Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Kurt Cobain "When I was an Alien" Kurt Cobain

10/03/2017 3489 visiteurs 4.0/10 (1 note)

E n 1991, à Van Nuys, quartier de Los Angeles, le groupe de rock Nirvana met la touche finale à son deuxième album, Nevermind. Quelques mois plus tard, il secouera la jeunesse mondiale, les médias, l’industrie musicale et propulsera avec une violence inouïe les trois musiciens au rang de rock stars. À la tête du combo, Kurt Cobain, guitariste, chanteur, auteur et compositeur, adolescent aussi talentueux qu’écorché. Comment en est-il arrivé là ? Flashback au début des années 70, à Aberdeen, ville moyenne de l’état de Washington, à l’extrême nord-ouest des États-Unis.

Middle-class américaine, famille en tension, divorce, enfant ballotté d’un parent à l’autre. Un garçon étranger à son environnement, trouvant refuge dans le dessin, la musique, puis la guitare, la composition et les groupes de rock avec leur instabilité rituelle. Une rébellion grandissante contre père et mère, l’establishment et la société. Seules l’énergie et la colère du rock tracent une ligne à suivre au milieu des décombres d’une vie pourtant courte et un entourage délabré.

Les italiens Danilo Deninotti, scénariste de Topolino, le Mickey transalpin, et Toni Bruno, auteur de trois romans graphiques, s’attaquent au parcours de Kurt Cobain, de son enfance à la veille de l’explosion médiatique de Nirvana. Comme souvent dans l’histoire des stars du rock, la genèse est la partie la plus intéressante à explorer et à reconstituer. Le récit, réparti en quatre chapitres, le découpage et la mise en page sont classiques. Le dessin, un noir et blanc léger renforcé d’une palette étroite de bleus clairs, est fluide et efficace, sans pour autant qu’une planche ou une case retienne un instant le regard. L’œil glisse, il ne butte sur rien, mais ne se réjouit guère non plus.

La narration, qui accumule les poncifs (on dirait le parcours de n’importe quel serial killer), ne rend pas l’intensité des émotions artistiques, l’enfermement dans une création exigeante et les violences qui seront condensées dans les riffs et les paroles. Le graphisme, consensuel, monochrome et sage, n’exprime jamais ce qui fait le quotidien de ce rocker aux allures de poète maudit : l’écriture comme exorcisme et refuge, la scène comme expérience de perte de soi-même, les journées accentuant un isolement progressif et protéiforme. Les auteurs passent à côté de leur sujet, en ce sens qu’ils n’exploitent pas les multiples ressorts de la bande dessinée pour donner une vision personnelle et inspirée de cette météorite. L’hommage est cependant sympathique et incite, pour vibrer à nouveau, à replonger dans les albums de la discographie grunge.

Par F.Houriez
Moyenne des chroniqueurs
4.0

Informations sur l'album

Kurt Cobain "When I was an Alien"
Kurt Cobain

  • Currently 3.00/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 3.0/5 (2 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    meuillot Le 05/05/2017 à 19:00:00

    Au début des années 1970 dans la ville d’Aberdeen (Washington), un jeune garçon s’apprête à partir avec sa mère rendre visite à sa tante Mari. Elle a une surprise pour lui. Le petit Kurt découvre un tambour accompagné de quelques 45 tours. Les mélodies de groupes tels que les Beatles réveillent un intérêt qui jusqu’alors sommeillait en lui. On est encore bien loin du futur grand Kurt Cobain mais on en aperçoit les prémices.

    L’italien Danilo Deninotti qui scénarise cette histoire, a voulu focalisé le parcours de Kurt Cobain sur son existence avant qu’il ne soit mondialement connu. Avec cette impression qu’il appuie sur le fait que l’enfant blond n’était pas forcément disposé à devenir l’être torturé qui a écourté sa vie.

    Ainsi, Deninotti distille quelques faits avérés. De sa rencontre avec son fidèle bassiste, Krist [Novoselic], en passant par les nombreux batteurs qui n’ont pas fait le poids face à Dave Grohl, jusqu’à la rencontre avec Thurston Moore et Kim Gordon, membres du groupe Sonic Youth. Le scénariste intègre tous ces protagonistes de pertinente manière. Pour démontrer que, malgré une enfance cahotique, Kurt Cobain a su profiter d’un entourage qui correspondait à sa personnalité. Lui qui se prenait pour un extra-terrestre, se tranquillise peu à peu de savoir que d’autres aliens existent… Au travers de ses premières compositions, Kurt s’est servi de son âme écorchée et de ses convictions pour devenir ce fabuleux musicien.

    Avec ces tons bleus, qui ne sont pas sans rappeler un certain Nevermind, Toni Bruno, dessinateur de Kurt Cobain : When I Was an Alien, nous aide à plonger dans ce qui pourrait être les souvenirs du chanteur. Et puis… il y a une certaine frustration qui se dégage à la fin de cet ouvrage. Le dessin de Bruno laisse comme un goût d’inachevé. Les cases et pages défilent vite, peut-être un peu trop. Il ne nous laisse pas l’occasion de s’arrêter sur un plan, une action. On pourrait ainsi regretter une lecture trop rapide.

    Pour autant, ce récit où chaque partie est annoncée par un extrait d’un titre composé par Nirvana, rend un hommage appuyé sur Kurt Cobain. On se surprend ainsi, à écouter intérieurement quelques morceaux qui ont fait de ce groupe de rock, une référence. C’est certainement là l’essentiel pour les auteurs.