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Sillage (Premières armes) 1. Esprit d'équipe

14/07/2014 6188 visiteurs 7.5/10 (2 notes)

A près Le collectionneur, après Les chroniques de Sillage, après Nävis, voici venu Sillage – Premières armes, nouvelle déclinaison d’un des porte-drapeau de la maison au triangle rouge.

Lassé des séries dérivées de succès d’édition et d'autres "arlestoneries" sans fin, le lecteur plusieurs fois échaudé ne pourra que jeter un regard critique sur cette nouvelle parution. Un coup d’œil à la couverture, pourtant, ne manquera pas de raviver sa curiosité, laquelle sera définitivement piquée lorsqu’il se hasardera à ouvrir et feuilleter l’album. Et pour cause ! Pierre-Mony Chan, délaissant un Cross Fire qui l’a fait connaître au sein de l’écurie Soleil, prend le relais de Philippe Buchet pour narrer les premières aventures dans les rangs sillagiens de la belle sauvageonne qui, il y a quelques années maintenant, crevait véritablement l’écran – ou plutôt les planches – d’une toute jeune collection Neopolis appelée à accueillir de nombreux titres de qualité. Dire qu’il s’en sort avec les honneurs serait un euphémisme.

Au moment de reprendre une série à ce point établie, la difficulté principale consiste à se fondre dans un univers existant tout en préservant sa propre personnalité, à s’approprier des personnages sans les trahir. Le défi est indéniablement relevé avec brio par Pierre-Mony Chan, bien épaulé par Alice Picard (Wëena) aux couleurs : dessinateur et coloriste respectent globalement la charte graphique de la série, avec ses décors et cadrages travaillés, son mouvement parfaitement rendu et ses extraterrestres biscornus, tout en y adjoignant une petite touche qui leur appartient. Cela passe notamment par des couleurs lumineuses qui se gardent bien d’être criardes et un petit côté manga – notamment dans les visages.

Au scénario, Jean David Morvan tire aussi son épingle du jeu. Il parvient en effet à présenter dans ce premier tome tous les fondamentaux de la série-mère, histoire de permettre à un nouveau public de prendre le train en marche, sans que l’impression d’une trop grande redondance ne se fasse sentir chez les lecteurs de la première heure. Non content de s’ouvrir aux profanes comme aux vieux briscards, le prolifique scénariste livre un récit qui tient parfaitement en un album, résumant lui aussi le rôle politique que joue le convoi et les luttes – intestines ou tournées vers l’extérieur – qui rythment son quotidien. Le tout en accordant, comme il se doit, le premier rôle à Nävis.

Coup d’envoi réussi, donc, pour ces Premières armes. Il restera aux auteurs à se renouveler suffisamment par la suite pour éviter de ne produire qu’un calque des premiers tomes de la série principale. D’un autre côté, il reste sûrement dans l’immensité de l’univers d’innombrables planètes à découvrir aux côtés d’une héroïne qui, ayant fortement évolué dans ses dernières aventures, ne se prêtait peut-être plus tout à fait à ce type d’histoires. Espérons aussi que cela permettra à Morvan et Buchet de se concentrer sur un fil rouge qui, depuis quelques albums, devient l’intérêt majeur de Sillage.

Par D. Wesel
Moyenne des chroniqueurs
7.5

Informations sur l'album

Sillage (Premières armes)
1. Esprit d'équipe

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L'avis des visiteurs

    duncan89 Le 09/04/2015 à 15:22:38

    Les spin-off sont à la mode...Mais c'est malgré tout une bonne surprise surtout au niveau de la qualité du dessin (dessinateur de cross fire et colorisation de Buchet), les cases sont très dynamiques avec des décors plutôt travaillés.
    Au niveau de Navis on retrouve l'adorable peste des débuts avec sont coté espiègle et rebelle...par contre j'ai eu un peu de peine à la reconnaître au niveau charadesign.
    Au niveau scénario, c'est du très classique. Une planète, des magouilles politique et navis au milieu.
    Bref, c'est beau, bien réalisé et agréable à lire avec une histoire bouclée en 1 tome.
    Après cela n'apporte pas grand chose au cycle de sillage (plus de l'ordre de la collection) et c'est plus que commercial à mon gout. Buchet sort quasi un tome a l'année et la nous ne sommes pas loin de l'overdose si il y a en plus des one shots.

    chriscolorado Le 22/09/2014 à 21:08:19

    Franchement au départ, j'avais un très mauvais apriori sur cette nouvelle série dérivée de Sillage.
    Les précédents spin off m'avait que très moyennement convaincu.
    Celui basé sur les "chroniques" présente un intérêt limité, car plutôt réservé aux fans de la série mère. Et même dans ce cas là il ne recèle en soi que quelques perles pour beaucoup d'épisodes moyens, voir mauvais. De plus cette mode de faire appel à plusieurs dessinateurs différents (sous couvert de proposer une nouvelle lecture de la série) souffre généralement d'un manque de réflexion et d'une cohésion graphique (dans la limite des différents styles bien sur) . La pluparts n'apportent rien, mais désincarnent plutôt la série et ses personnages.
    Aussi ais-je souvent l'impression qu'ils sont surtout là pour remplir un rôle technique (produire des planches) plus qu'artistique.

    Celui sur la jeunesse de Navïs, n'apporte (quasiment) rien à la série. Pour cause, Morvan n'a pas cherché à faire une série reprenant le ton de la série mère et révélant les péripéties qui marquèrent l'enfance de Navïs.
    On ne lit pas un spin-off de Sillage, mais une énième série jeunesse avec un garçon ou fille dans le rôle titre = Titeuf, Cédric, Kid Paddle,...
    Morvan a voulu faire son Petit Spirou. Seulement là où Tome et Janry nous ont offert un bijou (pour les premiers tomes), Morvan prouve une nouvelle fois, par des histoires (trop) niaises, qu'il ferait mieux de se concentrer sur ses productions ados-adultes.

    Enfin et ce sera là mon principal à priori avant la lecture de cet album, la multiplication de ces spins offs (moyens) au détriment de la série mère.

    Mais là surprise ! Débarrassé de tous le bagage dramatique de la série mère, Morvan se fait plaisir et nous fait plaisir !
    Sillage (Première armes) est le prétexte pour Morvan de revenir aux début de Sillage (entre le tome 2 et 3 je crois) avant qu'il ne devienne lui – même prisonnier de l'évolution dramatique de la série mère.
    Alors certes le procédé est un peu facile. Navïs est plus insouciante. Mais quel bonheur de retrouver cette fraicheur du début, avec des aventures de SF pure faisant la part belle à l'action et l'humour (mention spéciale pour le méchant !).
    Qu'on soit fan de la série mère ou simple amateur, voilà une série de SF pour tous. La relative indépendance vis – à – vis de la série mère et le fait que la série ne soit pas sur le modèle "à suivre" rend du même coup Sillage (Premières armes) plus accessible à ceux qui ne connaissent pas la série mère ou qui n'ont pas les moyens (ou l'envie) d'acheter toute les Sillage ou futurs tomes du spin off.


    Seul bémol, à mon goût, le dessin. Qui n'apporte pas grand chose.
    L'aspect manga réponds peut – être à une logique, qui veut que l'on retourne à la jeunesse. Que ce soit celle de la série ou/et du public.


    + étant donné que je ne suis pas toujours d'accord avec les chroniques de Bdgest', je tiens à signaler quand l’occurrence, je partage tout à fait l'avis de D.Wesel.