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U ne banlieue délabrée, sans cohérence architecturale, d’une ville quelconque des États-Unis : ça fleure bon le désœuvrement. Quelques pages plus loin, s’impose l’odeur de la bêtise, de la déviance et de la haine, celle-là même qui laisse présager d’un avenir radieux inéluctable. Quand quatre paumés voient leurs routes se croiser le temps d’une virée apocalyptique et éthylique, le temps d’une après-midi qui se prolongera jusqu’au lendemain, à l’heure où l’honnête citoyen commence sa journée.

Olive Booger, dont c’est le premier album, prend le soin de camper ses protagonistes dans leur environnement pendant le premier tiers de l’album. Cela leur confère un véritable background avant que les festivités ne commencent vraiment. Pour David, père de famille, le bal est déjà ouvert de longue date et il n’y a plus grand-chose à sauver. L’heure est venue pour lui de traiter le mal, la colère - toujours bonne conseillère - l’aidera à trouver la voie. Barnabé ne s'attarde pas sur ce genre de considérations ; jeune adulte, il vit dans sa bulle. Mal dans sa peau, il lui manque clairement quelques cases et, pour tout dire, sans qu’il n’y ait besoin d’y regarder de plus près, il émane quelque chose de particulièrement malsain de cet être adipeux. Enfin, la touche féminine, avec un duo de lycéennes décérébrées et fières de leur connerie qui carburent à la surenchère, tout du moins pour l’une d’elles, l’autre suivant docilement le rythme imposé en essayant de se mettre à niveau. Qu’il est grisant de croire qu’il n’y a pas de limite ! De véritables héroïnes échappées d’un roman de Virginie Despentes, époque Baise-moi, ou, pour revenir au 9ème art, d’une bande dessinée de Simon Hurault, époque Tout doit disparaitre et Colombe et la horde.

Les dés sont donc déjà jetés avant que le quatuor d’une nuit ne se constitue : tout semble réuni pour que ça finisse mal. L’effet de groupe a cela de magique qu’il sublime les effets de l’alcool, à moins que ça ne soit l’inverse. Quoi qu’il en soit, le résultat est le même : le pire, chacun contribuant à relancer de plus belle l’inertie quand celle-ci parait en perte de vitesse. Le dessin volontiers mal dégrossi d’Olive Booger contribue à la laideur ambiante et constante du décor glauque qu’empruntent les quatre loques, bien décidées à se trainer jusqu’où il leur sera possible d’aller dans les tréfonds du sordide, certains par inconscience, d’autres par folie. Ce que tous ne perçoivent pas, mais que le lecteur, lui, ne manquera pas de saisir assez rapidement, c’est que, dans le lot, certains sont plus frappés que d’autres. La grande interrogation qui demeure jusqu’aux dernières pages est de savoir comment ça va finir. Mal, c’est presque une évidence, mais au-delà ?

Descente aux enfers urbaine version punk, volontairement réaliste et sans concession, I like short songs est un récit d’une noirceur profonde qui, s’il n’est pas destiné au plus grand nombre, prendra vraiment aux tripes ceux qui accrocheront.

Par F. Mayaud
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

I like short songs

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L'avis des visiteurs

    alley oop Le 15/12/2011 à 11:25:57

    Pour son premier album, Olive Booger nous entraine aux états unis en compagnie d'un looser dépressif qui n'a plus rien à perdre , de deux adolescentes en pleine période "age bête " et d'un autre ado introverti perdu dans son imaginaire. On assiste à à un road movie dérangeant mais captivant dans un univers graphique balançant entre Julie Doucet et Crumb. Une réussite , dommage de na pas avoir une couverture plus rigide mais ça ne gache rien au contenu . Olive Booger est un auteur à part, différent par sa façon de faire évoluer ses personnages et de jouer avec comme un gamin joue avec des insectes.