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Le tueur 9. Concurrence déloyale

11/05/2011 7981 visiteurs 6.3/10 (3 notes)

U n dernier coup et puis s’en va. Le Tueur pris entre deux feux, les Etats-uniens et les Cubains, se laisse convaincre par son ami Mariano de s’associer avec Haywood, ex-agent de la CIA, pour une dernière mission avant une retraite officielle et dorée. Exit les contrats et bienvenue la respectabilité ? Pas nécessairement car lorsque des pétrodollars sont en jeux, tout est permis.

Le tueur est un instrument de propagande entre les mains de ses créateurs. Sous couvert d’actions répréhensibles et mortelles, celui-ci fait quasiment le tour du monde, au moins en parole, des inégalités, des injustices et des comportements humains politiquement corrects et détestables. Matz et Jacamon renvoient dos à dos les ennemis jurés et pourtant si semblables sur bien des points : les démocraties capitalistes et les régimes communistes. Les contradictions sont nombreuses et pourtant le constat reste identique, seuls les nantis tirent leur épingle du jeu au détriment de la masse laborieuse. Jusqu’alors simplement abordée en filigrane, l’importance de la dénonciation du mal-être de notre civilisation traversée par le Tueur est devenue le sujet principal de la série depuis Modus vivendi, premier album du second cycle. Point de démagogie, juste une saine lutte contre l’hypocrisie galopante de notre société. Être égoïste et aveugle lorsque cela arrange tout le monde, pourquoi pas, mais surtout pas de bons sentiments mielleux et dégoulinants de circonstance. Assumer le confort occidental sans culpabiliser et sans chercher à se justifier inutilement, c’est le message affiché comme un leitmotiv parfois trop appuyé et pesant. Le récit perd ainsi en consistance et l’action est délayée au milieu d’un discours critique du comportement humain devenu naturel. Les amateurs de dynamisme sont perdants au profit de ceux qui se délectent de propos acides et lucides.

La radicalisation d’esprit du héros et son cynisme omniprésent s’accompagne d’une certaine sobriété graphique, Luc Jacamon préfère abandonner quelques effets spectaculaires pour se concentrer sur la simplicité. Il reste une maîtrise remarquable du dessin avec une mise en scène efficace et souvent audacieuse basée sur un cadrage cinématographique.

La vérité est souvent bonne à dire, surtout si tout le monde n’est pas disposé à l’entendre. Le tueur, manifeste brulant du bonheur égoïste assumé ? Si la notoriété peut avoir cela de bon au risque d’en excéder quelques uns, pourquoi pas. Concurrence déloyale provoque la réaction mais se lit également comme la simple aventure d’un homme qui souhaite une retraite bien méritée qui pourrait réserver quelques surprises.

Par T. Pinet
Moyenne des chroniqueurs
6.3

Informations sur l'album

Le tueur
9. Concurrence déloyale

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L'avis des visiteurs

    Hugui Le 09/04/2012 à 18:11:36

    La qualité de la série se maintient malgré le nombre d'album et le scénario relance l'intérêt avec un nouvel engagement de notre héros qui prend une nouvelle direction. Et je trouve que le dessin s'est encore amélioré avec la fin des effets pas très réussi se l'album précédent.
    Et si on peut ne pas partager l'idéologie sous-jacente, il faut reconnaître qu'elle interpelle.
    Au total le Tueur maintient l'intérêt et incite à le suivre.

    Noubealitas Le 04/12/2011 à 10:25:00

    Je dois avouer que j'ai un peu perdu le fil de l'histoire, mais il me semble que l'intérêt de la série a un peu décru depuis l'aventure cubaine.
    Autant j'ai trouvé passionnants les premiers albums, autant je trouve cette histoire cubano-mexicaine quelque peu lassante...
    Je trouve que la dialectique des auteurs est méprisante pour l'Occident en général et les Etats-Unis en particulier, comme s'il n'y avait que les occidentaux qui soient cupides et hypocrites... Remember la Bande des Quatre qui dirigeait la Chine dans les années 70!!! Cette approche de la repentance des habitants des pays riches est décidément très en vogue en ce moment!...
    Je trouve, d'autre part, que cette vision du monde à travers le prisme de la "lutte des classes" n'est pas la bienvenue dans une série comme celle-là! Et je pense que le Tueur nous fait une philosophie d'adolescent pas très compatible avec son personnage!...
    Heureusement, il reste un dessin impeccable avec des voitures sublimes...

    cachou Le 26/08/2011 à 17:25:47

    Je trouve que c'est la plus jolie couveture de toute la série.

    Cette fois ci le tueur, Marianno et l'américain se sont tout les trois associés pour monter leur propre investissement à long terme.

    Vivement le prochain.

    madlosa Le 23/08/2011 à 17:19:10

    Cet épisode confirme que la série a pris une autre direction. Le TUEUR n'est plus uniquement un tueur qui aligne ses contrats sans état d'âme mais avec un sens de l'analyse géopolitique confondant. Dans le cycle 2 et particulièrement dans ce volume le scénario le fait quitter progressivement ce rôle devenu un peu étroit pour lui pour le mettre au centre de conflits de pouvoir où ses alliés et son opportunisme vont donner un sacré tournant à sa "carrière" ! Cette métamorphose semblait nécessaire pour permettre à la série de continuer. Par ailleurs ce qui reste inchangé, ce sont les planches aux coloris magnifiques et à la mise en page efficace...

    BIBI37 Le 09/06/2011 à 20:29:36

    Je n'ai pas retrouvé avec ce neuvième tome l'ambiance de la série.
    Notre héros ayant cessé pour un temps être un tueur.
    Espérons que les auteurs se reprennent.
    6/10.

    DixSept Le 15/05/2011 à 13:56:56

    Intermède cubain pour le Tueur, juste le temps d’exécuter un contrat et de profiter de l’occasion pour (enfin) décrocher et se (re)faire une virginité comme homme d’affaire !
    Moralement répréhensible, l’empathie que peut avoir le lecteur pour le Tuer s’explique : en effet, qui a t’il de mal à regarder un requin s’attaque à d’autres requins ?
    Alliant actions et propos désabusés sur un monde où le pire n’est pas toujours où l’on croit, le Tueur peut porter à une certaine introspection. Toutefois la portée des propos doit être relativisée et le cynisme morbide du Tuer ne vaut que pour les requins de son acabit et non pour la majorité des (petits)poissons que nous sommes.
    Reste un dessin sans fioriture plutôt porté sur l’efficacité que sur les effets graphiques. C’est simple, parfois un peu phraseur mais globalement efficace.
    Un nouvel opus dans la lignée des précédents et qui fait de cette série une valeur sûre.