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No guns life 1. Tome 1

10/11/2016 3284 visiteurs 6.0/10 (1 note)

D epuis la Grande Guerre, il y a dix ans, deux types de personnes déambulent les rues : les gens normaux et les Extends. Mi-hommes, mi-machines, ces derniers ont été développé pour servir comme armes durant le conflit. Juzo Inui, détective privé, a lui-même été transformé, sa tête ayant été remplacée par un revolver. Habitué à aider ses semblables pour résoudre leurs problèmes, sa décision d’assister un jeune garçon normal ne sera pas sans conséquences et il va devoir affronter la société Beruhren, créatrice de la technologie des Extends.

Exercice compliqué que de rendre expressif un personnage sans visage et pourtant, Juzo Inui est un protagoniste charismatique, dont la présence et la réputation donnent le ton de l’histoire. Tour à tour menaçant et plein d’humour, il est l’incarnation du privé de film noir, la clope au bec et la blague facile. Le dessin de Tasuku Karusama, dont le style, rappelle celui de Yukito Kishiro dans Gunnm, colle parfaitement avec l’ambiance sombre et pessimiste du manga. S’ajoute à cela une large panoplie de personnages secondaires, du médecin trafiquant de pièces détachées à l’assassine arborant des lames à la place des bras. L’ensemble retient l’attention et donne envie d’en savoir plus.

Car ce premier tome constitue bel et bien une introduction : les différents protagonistes sont présentés, et les éléments de l’intrigue se mettent doucement en place. Aussi bien visuellement que de l'intrigue, le projet semble ambitieux mais reste pour l’instant assez plat. Entre un dessin fourmillant de détails permettant de poser le décor et une trame aux petits oignons qui promet de multiples rebondissements, ce premier tome est un mélange réussi entre Appleseed et Trigun, porteur d'espoir pour sa suite.

Avec ce début alléchant, Tasuku Karusama, signe un manga au thème cyberpunk rempli de personnages intéressants et originaux et avec une histoire ayant du potentiel. À mettre entre toutes les mains.

Par S. Mougel
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

No guns life
1. Tome 1

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L'avis des visiteurs

    dadems Le 05/11/2016 à 10:12:49

    Jûzô Inui est un extend : on lui a implanté un revolver à la place de la tête. Depuis la grande guerre, il gagne sa vie dans cette ville grouillante d’autres extends, d’autres individus bénéficiant, comme lui, d’extensions mécaniques. Son business ? Résoudre des affaires dans lesquelles des extends sont impliqués.
    Un jour, Jûzô reçoit l’étrange visite d’un homme poursuivi par la police pour kidnapping. Il demande à Jûzô de protéger l’enfant qu’il a enlevé… !! Toutefois la gigantesque multinationale Beruhren (multinationale qui fabrique justement les extends) va entrer dans le jeu… Jûzo est loin de se douter du guêpier dans lequel il vient de fourrer son nez (ou plutôt le canon de son arme vu que sa tête est un flingue) !
    Au départ, l’histoire d’un mec à la tête de flingue, on se dit qu’effectivement ça ne peut exister que dans un manga et ça fout un peu les boules. C’est effectivement un manga shonen (vous savez, ceux qui s’adressent aux garçons car les garçons, ça aime la bagarre !) dans lequel on retrouve les ingrédients voulus : un héros bagarreur et viril (avec une tête de flingue, je ne sais pas si je l’avais déjà dit), un enfant ingénu à la quête pure et idéaliste, une méchante sexy, une mafia qui n’est pas là pour rigoler, des industriels sans scrupules et des monstres à moitié humains…
    Au final, l’horreur scénaristique à laquelle on pouvait s’attendre n’est pas complète. Si, certes, quelques clichés ont la vie dure, Karasuma arrive à nuancer quelque peu son propos en confrontant les points de vue (celui qui veut sauver le monde versus celui qui veut sauver sa peau) et en initiant un début de réflexion sur l’intégration et la discrimination.
    Au niveau du dessin, le trait n’est pas aussi clair que dans d’autres mangas. Cela donne un aspect agréable car moins industrio-japonais au dessin (si je puis me permettre cette expression triviale) mais cela ne facilite pas la lecture. Les scènes de combat (qui ne sont pas légions mais récurrentes toutefois) manquent de lisibilité et il peut arriver que ce que l’on pense avoir compris de l’issue du combat soit tout le contraire. Cela pourrait être un choix de l’auteur à certains moments mais cela ne peut être le cas pour l’ensemble de l’album.
    S’il vous faut choisir quel manga offrir à votre neveu ado pour Noël, NO GUNS LIFE n’est donc pas le plus mauvais choix que vous pourriez faire !
    Dave - HITRADIO NAMUR