, parfois à la dérive dans leur existence, portés par les circonstances et les évènements, par la vacuité et la prétention des idéaux de révolution. Les évocations et références historiques sont intéressantes et pleines de finesse. Et surtout, le maitre mot chez Gibrat semble définitivement être le mot tendresse, envers tous ses personnages, souvent fragiles, jamais entièrement mauvais.
    Merci pour cette magnifique série, et vivement la suite.