Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Nuit noire sur Brest Nuit noire sur Brest - Septembre 1937 La guerre d'Espagne s'invite en Bretagne

08/09/2016 9203 visiteurs 7.0/10 (2 notes)

D ans la purée de pois d’une nuit d’août 1937, un sous-marin espagnol fait surface dans la rade de Brest. Rapidement, le navire devient un objet de convoitise et le préambule d’un conflit qui ravagera l’Europe quelques années plus tard.

La guerre constitue une source d’inspiration malheureusement inépuisable. Celle d’Espagne n’échappe pas à la règle, s’il est fait référence à quelques parutions récentes du neuvième art comme Dolores de Bruno Loth, España la vida de Maximilien Le Roy et Eddy Vaccaro ou bien L'art de voler d’Antonio Altarriba, sans parler du mythique, mais plus lointain, Phalanges de l'ordre noir du duo Christin/Bilal, et la liste est encore longue… Alors que nombre de récits guerriers s’attachent à ceux qui combattaient, étrangement, les albums sur la lutte sanglante qui opposa les forces républicaines aux troupes franquistes s’intéressent plus à ceux qui la subirent, à l’instar des Temps mauvais (Les) de Carlos Gimenez. Peut-être faut-il voir là les conséquences d’une confrontation armée qui, contrairement à son illustre ainée, opposait non pas des nations, mais un peuple à lui-même ! Cette dualité se retrouve dans Nuit noire sur Brest, dans une variation navale.

Avant tout, il y a les dialogues et surtout cette voix off - un rien désabusée - qui révèle magnifiquement les dessous des cartes d’une partie de dupes entre une France qui prônait, quelque peu forcée, la neutralité, mais qui laissait communistes et anarchistes porter assistance aux Républicains pendant que les nervis du Parti Social Français s’employaient auprès des barbouzes nationalistes. Cependant, au-delà du flot des mots, il y a une atmosphère. Celle de l’avant-guerre, celle du port de Brest avec sa brume, ses putes ou ses ouvriers syndiqués, celle des arcanes du pouvoir où grenouillent faux diplomates et vrais espions, celle - équivoque - d’un affrontement en devenir dont personne ne veut entendre parler alors que Guernica n’en finit pas de brûler au-delà des Pyrénées. Pour donner consistance à l’impalpable, à l’indicible, la couleur est nécessaire, et celle de Damien Cuvillier fait merveille en illuminant bordels et sous-marins, tout en dépeignant Brest autrement que sous la pluie. Et s’il ne peut être passé sous silence un graphisme qui, sur certaines planches, frôle la démonstration en cherchant la difficulté, il faut convenir qu’il trébuche – parfois – curieusement sur de petits détails.

Fiction historique qui, au travers d’une anecdote, conduit à s’intéresser à une période aussi confuse et ambiguë que les personnages qui la peuplent, Nuit noire sur Brest sait - au-delà de l’agréable - jouer sur le registre du pédagogique en proposant un dossier qui permettra au lecteur de revenir à l’Histoire, la vraie et de terminer l’aventure du C-2… du moins jusqu’à Carthagène !

Par S. Salin
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Nuit noire sur Brest
Nuit noire sur Brest - Septembre 1937 La guerre d'Espagne s'invite en Bretagne

  • Currently 4.18/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.2/5 (22 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    Hublot Le 23/01/2018 à 22:09:38

    Histoire passionnante, dessin impeccable, juste un soucis ( pour moi..) avec les différents personnages pas assez tranchés a mon goût. Du mal a les identifier durant toute l’histoire...

    canarenchaine Le 15/04/2017 à 18:36:57

    Beau travail scénaristique de Galic et Kris (ce dernier étant celui qui a découvert le livre relatant cette histoire vraie) parfaitement rendu par le dessin de Damien Cuvillier. Les différentes atmosphères sont particulièrement mises en valeur par une couleur directe de qualité et bien choisie à chaque fois.
    si vous avez la possibilité de découvrir les planches de cette bd, ne passez pas à côté.

    Flitwoodmac Le 08/03/2017 à 17:36:50

    Pour les originaires de Brest, cette Bd est pleine des références et de clin d'oeil a cette ville et nous plonge dans son passé d'entre 2 guerres.
    La Palme revenant au personne du journaliste Stanislas Le Roy, qui est une caricature de notre célèbre Steven Le Roy local...

    kurdy1207 Le 19/09/2016 à 08:49:55

    « Nuit noire sur Brest », une petite merveille. A mon avis, il s’agit là de l’une des meilleures BD de 2016.

    Histoire originale, en effet tout le monde se souvient de la destruction de Brest lors de la Seconde Guerre mondiale, mais qui se rappelle de ce sous-marin qui en 1937 a dû rallier son port suite à une avarie ?

    Une confrontation entre républicains espagnols et franquistes ainsi qu’une pré confrontation entre communistes et extrême droite française. Franco tient absolument à prendre possession du sous-marin et pour arriver à ses fins, tous les moyens sont bons.

    Personnages troublants, époque troublée. Dessins relevés, délicieux, fascinants. De vraies gueules, des individus avec de vrais caractères parfois sombres et ténébreux. Je dois dire qu’aucun d’eux ne m’a attiré la moindre sympathie, car il s’agit ici d’une confrontation entre personnes obtuses toutes persuadées de posséder la vérité. Ah si, le capitaine du sous-marin aurait pu, mais au bout du compte il s’agit du personnage le plus pathétique.

    Un petit bijou que cette BD.