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Vénéneuses

24/02/2015 4146 visiteurs 6.0/10 (1 note)

N our et Domitille sont adolescentes. La quinzaine, elles ne se départissent pas encore d’une certaine insouciance. Elles aiment sortir, flirter, et râlent parce qu’elles n’ont plus rien à se mettre. Bien sûr, elles sont les meilleures amies du monde.

Leur environnement est le nôtre, et les repères s’y font rares. Entre volonté de liberté et envie de réconfort, de protection, elles voguent comme elles peuvent entre des parents parfois absents et des fréquentations pas toujours très recommandables. Les soirées basculent, les masques tombent et les conséquences peuvent être difficiles à assumer. La vie de ces jeunes filles attachantes, quelque part entre bonheur éphémère et détresse insidieuse, n’a rien d’un long fleuve tranquille. La chute menace, à chaque instant.

Il y a une certaine opposition, tout du long, entre le rayonnement de leurs sourires, souligné par des couleurs vives, et la peur qui se lit par instants au fond de leurs regards. Alors, les couleurs ne sont plus uniquement vives, elles paraissent psychédéliques, renforçant l’impression d’un monde irréel, vu à travers l’alcool et la drogue. Même le choix du papier, très glacé, permet d’insister sur ce sentiment d’un univers factice qui n’est que poudre aux yeux.

Vénéneuses parle de la négation de l’amour, du besoin non repu d’une reconnaissance, d’une chaleur. Il le fait avec le langage des ados, par des textes bruts, un dessin qui se concentre sur le rendu, sur cette ambiance qui, rapidement et fréquemment, passe de la joie à la tristesse, de l’exubérance à l’enfermement. À la recherche d’un équilibre, en somme.

Par D. Wesel
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Vénéneuses

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L'avis des visiteurs

    Au Fil des Plumes Le 12/10/2019 à 13:52:26

    C'est en cherchant Salem (du même auteur) que je suis tombée sur ce roman graphique. Ne trouvant pas le fruit tant attendu, je me suis donc laissée tenter par cette BD aux couleurs franches. Je l'avoue, je n'ai même pas lu la quatrième de couverture, j'ai juste pris le livre...Comme ça... Sans savoir...

    J'ai donc découvert l'histoire de Domitille et Nour avec une certaine stupéfaction. Les deux jeunes adolescentes sont issues d'un milieu favorisé et "profite" de leur jeunesse. En fait, elles brûlent plutôt la chandelle par les deux bouts. Les jeunes filles enchaînent les soirées où drogue, alcool et sexe font bon ménage. Très vite, je me suis sentie dérangée par cet aspect de l'histoire. Voir ces deux jeunes agir de la sorte m'a profondément choquée. Et si il n'y avait que ça...

    Très vite, on s'aperçoit que les réseaux sociaux et la connectivité abusive poussent les adolescentes à agir de façon inconsidérée. De plus, leur relation est nocive, les auto-détruisant à petit feu. Vivant à cent à l'heure, Domitille et Nour en viendront à faire l'inimaginable.

    Le scénario de ce roman graphique est donc diabolique. On s'y retrouve complètement prisonnier. Tout au long de ma lecture, je me suis posée de multiples questions et je me suis de nombreuses fois retrouvée désarçonnée par les attitudes des jeunes filles. C'est violent, provocateur et j'en suis persuadée terriblement réaliste.

    Les deux personnages principaux sont torturés. J'ai eu l'impression qu'elles n'étaient pas saines d'esprit tellement certaines actions m'ont paru aberrantes. Et pourtant.... Ce que je retiendrai de Nour et Domitille, c'est ce sentiment de souffrance, cette douleur permanente face à ce monde qui ne les écoute pas. Le mal être de ces filles transpire par toutes leurs pores. Les personnages vivent une véritable souffrance qu'elles alimentent elle même créant un espèce de cercle sadique.

    Ce sentiment de perdition est accentué par l'esthétique que confère Thomas Gilbert à son oeuvre. Les personnages sont longilignes et maigres. Les traits sont accentués. Tout paraît presque irréel. L'ambiance générale est très colorée. C'est criard et violent. Le graphisme donne presque l'impression que l'ensemble est un simple cauchemar dont nos héroïnes vont se réveiller. Mais, il n'en est rien. Bien que de prime abord pas attirée par ce genre esthétique, Thomas Gilbert a su faire de moi la prisonnière de cette descente infernale que vivent ses héroïnes.
    http://aufildesplumesblog.wordpress.com