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Terra Australis

25/03/2013 12670 visiteurs 8.0/10 (4 notes)

C inq ans de travail, cinq cents pages et presque deux kilos. Un pavé, au sens propre comme au figuré, un projet ambitieux pour conter le long voyage qui aboutit à la fondation de l'Australie.

1784, la Terra Australis n'est un point lointain sur une carte ramenée par le navigateur Cook. Après une introduction mettant en scène un brutal rituel de passage aborigène, l'histoire file à Londres, métropole crasse, à la misère endémique et aux prisons surpeuplées. La rumeur parle d'un voyage de La Pérouse, prêt à s'emparer de ces terres des antipodes. La colonisation s'impose comme une évidence, afin de couper l'herbe sous le pied de l'ennemi héréditaire et de se débarrasser du surplus de gibier de potence qui encombre les geôles britanniques. Le récit se fait chronique sociale en s'attachant à suivre quelques destinées broyées par un système judiciaire absurde et arbitraire. John Hudson, neuf ans, qui au bout de trois jours sans pain vole de quoi lui permettre de manger : sept ans de bagne par clémence du juge. Caesar, colossal esclave américain qui s'est battu dans le camps anglais, rapatrié après la défaite et qui, en guise de lauriers, n'a récolté qu'une maigre et provisoire liberté. Et puis des figurants parmi tous les autres, six cents hommes et cent quatre vingt femmes, salauds et victimes regroupés par une justice aveugle dans un même huis clos. Un violeur d'enfant, une fille qui a volé un mouchoir, assassin, miséreux, fille-mère et prostituée, tous sous la coupe de soldats brutaux comme le major Ross ou compatissants comme le prude Ralph Clark, lieutenant épris de son épouse restée au pays. Par dessus tout cela, la figure paternelle du futur gouverneur Phillip, officier de marine à la carrière laborieuse, qui va tenter de propager la pensée des Lumières par delà les mers. Un anti-Cortés, un homme qui a pour projet la miséricorde et la cohabitation.

Trois ans de préparatifs, neuf mois de voyage, le décompte des morts et des naissances s’égrène au fil de la traversée. Les rencontres, les amours, les tensions et mutineries forment une formidable épopée dans la pure tradition marine. Et avec l'amarrage à Botany Bay, puis à Port Jackson, c'est un troisième volume qui s'ouvre sur la découverte d'une faune et d'une flore exotique et le contact avec l'Autre.

Si le lavis gris donne le ton de la morne capitale européenne et du terrible voyage, le lecteur qui a en tête les somptueux paysages australiens se prend à espérer quelques planches flamboyantes pour célébrer l'arrivée au bout du monde. Il s'en passera devant le tour de force de certaines cases comme le survol des ports et des baies arborées, les voiliers pris dans la tempête ou la beauté animale des naturels qui s'extirpe du papier pour devenir plus que palpable. Le livre se referme sur l'évocation du futur à travers le personnage de Bennelong, un continent colonisé et ses premiers habitants voués aujourd'hui encore à l'alcoolisme et à la destruction. La dernière splendeur des « ab origine » avant la déchéance.

Terra Australis, la naissance d'un pays, la mort d'un monde. Trois livres en un. En un seul mot : sublime. Et un seul désir, celui de rêver à une suite.

Par M. Leroy
Moyenne des chroniqueurs
8.0

Informations sur l'album

Terra Australis

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L'avis des visiteurs

    Yovo Le 14/01/2017 à 13:51:27

    Un travail de titan ! 500 planches qui se dévorent avec un appétit croissant.
    Pour cette aventure au long cours, les auteurs convoquent les grands noms des illustres navigateurs du XVIII° siècle, comme ceux de croquants anonymes, embarqués ensemble dans la même épopée : la découverte, l’exploration et la conquête de l’Australie, la «Terra Australis».
    Un récit palpitant, érudit, sauvage et fascinant narré dans un noir et blanc bien nuancé qui enveloppe les superbes décors d’une atmosphère à la fois mystérieuse et anxiogène.
    Une grande fresque absolument indispensable pour tout amateur de BD historique.
    Et mention spéciale à la somptueuse couverture !
    4 ½ sur 5

    boumboum Le 01/03/2016 à 11:40:48

    Un superbe album, une découverte et une bonne surprise pour moi.
    Je ne l'ai pas lâché jusqu'au bout. Historique, dur et poétique...

    willybouze Le 20/02/2014 à 06:20:19

    Un vrai pavé que cette BD ! Et pas un pavé avec des trucs dilués dedans, des grands dessins qui font joli. Non, un gros pavé plein de choses qui racontent une histoire.
    Histoire méconnue (en tout cas de moi) de la conquête de l'Australie par une Angleterre qui dominait les océans, à l'époque. Ses principaux concurrents étaient français mais, dans cette partie du monde, les Français étaient partis en expédition scientifique quand les Anglais cherchaient des terres pour se débarrasser de leurs encombrants délinquants qui engorgeaient les prisons de leur mère patrie.

    Le dessin est très typé, noir et blanc, plein d'élégance et de sens, voire de sensualité quand il dépeint la forêt tropicale.
    Si l'Histoire est un bon support à l'histoire, il n'empêche que le scénario s'accroche à des personnages qui permettent de suivre l'histoire du point de vue de chacun : les politiques, les marins, les soldats, les prisonniers cruels, les prisonniers au délit plus que mineur, les aborigènes...

    Plongez donc dans ce récit qui, malgré sa longueur, ne lasse jamais, grâce au talent des auteurs qui nous ont embarqués dans leurs galions en quête de ces horizons qui font rêver au XXème siècle et qui inquiétaient il y a 200 ans...

    BIBI37 Le 02/09/2013 à 01:38:43

    Sublime.

    Destins croisés de ces premiers pionniers en partance pour l'Austalie.
    Epopée que cette traversée des mers, description fidèle et sans concession de la vie à bord de ces voiliers.
    Tâtonnement des premières année de construction d'un nouveau monde.

    L'album est à la fois un livre d'histoire et un formidable livre d'aventure.

    Les dessins en noir et blanc sont tout simplement époustouflant.

    Bref un must. merci aux auteurs.
    10/10.

    herve26 Le 14/07/2013 à 22:29:09

    Mais quelle épopée que cette aventure où nous entrainent LF Bollée et Philippe Nicoux.
    Je ne m'attendais pas à une telle lecture en commençant ce pavé. Littérallement, nous sommes proches d'un récit digne de l'Odyssée avec des personnages emblématiques comme le colosse Caesar ou le freluquet John Hudson,sans oublier le gouverneur Phillip et le romantique lieutenant Ralph Clark .
    Ce récit qui m'a vraiment surpris est mené de main de maître. Au cours des premières pages nous découvrons les principaux protagonistes de cette fantastique aventure: les déportés constitués de bagnards et forçats dans un Londres du XVIII éme parfaitement reconstitué par le dessin sublime de Philippe Nicoux,-avec de magnifiques planches consacrées aux fameux pontons et à la prison de Londres- et les marins de sa royale Majesté, le Roi Georges.
    Cette aventure sur plus de 500 pages nous retrace non seulement le voyage maritime vers la future Sydney mais aussi un reportage sur ces futurs colons, condamné(e)s à des peines diverses et qui peupleront le nouveau continent.
    En composant des pleines planches superbes, Philippe Nicloux nous offre un récit en noir et blanc d'une beauté à couper le souffle, le tout servi sur un scénario en béton de LF Bollée, dont je suis la carrière depuis plusieurs années.

    Ouvrage imposant s'il le faut, assez cher également, mais qui a su, aux dires de l'éditeur, conquérir un public assez large.

    Pour le moment, il s'agit pour moi, d'une des meilleures bande dessinées que j'ai lues depuis ce début d'année.
    Dépaysant, instructif, intéressant et surtout bien dessiné.

    Que demandez de mieux ?

    fr31 Le 26/04/2013 à 12:40:43

    Habituellement, je ne suis pas fan de BD's en Noir et Blanc ... mais là, cet l'album me fait changer de position.
    Une bonne narration avec un dessin percutant et une trés bonne mise en lumière : un régal.
    C'est en plus l'occasion de faire un peu d'histoire.
    Superbe.

    roch59 Le 02/04/2013 à 22:40:34

    Exceeeeeeeeelent....Une pure merveille, tant au scénario qu'au dessin...Plus de 500 pages qu'on dévore, mais qu'on déguste comme un met délicieux...Un vrai petit (ou grand, c'est comme on voudra) chef d'oeuvre...