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E n novembre 1491, Angelo Da Canossa, petit-fils d’un tailleur de pierres, fait sa rentrée à la prestigieuse université de Pise, grâce à l’appui du duc de Florence, Laurent de Médicis. Ému d’accéder à l’un des berceaux de la future élite intellectuelle italienne malgré ses humbles origines, il y fait la connaissance du groupe des Toscans, parmi lesquels le fils cadet de son mécène. Malheureusement, ce dernier le prend en grippe, suite à une maladresse, et se venge lors d’une promenade. Monté sur un cheval emballé, Angelo s’en sort grâce à un cavalier brun qui n’est autre que le leader du clan des Espagnols et le rival de Giovanni de Médicis : Cesare Borgia. Une amitié est née.

Pouvoir, stupre, poison. Des mots qui, aujourd’hui encore, résument souvent les Borgia, père, fils et fille. Des termes réducteurs que la littérature, le cinéma, la télévision ou la BD ont largement fait leurs pour évoquer cette dynastie, alors même que les historiens ont apporté des nuances à cette légende noire, du moins en ce qui concerne Lucrèce et César (ici Cesare). Ce dernier doit une bonne partie de sa renommée à Nicolas Machiavel qui s’en est inspiré dans Le Prince. Évêque à quinze ans, cardinal à seize, puis défroqué et chef de guerre, érudit et amateur d’art, supposé fratricide et incestueux, le personnage a de quoi fasciner, même les Japonais.

Après You Higuri et son Cantarella teinté de fantastique, Fuyumi Soryo (Eternal Sabbath, Mars) s’empare de cette figure pour, ainsi qu’elle le dit elle-même, tenter de comprendre comment un tel esprit a pu s’attirer une réputation aussi sinistre. S’appuyant sur une documentation fournie – il suffit de voir la bibliographie à la fin de chaque album – et l’expertise du professeur Motoaki Hara, elle brosse un portrait de Cesare Borgia qui se veut juste et aussi proche que possible. Au vu des deux premiers tomes d’une série qui en annonce une trentaine ( ! ), le lecteur ne peut que se réjouir d’un tel choix.

Mêlant la petite à la grande histoire, le récit met en scène, outre un héros attachant par sa naïveté, un brillant jeune homme, parfaitement conscient de ses origines bâtardes, de sa place sur l’échiquier politique de son ambitieux paternel, déjà cynique, mais également sensible, épris de liberté et proche de ceux qui contribuent au même moment au grand mouvement de la Renaissance. Si l’entrée en matière reste assez classique, la curiosité et l’intérêt se font aussitôt sentir, car l’auteure évoque avec ce qu’il faut de précision, quoique sans s’étendre inutilement, le contexte dans lequel gravite les protagonistes. Les forces en présence se dessinent tant à l’intérieur de l’université que dans la ville de Pise et au niveau des États italiens. Clairement définies, alliances et inimitiés interviennent çà et là dans l’intrigue (bien des ombres se faufilent dans les recoins les plus sombres des palais), pimentant l’action ou assaisonnant les relations entre les différents acteurs.

Graphiquement, la reconstitution s’avère réussie et séduit par la finesse et l’expressivité du trait autant que par le soin apporté aux décors (jusqu’à la Chapelle Sixtine qui a été restituée sans les fresques de Michel-Ange, plus tardives), ainsi qu’aux détails (en particulier pour les costumes). Les cadrages variés offrent par moments quelques très belles vues de la cité pisane, tandis que le découpage précis assure une bonne fluidité et un certain dynamisme.

Riche en promesses, bien documenté, Cesare commence en beauté.

Par M. Natali
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Cesare - Il Creatore che ha distrutto
1. Uno

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