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Rayons pour Sidar 1. Lorrain

09/06/2014 5081 visiteurs 6.0/10 (1 note)

S ur la planète Sidar, le terrien Lorrain 1613 A.C. recherche son double robotique, Lionel. Guidé par Xaog, un aborigène sidarien, il s’aventure à travers une faune et une flore étrange et hostile, bien décidé à retrouver la trace de son ami. Si l’environnement inhospitalier rend la tâche ardue, il doit également mener cette mission à bien avant l’invasion imminente des Xressiens, le peuple auquel la Terre a décidé de céder cette planète qui rend toute implantation humaine trop difficile.

Après Niourk, Piège sur Zarkass, OMS en série et La peur géante, cette collection d’adaptation lancée par Ankama et Comix buro, axée sur l’œuvre de Stefan Wul, propose la remise à neuf d’un roman datant de 1957. Au long de ses onze romans publiés dans la célèbre collection Anticipation des éditions Fleuve Noir entre 1956 et 1959, Stefan Wul (Pierre Pairault de son vrai nom) a su s’imposer comme le grand maître français de la Science-Fiction. Ses mondes imaginaires ont inspiré bon nombre d’artistes, qu’ils fussent issus de la littérature ou du cinéma. Cette fois-ci, c'est au tour de Valérie Mangin et d’Emmanuel Civiello de rendre hommage au romancier en adaptant son Rayons pour Sidar à notre média de prédilection.

En suivant les pérégrinations de ce mystérieux personnage lancé à la poursuite de son alter ego mécanique, le lecteur découvre un écosystème d’une grande richesse, mais recelant de nombreux dangers. La tenue coloniale du héros et l’enracinement de cet administrateur terrien font écho à une période révolue, où l’homme blanc partait à la conquête de civilisations jugées inférieures. Si le thème de la colonisation est abordé, il est par contre difficile de s’attacher à la quête de cet homme maladroit et naïf, qui semble totalement dépassé par les événements. L’intelligence limitée d’autochtones venus alimenter des dialogues sans véritable intérêt et la narration légèrement confuse due à l’absence de scènes de transition, renforcent l’impression de suivre un récit, certes divertissant, mais jamais vraiment prenant.

Si la mise en place de ce diptyque a du mal à emballer, le dépaysement est cependant garanti grâce au graphisme d’Emmanuel Civiello (Korrigans, La graine de folie, La dynastie des Dragons). Abandonnant ses univers féériques pour se frotter à l'anticipation, il propose une galerie d’extra-terrestres particulièrement réussie, ainsi que des décors regorgeant de créatures menaçantes. Malgré un aspect légèrement trop fouillis, qui a tendance à surcharger les cases, voire même à rendre la lecture visuellement éprouvante, ce dessin fourmillant de détails constitue pour l’instant l’attrait principal de ce voyage.

Dévoilant un monde surprenant et des personnages atypiques, ce premier volet ne permet malheureusement pas encore de connaître les véritables enjeux de cette aventure imaginée par Stefan Wul.

Par Y. Tilleuil
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Rayons pour Sidar
1. Lorrain

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L'avis des visiteurs

    Arkadi Le 09/05/2016 à 15:23:51

    Stefan Wul n’était ni pro, ni anticolonial. Homme de son temps, il n’avait d’opinion que celle de la majorité des français en une époque ou encore la France était coloniale. Et vous ne lirez aucun parti pris sur ce thème dans les romans. D’ailleurs, « rayons pour Sidar » n’est qu’un préambule à « Piège sur Zarkass ». La différence étant que pour l’un, seul deux personnages sauvent toute une civilisation alors que pour l’autre, c’est bien tout le peuple indigène qui se sauve de la main mise d’un futur colon destructeur. Car la civilisation terrienne, dans les deux cas, est bonne pour l’émancipation de ces peuples respectifs. A méditer, lorsque l’on croit que Wul est un dénonciateur. Hélas, bien au contraire.

    En préambule, Valérie Mangin explique clairement la position de Wul et, dans ce premier tome y demeure fidèle. Les peuples rencontrés par les héros sont plus sauvages les uns que les autres, et on comprend les colères multiples de Lorrain, alors qu’il tente de les sauver, face à ces peuples agressifs.

    Si l’adaptation est de bonne facture, fidèle au roman et plutôt réjouissant dans la description de Sidar, les découpages entre scène peuvent parfois heurter le bon déroulement de lecture. Et si le dessin de Civiello est superbe avec des couleurs extraordinaires, là encore, la profusion des détails et l’absence d’ancrage précis heurtent aussi la lisibilité de l’histoire. Ce défaut récurrent, à la fois au dessin et au scénario, nous empêche l’immersion dans cet univers unique. Dommage…

    Valérie Mangin joue la carte de la fidélité au roman jusqu’au boutiste et, comme le roman, n’approfondie pas le thème du duo robotique, tout en laissant la part belle aux dessins.

    En sortant de ce premier tome, il y a toujours cette question qui point à l’horizon. Un dessinateur de bande dessiné peut-il être illustrateur ? Car les illustrations magiques et magnifiques de Civiello dessert la lecture par sa force agressive de trait et l’atypisme de la gouache. Tel Carlos Nine ou Mattoti, Civiello nous prouve le génie de son travail dans cette adaptation. Mais il me semble qu’un dessin dans une BD doit servir avant tout l’histoire. Alors que dans cette BD, l’histoire semble être un simple réceptacle à un vrai savoir-faire pictural, au détriment du lecteur et de sa lecture.

    Rody Sansei Le 07/12/2015 à 10:47:47

    Une adaptation passable.

    Malgré un dessin de qualité, bien qu'un peu trop fouillie parfois, on retrouve dans cette adaptation le défaut principal sur je fais à l'auteure Valérie Mangin : la narration est confuse, bien trop éliptique par moment, et surtout jamais vraiment prenante. La différence est flagrante avec les autres adaptations parues dans la même série : on sent que l'histoire originale est plutôt fouillée et riche, mais l'adaptation gâche au final un peu tout. Quel dommage.

    duncan89 Le 21/10/2015 à 15:36:57

    j'ai lu la plupart des romans de stefan Wul hormis celui la donc je ne peu dire si l'adaptation par valerie Mangin est fidèle ou pas.
    Par contre à la lecture j'ai trouvé la bd très confuse et peu passionnante. On ne comprend pas grand chose et les personnages sont antipathiques.
    j'ai hésité à mettre 1/5 car le dessin de Civiello reste d'une grande qualité...mais ça ne suffit pas à sauver l'ensemble.