Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Sweet Tooth 1. Volume 1

10/12/2015 8402 visiteurs 6.7/10 (7 notes)

G us est un petit garçon de neuf ans presque comme les autres. Presque : c'est un enfant-cerf. Depuis sa naissance, il vit seul dans des bois, à l'écart du monde, avec son père. Un père omniprésent qui joue tour à tour le rôle de mère, de professeur, de curé et de compagnon de jeu. Les règles de vie sont strictes et les sorties interdites. Les journées se résument à la pêche et la cueillette, les soirées à l’apprentissage de la Bible version papa au coin du feu.

Il y a sept ans, la Terre a vu naître une maladie inconnue. Se répandant partout elle causa la mort de milliards d'êtres humains sur son passage n'épargnant que ceux nés après le début de l'épidémie. Le père de Gus en est atteint... aussi, avant de mourir, essaie-t-il de préparer son fils à vivre sans lui dans ces bois, à se protéger du monde extérieur fait de "pêcheurs" comme il les appelle. Quand la maladie finit par l'emporter, l'enfant-cerf se retrouve livré à lui-même, en proie à ses questions, à ses doutes. Lorsque des chasseurs débarquent et tentent de le capturer, il ne doit la vie qu'à l'intervention de T. Jepperd, homme énigmatique qui préfère parler avec ses poings. Entre deux barres de chocolat, il promet à Gus de le conduire à la "Réserve", un endroit secret où il sera en sécurité et grandira aux côtés d'autres hybrides. Pour les deux partenaires, le plus dur commence... Entre voleurs, pillards et débrouillards, Gus découvre ce que son paternel ne voulait pas qu'il voit : l'humanité et sa violence lorsque sa survie est en jeu.

Après l'expérience Trillium, Urban Comics publie un nouveau titre de J. Lemire, Sweet Tooth, récit post-apo empreint de ses thèmes fétiches : construction du héros, relation au père, rapport aux autres, religion...
Une exposition qui rappellera à certains le film le Village ou le livre Un trou dans le grillage, le départ des deux protagonistes sur la route à travers une Amérique dévastée lorgne, lui, vers The Road.
C'est en partie le talent de Lemire : présenter des situations déjà vues avant de les défaire pour donner une nouvelle orientation à son récit. En terrain connu, le lecteur est constamment surpris par les changements de direction sans jamais se perdre.

L'action est très présente, comme les rebondissements et la violence. Une violence compensée par la candeur de notre jeune héros. Il est confronté à un monde en ruine mais l'aborde avec son innoncence. Sa naïveté est désarmante, son besoin de faire confiance touchant et ses observations comme ses mots ont l'extrême justesse d'un enfant de son âge.

Les couleurs de J. Villarrubia se marient parfaitement au trait anguleux et nerveux de Lemire. La narration n'en est que plus immersive et prenante, à tel point qu'on en oublie les quelques faiblesses sur certaines scènes de combat (notamment dans les proportions). Le tout jouit d'un découpage toujours efficace, voire même (très) original par moments. Comme à son habitude, l'auteur d'Essex County utilise les flash-backs comme autant de pauses dans l'action lui permettant d'étoffer chaque personnage et de tisser son intrigue.

Au fil des onze (!) chapitres de ce premier tome, il laisse les questions centrales en suspens sans jamais frustrer son lecteur. Une manière supplémentaire de l'embarquer dans son histoire et de le faire patienter avant la parution des deux autres tomes de ce triptyque.

Par M. Moubariki
Moyenne des chroniqueurs
6.7

Informations sur l'album

Sweet Tooth
1. Volume 1

  • Currently 4.77/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.8/5 (26 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    Au Fil des Plumes Le 14/02/2017 à 15:03:33

    Il y a de ces BD qui nous frappe par leur couverture, qui nous attire sans savoir pourquoi. C'est sur le Blog de Jérôme D'une Berge à l'autre que j'ai découvert ce comics.
    La couverture m'a tout simplement fascinée. Ce jeune garçon aux bois de cerf. Cette tâche de chocolat au bord de ses lèvres (que j'ai d'abord pris pour du sang) et ce regard, ce p***** de regard effrayé, perdu. Un comics plein de promesses en somme.

    L'histoire est celle de Gus, une jeune garçon mi- homme, mi- cerf qui vit caché dans les bois avec son père depuis qu'une mystérieuse épidémie tue tout le monde sur la Terre. Si cela vous rappelle The Walking Dead, c'est normal. L'intrigue est top, pleine de rebondissements. Ce tome 1 prend un bon rythme et donne le ton de la série.

    Ici, pas de zombie! Juste des enfants hybrides nés après l'apparition de la fameuse épidémie. Les personnages sont donc plutôt atypiques. Gus est attachant mais très naïf (on sent qu'il a vécu dans les bois bien à l'abri). Personnellement, j'ai préféré le personnage de Jepperd. Ce personnage renferme une part d'humanité cachée sous une grosse couche de violence et d'alcool.

    Parlons en de l'humanité tiens? Les "méchants" dans ce Comics sont finalement les êtres humains car les hybrides eux, ne demandent qu'à vivre leur vie! Et si je pousse ma réflexion à la mort moi le nœud jusqu'au bout, dans The Walking Dead les "méchants" sont aussi les Hommes et non pas ces pauvres zombies contaminés qui ne demandent qu'à se nourrir et n'avaient rien demandé à personne?! Bon, je referme ma parenthèse philosophico je sais pas quoi et je reviens au Comics.

    En ce qui concerne l'écriture, j'ai trouvé les dialogues brefs mais efficaces. La narration est judicieuses. L'esthétique est typique des comics avec des traits marqués et des couleurs sombres. Il y a néanmoins beaucoup de violence et le budget hémoglobine en vue de l'adaptation d'un éventuel film pourrait être conséquent (âme sensible s'abstenir). Ce Comics est d'ailleurs pensait comme un film au niveau du découpage des plans et des scènes.

    Bref:

    Un début prometteur, affaire à suivre.

    https://aufildesplumesblog.wordpress.com/2017/03/22/sweet-tooth-de-jeff-lemire

    Fantasy30 Le 20/11/2016 à 21:34:02

    Indispensable! Voilà ce qu'on attend quand on est passionés du 9ème art!
    Sombre scénario‚ dessins surprenants mais tout passe par le regard des differents protagonistes(+_+)
    Un must dans le genre qui ne laisse pas insensible.
    Vivement le tome 2...
    10/10

    Urbanscarface49 Le 27/12/2015 à 15:44:12

    Jeff Lemire, génie du scénario reltaivement connu pour ses graphic novels tel que The nobody, Trillium ou encore Descender, revient pour la réédition Urban de son chef d'oeuvre absolu, Sweet Tooth.

    Autant le dire tout de suite, le dessin de Jeff Lemire peut divisé, surtout au début et notamment les néophytes. Mais cela n'aura plus aucune importance quand vous aurez dans cette histoire de beauté à la fois éblouissante et subversive.
    Le principal point fort de cette série est la profondeur immédiate et grandissante des personnages principaux. Plus on avance dans l'histoire, plus les énigmes comportementales des protagonistes deviennent claires et profondes, et l'on prend du plaisir à les suivre même si l'histoire est d'une tristesse et d'une mélancolie particulièrement pesante.

    Quant au dessin, le tout est assez contemplatif, et la mise en scène est à la fois sobre et expressive, le tout dans une fluidité jouissive. A la fin de ce tome, le suspens est à son comble, et l'on se pose des questions sur la forme que la forme que prendra la série dans un futur proche.

    Sweet Tooth est une réussite à tout les niveaux mais est peu recommandé pour les néophytes et pour les petits n'enfants.