Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

Svoboda! 1. De Prague à Tcheliabinsk

11/07/2011 6973 visiteurs 7.3/10 (4 notes)

U n poète trublion tchèque dont le grand cœur n’a d’égal que sa volubilité, retrouve, en cette année 1918, un peintre romantique. Tous deux, soldats de la légion tchèque, sont ballotés entre les atermoiements d’une guerre qui se veut mondiale et la révolution Bolchévique. Entre Novosibirsk et Vladivostok, l’armée dont ils font partie, forte de 70 000 hommes, va tenter de quitter la Russie pour rejoindre la mère patrie. Une aiguille dans la botte de foin que fut la construction de l’Europe, entre rencontres fortuites, fuites en avant, et drames humains.

Le titre énigmatique et le thème quasi-inconnu pour le commun des mortels ne peuvent qu’intriguer. Cette Légion Tchèque a-t-elle existé ? Le sous-titre lève toutes les interrogations, Kris est passé maître dans l’art de traiter l’Histoire à travers le prisme de l’individualité, romancée ou non (Notre Mère la guerre, Un homme est mort, Coupures irlandaises). Avec Svoboda, il va encore puiser dans le patrimoine historique pour construire un récit basé sur la réalité et l’enrober de fiction. Le souffle épique d’un rail movie sur un tracé mythique, le Transsibérien, est alimenté par les caractères particulièrement travaillés des personnages. Des troubadours follement poétiques insufflent un air de gaité faussement insouciant qui banalise presque la guerre et fixe l’attention sur le sujet principal de l’album : les êtres humains communs transcendés par une situation exceptionnelle. Les relations entre les différents protagonistes, principaux ou de passage, créent une ambiance propice au développement d’une série faite de sang, de rires et de larmes, crédibilisée par le fondement réaliste de son ancrage et la consistance de ses héros.

Jean-Denis Pendanx abandonne la couleur directe pour revenir à une technique plus classique que nécessitent les trépidations de Jaroslav Chveïk, l’écrivain, et Pepa, le peintre. Alors que Jeronimus et Abdallahi présentaient des tableaux magnifiques et chatoyants, Svoboda ! est bourré de dynamisme qui impose un trait plus libre pour accompagner les mouvements incessants. Le dessinateur adapte son graphisme aux circonstances, passant de l’esthétisme au rythme forcené de changement d’expression des visages, tour à tour joyeux, colériques, sérieux, avinés ou chantant. Les décors, pourtant très détaillés, passent au second plan et ne laissent que peu de souvenir après la première lecture, tant le regard est focalisé sur les yeux, les plis et les contorsions des visages. Un retour sur les planches permettra néanmoins d’admirer le souci du réalisme qui rappellera le voyage en Sibérie de Corto Maltèse de Pratt, mais également celui du Docteur Jivago de David Lean.

Une fresque que mériteront ceux qui n’hésiteront pas à se lancer dans une aventure qui comportera neuf épisodes. Osez ce premier tome et donnez une chance à la vie, l’amitié et l’amour pour qu’ils bousculent le train de l’Histoire.

Par T. Pinet
Moyenne des chroniqueurs
7.3

Informations sur l'album

Svoboda!
1. De Prague à Tcheliabinsk

  • Currently 4.02/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.0/5 (54 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    jacphil Le 10/10/2016 à 11:48:47

    Une bonne bande dessinée mais on attend avec impatience le tome 3 ??? Quelqu'un a-t-il des nouvelles ?

    Hugui Le 17/07/2011 à 11:38:35

    Un récit historique comme je devrais les aimer, sur un épisode que je ne connaissais pas de la première guerre mondiale, la transhumance d'une armée tchèque à travers la révolution russe pour rejoindre leur patrie à créer.
    Très bien construit comme toujours chez Kris, avec des sauts entre les époques bien amenés pour qu'on s'y retrouve sans difficulté, et un tricotage réussi entre la grande histoire qu'on apprend et la petite romancée.
    Pourtant je n'ai vraiment accroché qu'à la toute fin avec le rebondissement final, jusque la j'étais un peu gagné par l'ennui dans lequel baigne les protagonistes.
    Et le dessin participe à cette ambiance morose, avec des tons bistres et des trognes biens vus. Bref atmosphère militaire bien rendu mais pas réjouissantes. S'agissant d'un album de mise en place, j'attendrais la suite pour juger si ce voyage au long court ne s'éternise pas au long des neuf tomes annoncés.

    DixSept Le 26/06/2011 à 14:29:50

    Soldats sans illusion d’une armée sans pays ; ballotés dans une Europe en guerre qui ne sait que faire d’eux, Jaroslav ChveÏk et ses compagnons d’infortune doivent traverser une Russie en proie à sa Révolution pour embarquer vers la France … à Vladivostok (!)
    Au travers des destins croisés de Jaroslav, Pepa ou de la belle Nora, Kris sait prendre le temps de nous décrire l’existence de ceux et celles qui, quelque part, firent l’Histoire de ce début du XXème siècle.
    Au gré des pages, à la faveur d’un souvenir ou d’une relecture de note … le réalisme du dessin de Jean-Denis Pendanx sait lui aussi rompre la linéarité du récit grâce à une mise en couleurs qui se joue du temps présent et des différentes séquences du passé.
    Un récit un rien cynique et désabusé sur les déboires et les vicissitudes méconnus de cette division perdue.
    A lire et à suivre.

    roquevidal Le 14/06/2011 à 15:47:38

    L'histoire et les personnages se mettent en place dans cet album avec quelques flash back qui permettent de bien comprendre la psychologie des personnages. Voilà qu'on se prend de sympathie pour eux et patatra.. On arrive à la fin de l'album qui arrive beaucoup trop vite (c'est le principal défaut).

    Pendanx revient à un dessin plus traditionnel et Kris livre une histoire basée sur une grande aventure humaine.

    J'attends la suite avec impatience.