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Le soldat

13/10/2014 3864 visiteurs 6.0/10 (3 notes)

H enry s'est finalement engagé. Pour l'honneur ? Pour faire comme son ami Wilson ou, simplement, pour voir autre chose que son bled ? Au fond de lui, il ne le sait pas vraiment. Une chose est certaine néanmoins, à la veille d'une bataille incertaine et, malgré ses inquiétudes, il va enfin savoir de quel bois il est fait.

Olivier Jouvray commence à être un habitué des adaptations en bande dessinée des textes du répertoire (et pas des moindres : Moby Dick d'Herman Melville, Majipoor de Robert Silverberg). Pour Le soldat, il a choisi de transposer librement une autre œuvre majeure de la littérature américaine : La conquête du courage de Stephen Crane. Depuis sa parution en 1895, ce livre a toujours été considéré comme un des romans les plus importants du courant réaliste. Ernest Hemingway en personne le considérait comme un des récits majeurs de la langue anglaise.

Cette fable sur la découverte de soi-même face à un événement d'une grande violence (la Guerre de Sécession dans le cas présent) explore les déchirements intérieurs de Henry, ses réactions face aux combats et, plus généralement, à la mort. Le scénario parvient très bien à décrire les tourments du héros, particulièrement par l'entremise de scènes de cauchemars qui offrent une plongée terrifiante dans sa psyché. Ce procédé rappelle, d'une certaine manière, les interrogations quasi-similaires d'Ange-Marie d’Éric Stalner et Aude Ettori, album ayant pour cadre la première Guerre Mondiale. En revanche, si le cœur de la narration est parfaitement - scientifiquement presque - en place, la trajectoire du jeune homme est racontée avec une certaine distanciation qui la rend quelque peu trop clinique. La faute vient peut-être du fait que les différents personnages ne sont introduits que très succinctement. Henry, en premier lieu, ne semble exister que pour montrer les transformations que le conflit opèrent sur son existence. Résultat, le lecteur suit ses terribles expériences, mais sans jamais être emporté par les événements ni même partager ses doutes et angoisses.

Pour illustrer ces propos, Efa a choisi une approche décalée. En effet, son traitement à l'aquarelle, au rendu très doux, détonne face à cet univers de sueurs et de larmes. Le cadre est bucolique, les bois et les champs respirent la sérénité, jusqu'au moment où le fracas des armes se fait entendre. De la même manière, les scènes de rêve sont plongées dans un cocon féerique avant que l'épouvantable apparaisse. Malheureusement, malgré tout son talent, le dessinateur cale quelque peu quand il est question de montrer l'horreur, la vraie. Même quand le sang coule et les corps sont déchiquetés, les planches ne se départissent pas d'une atmosphère théâtrale qui sonne un peu creux. En résumé, ça manque de « nerf » et de spontanéité par instants.

Uniquement concentré sur son sujet au point d'en perdre son universalité, Le soldat peine à convaincre.

Par A. Perroud
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Le soldat

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Note: 3.9/5 (19 votes)

  • Efa
  • Efa
  • 10/2014 (Parution le 10/10/2014)
  • Le Lombard
  • Signé
  • 978-2-8036-3410-1
  • 72

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L'avis des visiteurs

    Erik67 Le 02/09/2020 à 00:49:43

    C’est une histoire un peu universelle qui aurait pu se passer au cours de n’importe quelle guerre. Le propos est de s’intéresser à l’engagement du soldat. Ce dernier s’engage dans l’armée car le pays est en guerre et il s’agit de prouver sa bravoure et ne pas être considéré comme un lâche. La mère lui explique que, sur un champ de bataille, il fera moins le malin et cela sera trop tard. Il ne comprend pas et part pour affronter son destin. On sait d’avance comment tout cela va se terminer.

    Le cadre choisi par l’auteur sera la guerre de Sécession qui fit rage entre 1861 et 1865 entre le Nord et le Sud des USA. C’est juste un cadre mais le propos ne sera pas tourné vers l’historique. C’est plutôt une introspection.

    Une œuvre qui montre que la guerre ne sert pas l’intérêt de l’individu. Pourquoi se faire tuer pour les autres ? Le véritable héroïsme est de refuser de faire comme les moutons pour aller à l’abattoir. Le reste est une question de point de vue.

    Bref, nous avons là la version gore des Tuniques bleues.