Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

J uan Díaz Canales et Rubén Pellejero remettent le couvert avec Équatoria, leur deuxième Corto. Quelques figures historiques de bonne réputation, une brochette de jolies femmes plus ou moins en détresse et un héros faussement flegmatique crapahutent ou naviguent entre Méditerranée et Afrique équatoriale sur la piste d’un hypothétique trésor à l’aura mystique. Les ingrédients sont au rendez-vous et la recette se monte quasiment toute seule. Youpie, l’aventure redémarre.

Au premier regard, il n’y a vraiment rien à reprocher au scénariste. Son histoire est honnêtement boulonnée, avec ce qu’il faut de suspens et de rebondissements. Les pistes sont souvent fausses et les références culturelles juste cryptiques comme il faut. En bon professionnel, Díaz Canales fait ce qu’on attend de lui : un récit « prattien » et c’est bien là où le bât blesse. Ersatz appliqué, Équatoria s’avère rapidement désincarné et sans âme. À force de vouloir coller au style du maître de Rimini, le créateur de Blacksad ne réalise qu’une imitation sonnant creux, malgré toutes les attentions portées à son habillage.

Graphiquement, Pellejero s’en tire un peu mieux, à condition, toutefois, que le lecteur parvienne à faire abstraction des innombrables vues du profil du héros, avec ou sans clope au bec et le regard tourné vers l’horizon. Un peu coincé par un découpage pensé avant tout pour respecter le canon, il réussit, trop rarement malheureusement, à donner un peu de personnalité aux planches. Une fois encore, le dessinateur est avant tout là pour mettre en valeur le Maltais et seulement après au service de son art.

À l’image de ces éternels remakes ou reboots qu’Hollywood aime déverser sur les écrans, Équatoria remplit très bien sa part du contrat. En revanche, pour ce qui est d’un quelconque souffle épique ou d’un soupçon de poésie, mieux veut aller regarder ailleurs.

Par A. Perroud
Moyenne des chroniqueurs
5.0

Informations sur l'album

Corto Maltese (2015 - Couleur Format Normal)
14. Équatoria

  • Currently 3.23/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 3.2/5 (22 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    kingtoof Le 30/12/2017 à 21:52:52

    Ok les auteurs jouent sur notre corde sensible...
    Ok ça sent le plagiat... mais en même temps, ils ont le droit...
    Cependant, J'ai apprécié cet album : le périple dans la jungle, des femmes mystérieuses et envoûtantes, la rencontre d'un gentilhomme de fortune...
    Ok je suis bon public, mais c'est Corto...

    canarenchaine Le 15/10/2017 à 14:28:04

    J'ai longuement hésité entre "1=sans intérêt" et "2=correct sans plus".
    Tant scénaristiquement que graphiquement, c'est un album à oublier. Non, il n'est pas au plus près des canons prattiens (d'ailleurs qu'est-ce que ça veut dire ?), il est aux antipodes. Car il manque ce supplément d'âme qui aurait fait que les repreneurs en ne tentant pas de copier Pratt auraient su imprimer leur propre patte et donner une seconde jeunesse à un héros pourtant intemporel.
    Désolé, mais c'est franchement loupé !
    Dommage ! Le 1er de ces 2 auteurs laissait espérer mieux.

    minot Le 01/10/2017 à 10:01:23

    EQUATORIA raconte les aventures de CORTO MALTESE qui, en 1911, parcourt l'Afrique équatoriale à la recherche du "miroir du prêtre Jean", une pierre précieuse qui, selon la légende, serait dotée de pouvoirs magiques fabuleux. Sa route croisera notamment celles de nationalistes égyptiens, de contrebandiers, de trafiquants d'esclaves, de bataillons d'un régiment colonialiste britannique ou encore de femmes qui ne le laisseront pas indifférent ...

    Une énigme de départ à résoudre, un mystérieux trésor à découvrir, des voyages, de l'exotisme, de l'aventure, un brin de magie, un soupçon de poésie, des personnages féminins d'envergure, un héros dont la répartie claque toujours autant ... tous les ingrédients d'un bon album de Corto sont présents pour faire de cet opus une vraie réussite. Et comme en plus les dessins en noir & blanc sont superbes et très fidèles au style de Pratt, on passe vraiment un très bon moment de lecture.
    Une reprise que je trouve pour ma part très réussie.

    Pomponazzo Le 26/09/2017 à 21:52:30

    M. Perroud pour la deuxième fois, "le maitre de Rimini", il n'y en aura jamais qu'un : Federico Fellini. Pratt est certes né par pur accident à Rimini, qu'il a quitté dès le lendemain pour ne plus y remettre les pieds.

    Quant à Equatoria, encore une reprise sans âme, comme le volume précédent. Je n'en attendais rien et je suis servi.

    GUINEAPIG Le 22/09/2017 à 15:03:39

    Pré-publié cet été en épisodes dans le Figaro Magazine, ce nouvel album de Corto Maltese est un vrai plaisir.
    Sous les plumes de Juan Diaz CANALES au scénario et Rubén PELLEREJO au dessin, comme pour l’album du retour en 2015, on retrouve notre héros plus jeune et plein de rêverie.
    1911, à la recherche d’un trésor, une sorte de Graal peut-être, Corto comme à son habitude, va voyager de Venise jusqu’en Afrique équatoriale. Son chemin va croiser ceux de personnages de fiction ou réels, jeunes femmes aux motivations diverses, telle Ferida Schnitzer, ou d’hommes historiques, un certain W. Churchill ou Henri de Monfreid, au cœur d’un scénario déroutant. Déroutant, oui, mais n’était-ce pas ce qui faisait le charme de ceux écrits par Hugo Pratt, et là le talent des deux auteurs s’exprime comme auparavant celui du maître. Onirisme, doute, aventure, cynisme parfois, réalisme aussi, même si le caractère rêveur de Corto ne s’y prête guère, tout ce qui compose cet album se mêle en une histoire pleine de séduction, voire envoûtante…