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Adieu Kharkov

24/09/2015 5617 visiteurs 7.0/10 (1 note)

A u crépuscule de sa vie, Claudia Troubnikova demande à sa fille, Mylène Demongeot, de garder une trace écrite de son existence en écrivant un livre. Celle-ci tiendra sa promesse et Les lilas de Kharkov deviendra un best-seller. Vingt-cinq ans plus tard, Catel et Claire Bouilhac adaptent en BD ce véritable roman russe s'étirant sur une bonne partie du XXe siècle. Claudia, née en 1904 dans ce qui était encore un empire, va traverser une révolution sanglante et connaître la misère la plus noire. Elle trouvera une porte de sortie dans le Shanghai des années folles (après un mois de navigation enfermée à fond de cale), trouvera l'amour (le perdra aussi) avant de débarquer un instant sur la côte d'Azur. Après quelque temps à Saigon, elle reviendra, pour de bon cette fois, à Paris alors que les Allemands occupent une bonne partie de la France !

Cette épopée porte la marque d'une volonté de fer et d'un féminisme qui n'ose pas dire son nom. Déjà à l'adolescence, au grand dam de ses parents, Claudia insiste pour pouvoir aller à l'école. Plus tard, elle fera toujours tout pour garder son indépendance vis-à-vis des hommes. Portées par leur sujet, les auteures signent avec Adieu Kharkov un excellent album. Sans jamais tomber dans le grandiloquent et évitant le mélodrame, la narration s'en tient aux faits, aux peurs et aux espérances de l'héroïne, des héroïnes d'ailleurs, puisque la destinée de Mylène vient logiquement s'ajouter au récit principal. Évidemment, l'existence de cette dernière – elle fût repérée à dix-sept ans par un photographe de mode avant de connaître une carrière fructueuse au cinéma - est incomparablement plus facile que celle de sa mère. Pour autant, cette seconde ligne narratrice permet d'offrir, en arrière-plan, un aperçu intéressant à propos l'évolution de la place de la femme dans la société.

Kiki de Montparnasse, Olympe de Gouges, Rose Valland et maintenant Claudia Troubnikova et Mylène Demongeot, Catel et Claire Bouilhac proposent avec Adieu Kharkov un nouveau portrait de femme marquant impeccablement réalisé.

Par A. Perroud
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Adieu Kharkov

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L'avis des visiteurs

    Erik67 Le 05/09/2020 à 19:12:01

    C’est un gros pavé que voilà. J’ai quand même mis 3 jours pour en venir à bout. La lecture ne m’a pas posé trop de problème au niveau de la compréhension. On suit la vie de la mère d’une actrice française faisant partie de la génération Bardot à savoir Mylène Demongeot. Il est vrai que pour moi, cela n’évoque pas grand-chose étant plus accès sur un cinéma moderne en accord avec mon temps. Et pourtant, elle a joué dans près de 70 films depuis les années 50. Je me rappelle vaguement de la femme de Fantômas ou encore du rôle de Milady dans les 3 mousquetaires.

    Maintenant, je trouve toujours intéressant de lire des témoignages de gens qui ont traversé des épreuves. On va beaucoup voyagé : l’Ukraine, la Sibérie, Shanghai, Porquerolles… Il y a également deux ambiances graphiques bien différentes selon que l’auteur traite de la vie de la mère ou de la fille plus brièvement.

    On nous dit que c’est un récit d’émancipation de la femme. Je veux bien mais sans vouloir porter un jugement hâtif, on suit le parcours d’une femme Claudia qui n’aime pas les hommes, qui se sert de leur condition et de leur rang pour y arriver socialement et qui se débarrassera d’un homme qui l’a vraiment aimé. Que dire également lorsqu’elle jette son dévolu sur le frère de son mari ? Personnellement, je n’aime pas du tout ce genre de femmes arrivistes et manipulatrices sans coeur. Je suppose que c’était sans doute son seul moyen d’éviter la famine dans la Russie de Staline qui a fait des millions de morts dont ses parents.

    Maintenant, d’un point de vue objectif, c’était plaisant à lire et à découvrir. C’est plutôt riche et rythmé. Le romanesque est plutôt mon genre. C’est un portrait de femmes fortes qui est bien réalisé.

    Exydius Le 20/11/2019 à 16:52:19

    Un album décevant.
    Le dessin a un style un peu vieillot mais pas dénué de charme qui est malheureusement trop approximatif. Les visages manquent souvent d'expressions et parfois les personnages sont difficiles à différencier.

    Mais là où le bât blesse vraiment, c'est au niveau de l'histoire. Certes la vie des deux femmes semble intéressante mais tout du long je me suis dit : "oui, et ?". Il manque un petit quelque chose pour que le lecteur soit pris par l'histoire.

    Les deux temporalités sont peut-être de trop, à moins que ce ne soit le caractère particulièrement désagréable de certains personnages principaux. On aimerait bien s'attacher à eux, mais là ce n'est vraiment pas le cas ...

    2,5/5