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Toute la bande dessinée

Giuseppe Bergman 1. Le maître de Venise

24/02/2005 106357 visiteurs 5.0/10 (3 notes)

M ilo Manara est sans conteste un grand nom de la bande dessinée, surtout connu pour ses histoires érotiques. Son coup de crayon magique et ses superbes aquarelles ont fait le tour du monde, ses femmes à la plastique parfaite et aux charmes irrésistibles font de lui un dessinateur qui aura marqué l'Histoire. Ni plus ni moins.

Lancée au début des années 80, sa série Giuseppe Bergman, d'abord publiée dans les illustres romans (A SUIVRE) des Éditions Casterman, n'est pas une série purement érotique, même si les allusions au sexe et les demoiselles au physique aguicheur n'ont pas déserté les planches. Non, c'est ici l'Aventure qui est au cœur du récit, puisque tel est le nom donné au divertissement dont Giuseppe Bergman, simple humain parmi tant d'autres, sera le seul et unique héros. Sa mission : vivre les aventures les plus palpitantes possible pour offrir aux masses laborieuses un rien d'évasion. L'histoire en elle-même est pour le moins décousue. Sans véritable fil conducteur, la vie feuilletonesque de Giuseppe Bergman se déroule au hasard de ses voyages et se peuple de personnages complètement déjantés. Le héros, ou plutôt celui qui tente péniblement de se convaincre qu'il est bien ce héros, ne contrôle que très peu les événements qui s'enchaînent sans qu'il puisse vraiment intervenir. Il reste avant tout à la merci de ses producteurs.

Alors que l'album, ici réédité par les Humanoïdes Associés, a déjà plus de 20 ans, force est de constater que sa thématique centrale reste plus que jamais d'actualité, à l'heure où les pénibles tribulations de jeunes utopistes à moitié décérébrés ou de pseudo-célébrités en mal d'audimat prennent d'assaut les plateaux télé pour les encombrer de leur insignifiance.

Si le débat reste actuel, il n'en va pas de même pour le traitement graphique et narratif qui, lui, reste profondément et définitivement ancré dans son époque. En effet, derrière une nouvelle couverture aux couleurs directes très alléchantes se cache un style fort désuet. A se demander s'il est possible de vraiment apprécier l'album sans éprouver de nostalgie envers ces temps de plus en plus lointains. Un tel décalage entre contenant et contenu est surprenant pour celui qui tente de poser un regard vierge sur la série. Les planches n'en sont pas moins de qualité, même si le trait de Manara n'est pas encore totalement affirmé (il s'agit après tout d'une de ses premières œuvres) et sa technique du noir et blanc largement en deça de ce que peuvent accomplir certains maîtres du genre.

Manara s'autorise en outre quelques délires graphiques, comme ces illustrations pleine page plutôt psychotiques ou ces mises en page irrémédiablement tordues qui accompagnent les visions névrotiques du héros. Ce dernier point achève de faire de ce Maître de Venise un album absolument impénétrable. Quant à savoir s'il faut le lire… A chacun de se faire sa propre opinion…

Quoi qu'il en soit, les Humanoïdes Associés ont-ils eu raison de vouloir remettre au goût du jour les aventures de Giuseppe Bergman ? Sûrement, oui, car aucune œuvre de Manara ne mérite de tomber dans l'oubli. Tout au plus peut-on déplorer le redécoupage de la série visant à en faire des albums au format traditionnel. C'est là tout le charme des romans (A SUIVRE) qui est réduit à néant. Il est dommage de ne pas pouvoir retrouver l'œuvre telle qu'elle a vu le jour, d'autant plus que le dénouement de ce premier tome paraît totalement artificiel et maladroit.

Par D. Wesel
Moyenne des chroniqueurs
5.0

Informations sur l'album

Giuseppe Bergman (Humanoïdes Associés)
1. Le maître de Venise

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Note: 2.9/5 (23 votes)

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