Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Doggybags 9. Volume 9

21/04/2016 3177 visiteurs 7.0/10 (2 notes)

L e concept de DoggyBags, depuis la parution du premier numéro en 2011, est de reprendre les thèmes, l’esthétique et les codes narratifs des pulp fictions, qui ont fait le régal de leurs lecteurs dans l’Amérique de la première moitié du 20ème siècle. Cette création des éditions Ankama trouve son inspiration essentiellement du côté de l’horreur et du fantastique. Comme pour les précédents volumes, sont proposées ici trois histoires, liées par le thème (les zombies à la conquête de la planète Terre). Doggybags 5 contenait Death of a nation, sorte de pilote aux trois récits présents dans cette neuvième livraison. Tous peuvent se lire indépendamment.

Patriot Act a pour cadre un parc d’attractions dans lequel le visiteur aura la possibilité de flinguer des morts-vivants, dans diverses mises en scène reprenant les grands échecs de la courte histoire des États-Unis (la bataille de Little Big Horn, le Vietnam ou la destruction de New-Orleans par le cyclone Katrina). Le zombie est devenu l’incarnation des comptes non réglés par le beauf ultra nationaliste américain. Indiens, Vietcongs, pillards noirs sont à portée de fusil et les abattre, même virtuellement, assouvit bien des pulsions. Mais il y aura un grain de sable.

Opération Wonder Land suit l’escouade Yellow 4, qui a pour mission de retrouver des survivants dans le parc de loisirs, où les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévues. Les cibles se sont rebellées et affranchies. Et elles sont très en colère.

The last president raconte comment les zombies ont largement dépassé le territoire de l’ancien parc et se trouvent en position de menacer le président des États-Unis. Celui-ci est enfermé dans son bunker personnel, sans sa famille. 90 jours, comme le prévoit la procédure. Le lecteur voit ce chef d’Etat, sans pays, survivre dans cette solitude contrainte. La sortie, au bout de trois mois, ne sera pas sans surprise.

« Suspense, frissons & horreur !! », « violence 100% graphique », « 120 pages tout en couleurs et sans concession ! » annonce la couverture. Ces accroches sont bien exagérées. Un crâne de zombie qui explose n’affole plus grand monde aujourd’hui. Cela appartient au folklore et fait le lien avec les séries d'outre-Atlantique originelles. Néanmoins, ces trois récits sont rondement menés, avec une dynamique qui leur est propre et des graphismes plutôt efficaces, n’ayant pas peur du gros plan. On y trouve des sales gueules (pas seulement chez les morts-vivants), de l’exagération, une misanthropie tangible, du mépris pour toute sorte de vie, des égoïstes qui ont peur.

Cette Humanité en déclin a concentré ses angoisses sur les morts-vivants. C’est pratique, ils n’existent pas. Mais on peut remplacer « zombies » par n’importe quel vocable désignant un groupe d’individus, quelles qu’en soient ses caractéristiques, et DoggyBags deviendrait presque une parabole de cette partie de l'Humanité qui se construit en détruisant l’autre, entretenant son incapacité à tendre la main. Un bon défouloir, mais pas seulement …

Par F.Houriez
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Doggybags
9. Volume 9

  • Currently 3.67/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 3.7/5 (12 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    Aswin Le 28/04/2016 à 16:21:19

    si vous voulez des frissons, faut plutôt lire Outcast de Robert Kirkman (Walking Dead) sur l'exorcisme.