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1943, 18ème année de l'ère Shôwa à Tokyo. Shôko est une fillette insouciante, heureuse avec sa maman, une ancienne geisha. Mais son père, Sôzuke Tanako, est souvent absent. Ouvertement opposé au régime, il est obligé de se cacher pour ne pas mettre sa famille en danger. Un soir, la petite fille est brutalement réveillée lorsque la Haute Police Spéciale débarque et emmène sa mère pour l’interroger sur les activités de son mari. Dans les locaux sordides, Madame Takano, fidèle jusqu'au bout, ne cédera jamais malgré les humiliations et la torture. Relâchée le lendemain, elle ne se remettra pas de ses blessures, d'autant que la ville se retrouve bientôt sous les bombardements. Shôko va devoir apprendre à survivre seule, jetée dans l'âpre et cruel Japon d'après-guerre.

Alors que Kazuo Kamimura (Le club des divorcés ) était à l’honneur cette année au festival d’Angoulême, Kana sort un de ses one-shots, écrit en 1977. Le dessinateur est associé à Ikki Kajiwara (Ashita no Joe) qui livre un scénario réaliste, dramatique et terriblement violent. Après une première scène empreinte de sérénité et de tendresse, le lecteur bascule directement dans la cruauté et la brutalité, que ce soit par l'attitude des policiers nippons, des soldats américains, de la mère maquerelle ou des simples "monsieur tout-le-monde". Sans oublier les enfants, qui ne sont pas les derniers en matière de châtiments. La thématique principale est la vengeance. Cependant, au-delà de cette noirceur, émerge le portrait d’une fille innocente qui va devenir une véritable femme fatale. C’est aussi la représentation d’une époque durant laquelle Kajiwara et Kamimura ont eux-mêmes grandi, d’une société, de la condition féminine et d’un pays. Une histoire éprouvante, brillante, très bien menée qui tient en haleine.

Sous le crayon de Kazuo Kamimura, Shôko s'anime. Son regard troublant de détermination et de courage, ses yeux en amande fascinent. Le trait fin lui confère une silhouette élancée, féline : elle est la parfaite incarnation de la personne forte et implacable qui ne déviera pas de son objectif, quel qu'en soit le prix. Rien n’est épargné, c'est cru, marquant. Tout est montré dans ces planches en noir et blanc aux allures d'estampes dans les arrière-plans. Le style délicieusement rétro est expressif, dynamique, faisant virevolter les personnages dans les scènes d'action. Le symbolisme est ressenti pleinement au travers de cases parfois totalement muettes, ou à l'aide de détails a priori anodins.

"il faut rendre le double des bienfaits que l'on a reçus, et rendre le triple des maux que l'on nous a fait subir". Cette citation résume à elle seule le chemin de vie de l'héroïne. S'il est un manga de grande qualité, sur le plan graphique comme du scénario, Une Femme de Shôwa est pourtant une oeuvre inachevée. La fin est ouverte et relativement satisfaisante, même si poursuivre plus longuement le récit aurait été du bonheur.

Par L. Moeneclaey
Moyenne des chroniqueurs
8.0

Informations sur l'album

Une femme de Shôwa

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