Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Juniors

02/03/2015 2447 visiteurs 6.0/10 (1 note)

À peu près au même moment, Vénéneuses et Juniors ont déboulé en librairie. Le parallèle entre les deux est évident et tient à quelques thèmes similaires : mal-être chez les jeunes, tentation du suicide, déliquescence de la société, perspectives bouchées… Bref, les deux ouvrages dressent un portrait amer et peu reluisant du monde actuel, où les espoirs se font rares pour une jeunesse en proie au doute.

Si le sujet est le même, le traitement est quant à lui radicalement différent. Tandis que Thomas Gilbert joue sur la corde sensible, avec un déchaînement d’émotions et de couleurs vives, Hervé Bourhis et Halfbob misent sur la sobriété et le noir et blanc. Il en ressort une sensation de profonde apathie qui offre une expérience de lecture inhabituelle, le manque de rythme et d’émotion n’étant pas ici un défaut. Au contraire, par petites touches, les auteurs suggèrent beaucoup de choses, dont un désespoir à l’intensité variable. À chaque instant, le lecteur est suspendu au fil de l’histoire, priant pour que les deux personnages principaux, Victoire et Maxime, fassent les bons choix. Pas comme Sarah, qui se trompe de voie. Il y a dans cette narration une sorte d’incertitude, et surtout une grande fragilité. Au fond, tout tient à très peu de choses : un « like » inopportun sur Facebook, un costume qui fait tache dans une soirée étudiante, une rencontre alarmante au cours d’une fugue, des routes qui se croisent un peu par hasard, une prise de conscience parfois tardive, etc. Dans la vie, chacun semble devenir équilibriste, position délicate pour un adolescent qui avance à l’aveugle.

Juniors est un album d’une simplicité confondante, mais d’une richesse qui se niche dans les détails. Le dessin est épuré, mais il crée une ambiance propice aux déambulations de héros à la recherche de repères. Le scénario est mince, mais profond par ce qu’il sous-entend. Assurément, une relecture n’est pas de trop, tant il faut se replonger dans cette atmosphère glaçante pour en goûter le sel. C’est un peu le triomphe du non-dit, qui reste à l’arrière-plan, comme induit, mais est au centre de tout.

Par D. Wesel
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Juniors

  • Currently 3.67/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 3.7/5 (3 votes)

  • HalfBob
  • <N&B>
  • 01/2015 (Parution le 29/01/2015)
  • Futuropolis
  • 978-2-7548-1113-2
  • 88

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    Erik67 Le 15/11/2020 à 11:15:14

    Je ne suis pas un adepte de cette jeunesse underground ou smartphone qui n'hésite pas à taper les parents ou à mettre un uniforme nazi pour se faire remarquer. Bon, il est vrai que même un prince pas tout à fait charmant outre-manche l'a fait également mais ce n'est tout de même pas une raison.

    J'ai fais abstraction de mes sentiments répulsifs envers le personnage central pour tenir jusqu'à la fin et découvrir ce que l'auteur voulait nous dire. Certes, le symbole de l'image est très combattu alors que les idées se propagent.

    C'est une chronique sur une génération un peu perdue qui cherche ses valeurs. Le propos est presque choquant mais c'est pour la bonne cause. C'est un portait acide de cette jeunesse désinvolte qui n'a plus le sens de la responsabilité. Pauvre France !