Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest\' Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe

Marx

31/05/2013 3687 visiteurs 7.0/10 (1 note)

K arl Marx naît le 5 mai 1818 à Trèves, en Rhénanie, dans une famille juive convertie au protestantisme pour pouvoir exercer le métier d'avocat. Envoyé à Bonn étudier son droit, il s'initie à la débauche, aux duels, à la prison et se passionne pour l’œuvre du philosophe Hegel. Mais le souhait d'épouser une noble catholique l'oblige à se ranger et à chercher un emploi. Tout en poursuivant sa thèse en philosophie à Berlin, une université plus sérieuse, il décide de créer un journal. Le journalisme nécessitant, à l'époque, de relier tous les savoirs pour comprendre les faits, Marx planche sur les penseurs de son temps : Proudhon, Saint-Simon, Blanc, Fourier, Ricardo, Sismondi. Trop séditieuse dans ses propos, la Gazette est rapidement interdite et Marx fuit avec Jenny, son épouse, vers Paris où il rencontre Friedrich Engels. Ensemble, ils publient le Manifeste du Parti Communiste avant d'être expulsés à Bruxelles. Engels et les Marx mènent une vie très bourgeoise grâce à une rente paternelle pour Friedrich et à un héritage pour le couple, tout en continuant à lutter contre les classes aisées. 1848, le printemps des peuples couve...

Tout le monde a, ne serait-ce qu'une fois, entendu parler de Karl Marx et de son ouvrage le plus célèbre, Das Kapital, qui est à l'origine de l'une des deux grandes idéologies du XXe siècle, or peu connaissent réellement l'individu et sa pensée, souvent caricaturée, raillée ou diabolisée. Sur un ton faussement léger et ironique à la première personne, servi par un trait proche du dessin de presse façon Plantu, Corinne Maier et Anne Simon mettent en scène la vie et les contradictions de deux hommes qui vénèrent le prolétariat tout en cherchant à maintenir leur confort petit-bourgeois. « Oh joie, échapper au travail » clame Engels qui vient de claquer la porte de l'usine après avoir extorqué une rente à son père, « Pas question de chercher un vrai travail » annonce Marx alors que la misère a emporté deux de ses enfants. C'est ce paradoxe que les auteurs saisissent : les révolutions sont pensées par des oisifs. Malgré son comportement de parasite social, l’intérêt de Marx est d'avoir su décomposer les mécanismes du capitalisme naissant avec une acuité encore d'actualité (paupérisation des salariés qui deviennent eux mêmes une marchandise, concentration des entreprises, succession de crises prétextes à écraser le prolétariat). Mais le récit n'oublie pas ses échecs politiques et ses erreurs, comme le fait de croire que la révolution viendra de Londres ou de Berlin, et surtout pas de la Russie sous-développée.

Une lecture à la fois ludique et intellectuelle, qui offre une juste analyse du monde d'hier et d'aujourd'hui, tant pour un public qui découvre l'économie que pour ceux qui veulent se mettre à jour.

Par M. Leroy
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Marx

  • Currently 3.43/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 3.4/5 (7 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    Erik67 Le 21/11/2020 à 20:50:31

    J'avais lu un manga sur le capital qui avait plus de consistance que cette biographie qui semble à peine effleurer le sujet malgré ses 60 pages. J'ai pourtant bien aimé l'introduction où le personnage se présente lui-même comme l'homme à abattre car il a dit qu'il fallait libérer l'humanité de la misère, des inégalités, de l'exploitation et du chômage. Il préconisait en effet une révolution contre le système capitaliste.

    Karl Marx espérait la voir de son vivant mais ce ne fut pas le cas. Il espérait qu'elle commencerait aux Etats-Unis alors que ce pays allait être le chantre du capitalisme. Il ne croyait pas du tout en la Russie, un pays trop sous-développé. Bref, nombre de ses croyances allaient tomber à l'eau. Le pire étant peut-être les exactions commises par les régimes communistes...

    Qu'on l'aime ou pas, qu'on y croit ou pas, qu'importe ! Karl Marx est l'un des théoriciens les plus influents depuis plus d'un siècle. La dernière crise nous rappelle que le capitalisme n'a pas totalement gagné. En guise de conclusion, la lutte continue et qui luttera verra. Bref, une introduction et une conclusion réussies mais un corps qui n'est guère satisfaisant.

    Le ton de la bd est résolument farfelu et les enchaînements ne sont pas très cohérents. Je respecte le parti pris qui est celui du divertissement. Pour le reste, on découvre une facette méconnue de la vie de Karl Marx à travers sa famille. Le travail réalisé par les auteurs reste tout à fait honorable.

    Maintenant et pour finir, je me rappelle d'une citation prononcé par Warren Buffet, le troisième homme le plus riche au monde: "La guerre des classes existe et nous l'avons gagnée!". Il ne disait pas cela par provocation mais pour faire comprendre que les inégalités n'ont cessé de croître, qu'il y a de plus en plus de biens pour moins d'acheteurs et que la crise de 2008 est un avertissement. Plus que jamais les idées de Karl Marx restent d'actualité.