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Lazarus 1. Pour la famille

23/04/2015 8533 visiteurs 8.0/10 (2 notes)

L a planète a subi une crise économique et sociale sans précédent. Des individus à la richesse incommensurable ont supplanté les États et s'en sont arrogés la gouvernance selon un système féodal. Forever est le Lazare de la famille Carlyle. Présentée comme la fille du patriarche Malcolm, elle est en réalité un outil issu de manipulations génétiques, capable de se régénérer et de survivre à la plupart des blessures. Elle a été construite et entraînée pour être à la fois le bouclier qui protège et la main qui frappe. C’est l’arme ultime. Pourtant, malgré son important traitement médical et l’intensité du suivi dont elle est l’objet, elle a un fort besoin d’affection et éprouve bien trop souvent des doutes et des arrière-pensées dans l’exercice de ses fonctions. Et ça, ce n’est pas bon pour un chien de garde.

Lazarus arrive en France précédée de la réputation d’être une série majeure. À l’issue de ce premier tome, il semblerait que cela ne soit pas usurpé. Certes, ce n’est pas sur le fond qu’il faut chercher les points forts. Un pouvoir détenu par des despotes/mafieux, un exécuteur en chef des basses-œuvres dont la foi en son devoir se lézarde progressivement, des enfants qui s’étripent pour manger le père, voilà un tableau bien connu qui peut s’appliquer à n’importe quelle époque. Si l’histoire s’inscrit dans un contexte d’anticipation, la vision du scénariste n’est en rien farfelue ni débridée. Elle plonge dans l’observation et l’extrapolation de nos fonctionnements actuels, entre la puissance financière de sociétés privées qui dictent leurs lois aux États et les progrès annoncés issus du croisement de la génétique et de l’informatique.

Non, la force de ce récit réside dans le soin apporté à la construction de cet univers et la caractérisation des acteurs. Greg Rucka, sur la base d’une trame classique de thriller, maintient constamment le lecteur en éveil. Il divulgue tout doucement les arcanes de son monde et trouble graduellement l’image de sa tueuse en faisant surgir des failles (empathie pour des victimes, honte après avoir donné la mort) dans l’armure du « Terminator » qu’elle est censée être. Sa narration s’articule autour de séquences différentes et parfaitement enchaînées : les temps dits faibles où Forever se dévoile, les instants durant lesquels le fonctionnement du clan et la personnalité malsaine de ses membres sont mis en avant et, bien sûr, les moments d’action, violents et explosifs. Il n’y a rien de spécialement remarquable en tant que tel, mais avec une héroïne charismatique, une orchestration soignée et habile, l’envie d’en savoir plus ne faiblit jamais.

Michael Lark est un compagnon idéal pour inciter à découvrir ce récit. Son trait réaliste et son utilisation de la couleur composent des planches dans lesquelles il est facile de s’immerger. Le dessinateur se montre aussi à l’aise pour exprimer les émotions à travers les regards, les positions du visage ou du corps, que pour traduire toute la sauvagerie et la tension des scènes de combats où son découpage fait merveille.

Avec un personnage principal fort et en dévoilant juste ce qu’il faut pour piquer l’intérêt et la curiosité, cet épisode, dynamique à souhait et précisément agencé, invite clairement à poursuivre l’aventure. Bonne nouvelle, le deuxième recueil, intitulé Ascension, est annoncé pour le mois d’août.

Par O. Vrignon
Moyenne des chroniqueurs
8.0

Informations sur l'album

Lazarus
1. Pour la famille

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L'avis des visiteurs

    paulin89 Le 19/02/2016 à 16:03:37

    une intrigue super sympa qui se découpe en chapitre et qui se laisse lire toute seule sans accro. Un dessin très beau, très fin qui permet de mettre en valeur encore d'avantage le scénario. A lire sans hésitation!!!

    Urbanscarface49 Le 15/07/2015 à 22:23:09

    Le célèbre Greg Rucka, auteur de nombreux récits licenciés chez Marvel et DC, ainsi que certaines créations originales, telles que Whiteout, Felon, et l'excellent dessinateur Michael Lark, co-auteur de Scene of Crime et dessinateur de Gotham Central, reviennent pour une nouvelle série Image.
    Lazarus nous entraine dans un univers d'anticipation néo-capitaliste où une poignée de familles dirige le monde politico-économique, et même le monde tout court.
    Ce premier tome contient les 4 premiers numéros de la série, qui constituent un excellent début de série (ce qui n'est pas tâche faicile) avec une entrée dans l'univers fluide, des personnages ayant dès le départ un certain charisme et une intrigue très bien maitrisé qui nous talonne jusqu'au bout et engendre une impatience insoutenable du second tome.
    Un excellent début de série qui à de bonnes chances de devenir culte.
    Indispensable pour les amateurs de comics.

    artbd Le 19/05/2015 à 21:41:55

    Une intrigue prenante dès les 1ères pages, des personnages qui prennent place rapidement et efficacement, un dessin de Michael Lark sombre à souhait (jetez un oeil sur certaines des planches sur 2D Galleries, c'est à tomber par terre), voilà qui préfigure un beau succès en France après un carton aux Etats-Unis.

    madmix83 Le 17/05/2015 à 17:20:42

    Quand on aime les dessins de Michael Lark, la moitié du chemin est faite ! Ajoutez à cela une intrigue passionnante de Greg Rucka et vous obtenez une très bonne BD polar/fantastique !

    biggyjay Le 03/05/2015 à 22:02:12

    Topissime ! Un récit dense qui ne dit pas tout, une intrigue prenante et rythmée. Le tout servi par une dessin assez "dark" mais vraiment sympa. Foncez !