Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Sociorama La Fabrique pornographique

04/04/2016 4056 visiteurs 4.5/10 (4 notes)

H oward, agent de sécurité dans un grand magasin, vit un rêve éveillé. Parce qu'il a eu le courage d'aborder Pamela, son actrice X préférée, au Salon de l'érotisme, il se retrouve muni d'un pass pour une partouze filmée. L'occasion pour le jeune homme d'ouvrir quelques portes et de se faire une place dans ce monde qui le fascine.

Depuis quelques années, le porno est tendance. Entre voyeurisme et volonté de démystifier cet univers où les fantasmes côtoient l'exploitation humaine, il fait l'objet de nombreux documentaires, d'articles, ou encore d'une série tv. Mais l'attention ne se porte que sur ce qui est glamour et excitant : les tournages professionnels légaux. La plupart des œuvres esquivent systématiquement le reste, qui relève du pire esclavage, pour se focaliser sur les volontaires du X. La fabrique pornographique reste lui aussi pornographiquement" correct en se concentrant sur les films officiels.

À travers le parcours d'Howard et Betty, Lisa Mandel met en images l'enquête du sociologue Mathieu Trachman. Comment entre-t-on dans le milieu du X et comment en vit-on? Si on est une femme, c'est - en quelque sorte - facile. Le plus difficile est de durer. Quand on est un homme, c'est comme accéder à un club libertin, il vaut mieux avoir sa "femme-passeport" : la recommandation d'une star ne suffit pas, l'astuce consiste à amener sa partenaire et se greffer (s'incruster) sur son contrat. Si la dérision et la bonne humeur sont omniprésents lors des tournages, le résultat est d'une triste vacuité qui réduit ces acteurs à des objets et leurs prestations à des prouesses relevant de la froide mécanique des corps. Et après, comment rebondit-on après avoir été marqué d'un X ? Comment gérer le regard des autres ? Howard et Betty ne s'en sortent pas si mal.

Un petit livre sympathique et amusant mais qui, et c'est le comble pour son sujet, ne va guère en profondeur.

Par M. Leroy
Moyenne des chroniqueurs
4.5

Informations sur l'album

Sociorama
La Fabrique pornographique

  • Currently 3.60/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 3.6/5 (5 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    Erik67 Le 30/08/2020 à 21:01:03

    Il fallait oser une telle approche et l'auteure l'a très bien réalisée tout en légèreté. On entre dans l'envers du décors pour comprendre comment fonctionne le monde de la pornographie. Il y a certes beaucoup de désillusions provoquées par ces fabricants de fantasmes.

    A la base de cette oeuvre, il y a toute une étude sociologique. Fort heureusement, on n'aura pas droit à des données brutes mais à une petite intrigue qui nous tiendra en haleine durant ces 164 pages. L'auteure s'est en effet servie des différents témoignages pour les intégrer de manière subtile dans les dialogues. On comprend mieux la situation de ces salariés pas comme les autres et qui ont le minimum de droits. Pour un Rocco Sifredi, il y a mille hommes sous évalués et idem pour les femmes.

    Visiblement, on entre un peu par hasard dans le monde du hard comme Howard le vigile d'un centre commercial ou Betty l'étudiante. On déchante assez vite devant les réalités de ce milieu et devant toute cette industrie pornographique. Le travail du corps peut vite s'avérer épuisant contrairement à ce qu'on pourrait penser.

    L'oeuvre est parfois trash mais elle parvient à mettre le lecteur assez à l'aise en introduisant la distance nécessaire par la douceur du trait ou encore par l'humour des situations.