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Streamliner 1. Bye-bye Lisa Dora

20/04/2017 4488 visiteurs 7.0/10 (3 notes)

Q uelque part au bord de la route 666, le vieil O'Neil a installé sa station-service, Lisa Dora. Ce petit bout de désert perdu est devenu le paradis de Cristal, sa fille. Alors lorsqu'une bande de Streamliner débarque dans leur propriété privée pour en profiter et désigner leur nouveau chef, les événements s'enchaînent et s'emballent tant et si bien que la situation prend rapidement une ampleur hallucinante. Comme si ça ne suffisait pas, la jeune femme va devoir s'impliquer plus qu'elle ne le voudrait pour rattraper les bourdes de son ivrogne de père. Faîtes chauffer les moteurs !

Fane a décidé de se faire plaisir : grosses cylindrées, shorts rikiki, le FBI, sueur et poussière, la TV, des flingues et une sacrée bande de bras cassés ! Pas convaincu ? Pourtant, le résultat est là. Passionné de sport mécanique, le repreneur de Joe Bar Team propose une histoire où toutes ses influences se mêlent pour accoucher d'un véritable page-turner. L'intrigue peut paraître sommaire - un groupe de pilotes investit un endroit hors de toute juridiction pour organiser une course dont le vainqueur désignera leurs nouveau leader - mais elle a le mérite de faire découvrir une discipline apparue dès les années 20 (d'abord pour les trains) et popularisée outre-Atlantique entre les années 30 et 50 par ces coureurs de l'extrême.

Forcément, rien ne va se passer comme prévu et à mesure que tout se met en place, les éléments perturbateurs, tous plus improbables les uns que les autres, s'additionnent. Le lecteur se trouve ainsi embarqué dans un engrenage loufoque avec un plaisir complice. Car, en plus d'un rythme qui décoiffe, l'auteur s'offre une belle galerie de barjots : le leader cool, le second hargneux, l'ex-copine revancharde, le gangster en cavale, les flics infiltrés, les motardes sexy et dangereuses et, bien sûr, la jeune tenancière un brin hystérique flanquée de son père totalement à l’ouest en quête de sa gloire passée. Un beau plateau donc, à la fois drôle et fun, dont les caractères sont souvent exagérés, décalés voire étranges. Pour couronner le tableau, ces personnages au langage fleuri possèdent toujours la détente à portée de doigt. Le cadre également a son importance, un no man's land devant les portes duquel la loi s'arrête, où la station-service trône à l'ombre d'un bombardier (!), au bord d'une voie, certes imaginaire, mais qui rappelle furieusement la mythique Mother Road chère à Steinbeck. Rock'n roll, western, gangster, chacun y trouvera ses références mais il semble clair que celles de l'auteur ont été longuement mûri (les premières esquisses datent de 2014) pour n'en présenter que le meilleur.

Côté graphisme, l'artiste enfonce le clou. Le trait est lâché, les expressions marquées et les mécaniques soignées. La colorisation, essentiellement en aplats, d'Isabelle Rabarot dans l'esprit de ce qu'elle proposait avec Niourk, le découpage qui accentue le côté foutoir et le chapitrage (huit en tout pour ce premier tome) sonnent comme un hommage aux comics. Enfin, édité par Rue de Sèvres et Comix Buro, l'objet proposé est fignolé, avec une illustration pleine page à chaque nouvelle partie, fausse pub vintage, papier glacé épais pour une copieuse pagination (cent cinquante-quatre planches couleur).

Premier acte du diptyque, Bye-bye Lisa Dora sent bon la testostérone, l'huile de moteur et l'aventure. Fane réussit son pari et offre à ses lecteurs un divertissement jubilatoire aux inspirations et clichés assumés. De quoi bien s'amuser et donner envie de passer la seconde en septembre avec All-in Day et l'issue de cette course folle.

Par M. Moubariki
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Streamliner
1. Bye-bye Lisa Dora

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L'avis des visiteurs

    herve26 Le 29/08/2017 à 10:14:54

    J'avoue que je connais très peu l’œuvre de Fane. Le seul livre que j'ai lu était le fruit de sa collaboration avec Jim "Petite éclipse" en 2007,bande dessinée très réussie au demeurant.
    Ici, Fane nous offre une histoire très distrayante et rythmée sur les préparatifs d'une course digne des "fous du volant" qui ne connaitra son épilogue que dans le second volume.
    C'est drôle, on ne s'ennuie pas une seconde et les personnages sont bien campés.
    Fane sait tirer de son trait vif et rapide, des personnages haut en couleur.
    Même si, je n'ai pas trouvé que c'était l'album de l'année, (je l'ai emprunté à la médiathèque), je me plongerai sans hésiter dans la lecture du tome 2.

    hhbx33 Le 17/08/2017 à 08:10:21

    Très bon, sujet, ambiance, rythme, dessin, scénario et en plus ...
    ... le T2 en septembre, heureusement sinon on aurait tout cassé !

    meuillot Le 09/07/2017 à 12:03:23

    Propriétaire d’une station essence dans une zone désertique autant par la population que par le climat, Evel O’Neil y vit avec sa fille, Cristal. Sur cette route 666 perdue au cœur de l’Amérique, le paternel cuve quotidiennement son whisky dans son bombardier vieux de 15 ans, témoin de son parcours à la guerre. Nous sommes en 1963, et O’Neil n’est pas de ceux qui ruminent cette traumatisante période en la noyant dans l’alcool. Le mal est tout autre pour cet ancien champion de course automobile version Streamliner. Victime d’un grave accident avec sa voiture, la black widow, alors qu’il venait d’avoisiner les 500 km/h, c’est bel et bien là que son existence a pris un véritable tournant et qu’il ne s’en est jamais remis.

    Une aubaine se présente à lui quand débarque dans sa station Billy Joe. Un chef de bande qui vient remettre son titre en jeu en Streamliner, ce défi sur route qui ne contient qu’une unique règle, aller plus vite que son adversaire. O’Neil comprend vite que ses terres vont devenir un endroit idéal pour faire revivre cette course mythique et chère à tous ceux dont les moteurs puissants, la vitesse, et leur nom gravé sur la Winchester en guise de trophée, sont de véritables obsessions.

    Cristal, quant à elle, ne voit pas d’un bon œil l’arrivée massive de cette communauté transpirant la sueur, la violence, et dont la vie ne dépend que de la bonne tenue d’un véhicule ultra-trafiqué. Elle, qui « maintient » son père en vie, sent qu’il va lui échapper. Sa seule alternative pour le protéger est de lui donner elle-même ce qui lui a échappé il y a quelques années.

    Billy Joe reste le personnage principal de ce premier opus. On comprend peu à peu qu’il ne s’est pas retrouvé sur cette route désaffectée par hasard. Lui qui, gamin, était fan d’O’Neil, donne l’impression qu’il n’a jamais cru tous ceux qui le déclaraient mort. Billy est l’instigateur de cette course, et tout ce qu’elle implique : des acteurs secondaires hauts en couleur, l’intervention soudaine des médias pour couvrir ce qui va être un événement, et bien évidemment, les autorités.

    Si l’on n’est pas adeptes de voitures, de courses extrêmes, ou de protagonistes sans aucune morale, il ne faut surtout pas passer son chemin pour autant ! Tant vous serez surpris par ce qu’a produit ‘Fane avec Streamliner. Ce féru de motos qui lui a permis de reprendre le célèbre Joe Bar Team, retrouve un univers qu’il maîtrise parfaitement.

    Sa justesse graphique est impressionnante au fur et à mesure que défilent les pages. Chapitré et découpé tel un comics, le premier tome de ce diptyque est un vrai régal visuel. Il faut y ajouter la parfaite colorisation d’Isabelle Rabarot. Que ce soit pour les scènes de flashback, d’essais de piste voire d’interviews télévisées, chacune d’entre elles est si bien différenciée qu’on s’y retrouve en un clin d’œil.

    Pour ce qui est du scénario ‘Fane est tout autant inspiré. Dans la même lignée que Petites Éclipses (One shot écrit à quatre mains avec Jim), tout est à sa place. L’ossature du récit donne corps à plusieurs protagonistes qui ont tous un réel intérêt. La dynamique de l’histoire ne s’essouffle jamais tant subsiste cette folle énergie jusqu’à la dernière image. Sans oublier l’humour qui le caractérise avec certaines cases quasi identiques où seul un geste change et suffit à provoquer le rire du lecteur (pour preuve, aux pages 31 et 32). Ainsi, maintenant que le décor est bien planté, la suite peut démarrer sur les chapeaux de roues.

    judoc Le 15/06/2017 à 20:38:35

    Des bad boys à foison et des girls "qui n'en n'ont" se retrouvent en plein désert pour un run d'anthologie.

    Amateur de bolides en tout genre, d'huile de synthèse ou d'échappements kités, cette BD est faite pour vous. Amateur de gang sauvage et de desperados également.

    Du rythme et de l'action, cet album ne fait pas dans la sensiblerie et ça fait parfois du bien. Le dessin très plaisant accompagne comme il se doit cette tribu d'énergumènes déjantés.

    Vivement la suite, et que la course commence !

    Rody Sansei Le 08/05/2017 à 18:48:47

    Je ne suis pas fan de Joe Bar. J'aime bien, c'est rigolo, mais sans plus. J'ai donc abordé cette BD avec un léger a priori. Et là, ce fut le choc : c'est noir, très stylé, avec des gueules, de l'humour, de la sensualité. C'est vraiment tip top. Vivement la suite et fin de cette micro série.

    kurdy1207 Le 25/04/2017 à 08:22:47

    Une histoire de course automobile dans le désert totalement déjantée.

    C’est Lisa Dora Station qui servira de point de ralliement à toute une gamme de voyous et marginaux. Cette station, paumée dans le désert, appartient à une ancienne gloire de ce style de courses où la vitesse est reine, le vieux O’Neil. Mais celle qui est prévue n’a pas de règles bien définies une fois le départ donné. O’Neil suite à un pari stupide met l’avenir de sa station dans le panier du vainqueur ce qui obligera sa fille Cristal à participer à cette course extrême.

    Un bon road-movie (même si ce n’est pas vraiment le terme approprié ici) avec de vrais crétins, de pauvres types qui se la pète, des amazones motorisées, des fédéraux, les médias, un tueur psychopathe et une jeune fille qui essaye de sauver le peu que son père a su garder de son passé.

    L’ensemble nous sert une histoire agréable à lire, à regarder et attention, à la dernière page le départ est donné… Je dois dire que j’attends le deuxième et dernier volume avec curiosité et envie.