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P rintemps 2004, Californie. Google présente Gmail, un service de messagerie doté d’une mémoire de stockage d’un gigaoctet (capacité énorme à l’époque) et cela gratuitement ! Trop beau pour être vrai ? Oui et non, puisqu'en lisant attentivement les conditions d’utilisation, l’usager apprend qu’il autorise la multinationale à analyser le contenu de sa correspondance afin de mieux le servir (en clair : créer des profils marketing et les revendre). Intrusion dans la vie privée ? Un prêté pour un rendu somme toute acceptable ? Immédiatement, le législateur tente de poser des balises juridiques pour encadrer ces pratiques, en vain. La machine de la big data était lancée et, depuis, rien ne l’a vraiment freinée. Big Brother is watching you, mais il y a un coupon de réduction à la clef.

L’analyse statistique multifactorielle des données n’est pas chose inédite. La recherche scientifique, les assurances et les gouvernements triturent informations et paramètres depuis au moins le début du XIXe siècle. Ce que Google et les autres acteurs du e-commerce ont changé est de faire ces traitements mathématiques le cœur de leur business. Plus ils apprennent de détails sur les habitudes de leurs utilisateurs, plus la facture demandée aux annonceurs pourra être élevée. Ces derniers ne sont pas en reste, tout contents de pouvoir cibler précisément leurs proies, enfin, leurs clients, ils se servent de la précision de ces renseignements pour imaginer d’efficaces campagnes publicitaires au ton étrangement personnel. La boucle est bouclée et tout le monde est gagnant, du moins en apparence. Et si, une compagnie ou une administration, en se basant sur votre historique internet, vous refusait un service (un prêt bancaire, un passeport, par exemple) ? Et si, vos amis se mettaient à vous « oublier », car vous n’utilisez pas le app en vogue ? Et si, en plus de contacter votre médecin et votre salle de gymnastique sans que vous le sachiez, votre réfrigérateur restait clôt, car vous avez déjà consommé vos calories de la journée ?

Michael Keller et Josh Newfeld explorent et décortiquent l’envers du décor de l’économie virtuelle dans L’ombre de la peur – Le big Data et nous. Conséquences sociales, humaines et enjeux philosophiques, les deux compères courent les spécialistes à travers les USA pour essayer d'appréhender les innombrables tenants et aboutissants de cette industrie, alors que de plus en plus d’objets (thermostats, bracelets fitness, automobiles, la liste est sans fin) se connectent entre eux pour mieux nous aider et nous caractériser. Évidemment, en une cinquantaine de pages, les auteurs ne peuvent prétendre à l’exhaustivité. Dans les faits, ils ne font que légèrement écrémer le sujet. En effet, les ramifications de cet espionnage volontaire et ainsi que son exploitation touchent bien trop d’aspects de nos existences pour se résumer aisément. Bon an, mal an et, heureusement avec pas mal d’humour, ils proposent une introduction des plus pertinentes. De plus, malgré le titre volontairement sombre, l’ouvrage ne tombe peu ou pas dans la paranoïa pure. S’ils restent vigilants, le duo n’oublie pas de mentionner les avantages et le confort que ces technologies procurent.

Entre canari de la mine et explication raisonnée, Dans l’ombre de la peur se révèle être un reportage captivant, quoique ardu par moments. Finalement, un peu de bon sens avant de cliquer sur « j’accepte » ou de « liker » un profil ne fera jamais de mal à personne.

Par A. Perroud
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Dans l'ombre de la peur - Le Big Data et nous

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    Erik67 Le 05/11/2020 à 15:31:51

    Après La Machine à influencer, consacré aux médias, le dessinateur Josh Neufeld est associé au journaliste Michael Keller pour un reportage sur le big data et les données personnelles. La question est celle de la protection des données personnelles pour protéger sa vie privée contre les méchants commerçants qui envahissent le monde à la recherche de notre satisfaction absolue. Les victimes sont les pauvres utilisateurs des réseaux sociaux, d'internet et du téléphones portables qui sont tracés par des intelligences artificielles.

    Du coup, votre assureur peut augmenter votre prime d'assurance si vous êtes un mauvais conducteur. Cela va à l'encontre de la mutualisation des risques. C'est vraiment horrible que ce principe de responsabilité ! Vous aurez compris que je ne partage pas le point de vue de ces auteurs qui tentent de nous alerter sur ce phénomène. Bientôt, on vivra dans la peur d'être constamment espionné au prétexte de notre plus grand bien.

    J'ai lu une bd qui traitait un peu mieux de ce sujet à savoir HSE - Human Stock Exchange dans la mesure où cela m'avait parlé. Là, on a l'impression que la bd est un peu inachevée. Pour autant, elle pose les bonnes questions sur FaceBook, Google ou encore Apple et Amazon même si la démonstration semble faire un peu défaut. Cependant, avec humour et un peu de rigueur, les auteurs Neufeld et Keller montrent comment des gestes apparemment anodins risquent d’avoir un impact très concret sur notre quotidien dans un très proche avenir. De quoi devenir paranos !