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Jour J 15. La secte de Nazareth

02/12/2013 10101 visiteurs 6.0/10 (1 note)

E n se lavant les mains, le gouverneur Ponce Pilate a fait le mauvais choix. Crucifiant Barabbas en lieu et place d’un certain Jésus de Nazareth, il a permis au prédicateur de soulever Jérusalem et d’attirer sur elle les foudres de l’empereur Claude et de la Xe Fretensis. Trente ans plus tard, cette secte de fanatiques veut brûler la Ville Éternelle.

En considérant le cours du temps comme une suite de hasards, rien n’empêche d’imaginer que ce qui est, aurait pu être tout autre. Tel est le principe de base de l’uchronie dont le scénariste de Jour J et du Grand jeu demeure l’un des spécialistes.

Toujours avec Fred Duval, Jean-Pierre Pécau revisite aujourd’hui les prémices du christianisme. Cependant, ils en modifient singulièrement l’approche puisqu’il est ici question d’un groupuscule qui, après une révolte durement matée, a essaimé au sein de toute la Romanité et cherche désormais à s’attaquer au cœur de l’Empire. Si le récit se déroule il y a un peu moins de deux mille ans, il semble devoir trouver un écho - voulu - dans l’actualité : derrière Rome, il est possible d’imaginer l’ombre de Washington… Très contemporain dans le propos, La secte de Nazareth tient toutefois plus de la traque policière que de l’analyse théologique, même si, au regard de l’Histoire, le dernier coup de glaive du centurion Gaius sonne comme un aveu d’échec !

Déjà aux pinceaux sur Le lion d’Égypte, Igor Kordey est de ceux dont la puissance des planches ne laisse pas insensible. Et si un certain manque de précision peut lui être parfois reproché, il livre ici une partition qui en privilégiant la force du trait à un réalisme forcené, n'en sert pas moins parfaitement le scénario.

Sur un concept inépuisable, Jour J souffle le chaud et le froid. Avec ce dernier volet, il semblerait que les auteurs aient retrouvé leur inspiration et offrent à ce one-shot une mise en perspective dont tous les opus de la collection ne bénéficient pas.

Par S. Salin
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Jour J
15. La secte de Nazareth

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L'avis des visiteurs

    cdubet Le 26/09/2015 à 19:48:26

    j ai vraiment pas aime le dessin. l histoire en soi est pas mal. Pour une fois que les auteurs quittent le XX eme sciecle c est a encourager. Le sujet est un peu chaud (et encore ils auraient pu faire plus risuque s ils auraient pris mahomet). mais apres tout qui sait ce qu aurait conne le christianisme si jesus n etait pas mort ??

    Haddock 18 Le 26/12/2013 à 10:52:56

    Attendant avec impatience la sortie d'un nouvel album de la série Jour J, j'ai été plus que déçu par le tome 15. Le scénario d'un Jésus inspirateur d'une secte terroriste manque de crédibilité, à moins que "sous couvert" d'uchronie on cherche à se livrer à une énième figuration du christianisme sous l'angle de l'intolérance, figuration de bon ton dans certains milieux ! L'histoire manque de cohérence et les auteurs se laissent prendre dans le piège de nombreux raccourcis. Même s'il ne s'agit pas de construire un récit historique, un scénario d'uchronie suppose toutefois que les lecteurs puissent trouver une certaine cohérence dans le cadre temporel qui leur est proposé. Or le parti pris est donné dès le départ de faire de la personne de Jésus celui qui ne cherche à apporter que le règne de l'épée. Aucune profondeur psychologique ne permet de comprendre le discours du personnage si contraire à celui du personnage historique, celui qui a été justement rejeté par les extrémistes zélotes qui lui reprochaient "sa trop grande modération". Vouloir effectuer des rapprochements entre des faits de notre histoire contemporaine et les transposer à une autre époque ne peut être un succès que si une certaine crédibilité peut être apportée au cadre spatio-temporel, ce qui semble manifestement avoir échappé aux auteurs pour ce numéro 15. Quant au personnage de Claudius, on semble avoir voulu faire de lui un super agent secret, sorte de "James bond" de l'Antiquité mais comment imaginer qu"un simple questeur (un magistrat romain chargé des questions financières) ait pu à lui tout seul ou presque se charger de la lutte contre une organisation terroriste implantée dans de nombreuses provinces sans que l'on ne voit jamais apparaître l'intervention du pouvoir impérial ! Une dernière déception est à noter quant à la qualité de la représentation des villes et des édifices. Pour conclure, un album bien à vite à oublier .

    Blue boy Le 20/12/2013 à 17:45:55

    Je n'aurais peut-être pas dû commencer la série Jour J par ce tome, même si je savais que chaque tome est une histoire à part. Mais cela faisait un moment que je voulais découvrir cette série, dont le thème commun est l’uchronie, autrement dit les éventuelles conséquences d’un événement historique s’il s’était produit de façon différente, ce qui est une excellente idée au départ. Il se trouve que les avis sur la série sont assez partagés selon les tomes, et à coup sûr celui-ci ne restera pas comme un des meilleurs…

    Ici, on a affaire à un Jésus qui, après avoir été gracié par Ponce-Pilate, a mal tourné pour devenir le Ben Laden de l’Empire romain, un Jésus qui considère que la seule façon d’extirper le mal de Rome est d’y mettre le feu ! Dis comme ça, c’est sûr que ça rappelle des événements de notre Histoire récente et qu’on a envie de voir ce que ça peut donner sous l’Antiquité.

    Hélas, le récit s’avère très vite assez décevant et on referme l’ouvrage avec un sentiment de frustration. On ne jugera certes pas la vérité historique puisque c’est surtout une œuvre de fiction, disons de « semi-fiction ». L’impression générale est plutôt celle d’un bâclage évident. Les auteurs usent et abusent des raccourcis, et certaines situations m’ont paru dénuées de clarté et de cohérence. Il est probable que la contrainte du format (56 pages) y soit pour quelque chose, mais cela reste tout de même très superficiel ! Par exemple, Jésus est devenu un vieillard aigri et renfrogné dont on ne sait ce qui l’a conduit à prendre le chemin de l’extrémisme, et en ce qui me concerne, je suis resté sur ma faim. D’ailleurs il fait plutôt figure de personnage secondaire dans l’histoire, les auteurs se concentrant surtout Claudius et son ami légionnaire dans leur détermination à éliminer les « terroristes ».

    Quant au trait gras et ombré de Kordey, il n’est pas si désagréable, même si parfois j’ai eu un peu de mal à distinguer les visages. Les couleurs sont décentes sans être exceptionnelles. Idem pour le cadrage et la mise en page.

    En résumé, ce récit manque singulièrement de souffle, même si les auteurs ont cru pouvoir y insérer tous les ingrédients d’un peplum. On ne sait pas trop ce qu’ils ont voulu vraiment démontrer ici (si ce n’est que Jésus aurait pu devenir un fanatique s’il avait vécu assez longtemps, et après ?), surtout avec cette fin en queue de poisson. Le contraste n’en ressort que davantage quand on pense à un chef d’œuvre de la qualité de « Murena », qui certes a l’avantage de se dérouler sur plusieurs épisodes mais avec la contrainte scrupuleuse de la vérité historique. Quel ratage et quel dommage !