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Weegee Serial Photographer

12/09/2016 3335 visiteurs 7.0/10 (3 notes)

P ersonnage haut en couleurs et emblématique de la photographie américaine, Arthur Fellig (1899 – 1968) dit «Weegee» fait partie de ces émigrants qui durent quasiment inventer leur métier pour en vivre. Pionnier du photo-journalisme, spécialiste des images chocs, il fut un des premiers pigistes indépendants sur le marché. Branché en permanence sur les ondes de la police pour pouvoir être le premier sur les lieux des crimes et des accidents, il se précipitait ensuite dans les rédactions pour vendre ses clichés. Malgré le côté racoleur de son travail, son talent a été reconnu avec une première exposition en 1943 au célèbre MoMA. Ensuite, sans jamais oublier la photographie, il mena une carrière de consultant à Hollywood. Comparée à celle de Brassaï, l’œuvre de Fellig est encore aujourd’hui régulièrement exposée à travers le monde et considérée comme un témoignage visuel d’importance de la vie new-yorkaise de l’entre-deux guerres.

Dans Weegee, Serial Photographer, Max de Radiguès s’intéresse à la période «photographe de rue» du héros. À ce moment de son existence, l’homme est au bout du rouleau physiquement et moralement. Il vit la nuit, habite littéralement son automobile, se doit d’être toujours à l’affût de la dernière tragédie et rêve d’être connu pour son art, plutôt que par les horreurs qu’il aide à mettre aux unes de ce qui ne s’appellent pas encore les tabloïds. De plus, dans cette Amérique se relevant à peine de la Crise de 1929, les richesses des privilégiés de Manhattan l’attirent, lui qui est né dans le misérable Lower East Side. Sûr de son œil et de son rôle d’artiste, il persévère au prix de sa santé et de certaines amitiés, alors que la notoriété commence à l’entraîner vers d’autres rivages. Le portrait et les mots du scénariste sonnent juste. À force d’alcools forts, de longues heures de veille et de cauchemars, les peurs et les espoirs de «Weegee» se révèlent au grand jour d’une manière rigoureuse et admirablement mis en scène.

Avec un style plus proche d’Emmanuel Moynot que celui de Will Eisner, la Grande Pomme de Wauter Mannaert est malgré tout joliment croquée. Certes, le dessinateur se repose beaucoup sur une iconographie universellement connue qui donne, quelques fois, une atmosphère de déjà-vu aux illustrations. Cependant, ce petit défaut est rapidement oublié grâce à l’énergie avec laquelle il présente ses personnages. Ceux-ci sont dépeints dans tous leurs détails très précisément, autant les bons et les mauvais, à la limite de la caricature. Ce procédé permet de transmettre la fragilité et les blessures intérieures des protagonistes d’une façon particulièrement vivante, mais sans tomber dans l’exagération. Les amateurs de réalisme seront peut-être désarçonnés par ces envolées quasi-expressionnistes. Celles-ci sont néanmoins très bien menées et s’accordent parfaitement au ton général de l’ouvrage.

Warnauts et Raives s’étaient approprié «Weegee» pour imaginer Lou Cale the famous, Max de Radiguès et Wauter Mannaert racontent sa vraie histoire : la réalité vaut largement la fiction !

Par A. Perroud
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Weegee
Serial Photographer

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L'avis des visiteurs

    Yovo Le 31/10/2017 à 10:00:49

    "Weegee" ou l’histoire vraie d’un photographe de quartier branché sur la fréquence de la police qui, arrivé le premier sur les scènes de crimes, shootait à grands flashs les cadavres pour revendre aussitôt les photos à la presse. L’ascension de cet ambitieux cynique, calculateur et sans vergogne, deviendra imparable... En tant que lecteur, difficile tout de même d’adhérer à ce profil de sale type roublard et déplaisant.

    Le dessin n’est pas transcendant non plus. Le trait est bien rehaussé par un gris assez doux mais son style est parfois imprécis. En revanche les décors – composante essentielle de l’œuvre de Weegee – sont soignés et les nombreuses vues des rues du New York des années 40 régaleront les amateurs de cartes postales vintages.

    Au final, le plus intéressant est sans doute la question jalonnant tout son parcours : quelle est la valeur artistique de son travail ? Guidé par une inextinguible soif de reconnaissance, lui s’est toujours vu comme un créateur quand le reste du monde le percevait comme un charognard opportuniste. La postérité lui a finalement donné raison…