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Toute la bande dessinée

« Le mari n’est même pas parti qu’elle commence à tromper l’amant. »

En 1991, Jean-Luc Fromental et Jean-Claude Floc’h ont publié Jamais deux sans trois chez Albin Michel. Le format est vertical, comme c’est le cas pour la plus grande partie des bandes dessinées. Un quart de siècle plus tard, Dargaud sort les ciseaux pour recomposer les planches. Bonnet blanc et blanc bonnet ? Pour dire vrai, un peu ; mais un livre imprimé à l’italienne, c’est toujours agréable.

L’action débute dans un appartement bourgeois de la 5e Avenue à New York, elle se déplace ensuite dans un manoir sur les rives du lac Léman, puis à Paris. Le cœur d’une jolie brune balance entre Monty, son époux vieillissant, et Donald, un amoureux fringant. S’ensuit un chassé-croisé où celui (ou celle) qui mène la danse n’est pas nécessairement la personne à qui l’on pense. À qui donc s’offrira la frivole ? À l’un ? À l’autre ? Aux deux ? À moins que ce soit à tous les voyeurs de Pigalle ? Quel jeu joue son amie, la mystérieuse Peggy ? La complicité virile entre les rivaux est-elle sincère?

Le récit, construit avec précision, rappelle le cinéma américain des années 1940 et 1950. Une femme et deux hommes, c’est assez pour composer un triangle dans lequel tout le monde se trouve et se perd. Les revirements de situation sont fréquents et généralement imprévisibles; bref, impossible de s'ennuyer. Cela dit, le scénariste ne renouvelle pas vraiment le propos qui est par ailleurs un peu mince. De la Bible à Woody Allen en passant par Marivaux et Georges Brassens, la question de l’adultère est un sujet amplement exploité.

Le dessin est impeccable. Les acteurs ont une beauté froide, un peu comme ceux d’Alfred Hitchcock. La rigidité du trait qui caractérise la ligne claire sied fort bien à ces personnages quasi inébranlables, flegmatiques même lorsqu’on les trahit. Enfin, la colorisation réalisée avec de larges aplats de couleurs souvent très crues donne une délicate élégance à l’objet. Une longue scène, tout en noir et rouge, est particulièrement convaincante.

Réorganiser les cases et les planches, pourquoi pas. L’exercice est réussi, sans toutefois être essentiel, mais c’est un bon prétexte pour relire l’album.

Par J. Milette
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Jamais deux sans trois

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