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Ralph Azham 1. Est-ce qu'on ment aux gens qu'on aime ?

05/04/2011 7380 visiteurs 6.3/10 (3 notes)

R alph Azham n'aime pas les habitants de son village et ceux-ci le lui rendent bien. Le don magique qu'il possède – la connaissance des enfants à naître – est source de beaucoup d'ennuis, mais n'a pas suffi à le faire désigner à Astolia, la capitale, comme l'Élu attendu pour protéger le royaume des nombreux dangers qui le menacent. Depuis son retour, Ralph fait office de paria, et entre deux séjours enfermé et attaché dans l'enceinte des porcs, il ne se prive pas pour rendre la monnaie de leur pièce à ses voisins. Mais lorsque la terrible Horde menace le village et qu'il lui revient de trancher entre la passivité et la résistance, le destin de Ralph commence à basculer.

Premier tome de la nouvelle série de Lewis Trondheim, Est-ce qu'on ment aux gens qu'on aime ? a de quoi intriguer à plus d'un titre, pour de bonnes... et de moins bonnes raisons.

Les révélations concernant, d'une part, le passé de Ralph et ses relations avec son père, et d'autre part le fonctionnement du monde dans lequel il vit, sont distillées assez efficacement à travers l'album pour donner et alimenter l'envie d'en savoir plus, conférant à l'histoire un caractère intriguant. Il en va de même pour la précipitation finale des événements et les retournements de situation, qui constituent de bonnes accroches pour la suite. Le tout est traité dans le style graphique habituel de l'auteur, qui ne déroutera donc pas ses habitués ; un effort particulier sur la lisibilité de l'image, par rapport à d'autres titres (Île Bourbon 1730 par exemple), est néanmoins à noter.

Reste qu'il y a de quoi s'étonner de voir Trondheim se lancer dans une nouvelle série d'Heroic Fantasy semi-parodique, sous la bannière Dupuis, à l'heure où a été annoncée la reformation de son tandem avec Joann Sfar pour rédiger deux nouveaux scénarios de Donjon, monument laissé un peu à l'abandon ces dernières années du fait des activités de chacun. Peut-être l'auteur a-t-il voulu s'abstraire de l'univers de Terra Amata, devenu progressivement riche et complexe, pour retenter, en solo, de se créer un nouveau terrain de jeu. La concomitance chronologique des deux projets, toutefois, interpelle.

Mais plus déconcertante et problématique encore est l'impression de proximité que conserve Ralph Azham vis-à-vis de Donjon : quitte à recommencer à zéro, un peu plus d'originalité n'aurait pas fait de mal. En l'état, il est difficile, à la lecture, de ne pas faire la comparaison, et celle-ci, malheureusement, ne tourne guère à l'avantage du nouvel arrivant. L'impression qu'il manque ou l'autre ingrédient dans la marmite surpasse la plus-value que représente l'invention d'un nouvel univers. Si, comme l'annonce l'éditeur, la saga doit "monter en puissance d'épisode en épisode", force est de constater que le démarrage reste globalement un peu mou du genou, malgré les éléments positifs listés plus haut. À cela s'ajoute le fait que les personnages sont tous plus antipathiques les uns que les autres – à commencer par le héros de l'histoire, qui partage son temps entre chercher les ennuis et geindre que le résultat n'est pas sa faute –, et qu'il est bien difficile de s'attacher à eux, même "au second degré".

Le genre de la vraie-fausse aventure merveilleuse compte à présent un nombre assez élevé d'avatars (pas toujours très heureux), et le mélange de misanthropie cynique, de ton pince-sans-rire et d'humour régressif qui est l'une des marques de fabrique de l'auteur constitue donc la principale singularité de l'album face à cette production. Saura-t-il convaincre largement en dehors des fans déjà acquis à sa cause ?

Par L. Boyer
Moyenne des chroniqueurs
6.3

Informations sur l'album

Ralph Azham
1. Est-ce qu'on ment aux gens qu'on aime ?

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Note: 3.7/5 (96 votes)

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L'avis des visiteurs

    minot Le 18/04/2012 à 18:13:11

    La série démarre pianissimo. Le ton humoristique est là, moins absurde qu'à l'accoutumée, mais résolument décalé, comme toujours chez Trondheim.
    Le personnage de Ralph Azham est touchant, malgré son côté "je m'en-foutiste" qui rappelle évidemment un certain Herbert de Vaucanson (principal héros de la série DONJON).
    Plusieurs bons passages même si l'album manque un peu de panache (sauf peut-être lors de la scène finale). Il faut un peu de temps pour que l'univers se mette en place.
    Le dessin est du pur Trondheim, on est donc en terrain conquis, pas de surprise à ce niveau-là. Pour ma part je l'ai toujours trouvé agréable. Par contre, mention spéciale pour la colorisation qui est juste exceptionnelle.

    Si RALPH AZHAM ne révolutionnera pas le genre Héroïc-Fantasy par le monde et les protagonistes qu'il met en œuvre, cette série fera preuve d'originalité grâce au ton cynique et pince-sans-rire typique de son créateur.

    grobool Le 04/05/2011 à 20:25:29

    Je ne suis pas un aficionados de Trondheim, je n'ai lu qu'un roman graphique dont il n'a fait que la mise en dessin!

    Par contre je suis bluffé par ce qu'il a fait avec le 1er tome de Ralph Azham!

    C'est vraiment génial, le dessin est poilant, expressif, parfaitement calibré!
    Le côté simple du dessin est en fait une sorte de trompe l'oeil qui amène une réelle profondeur visuelle, mais surtout une dimension parfaite à l'histoire!

    L'histoire est pour le coup très bien huilé avec des scènes de flashback amenant un début de réponse au Titre-question!

    Les aspects humains (relation entre individu, psychologie, difficulté) sont parfaitement rendu et on se projette très rapidement dans le récit!

    Bref, je serai présent pour la suite! A lire Absolument!

    excessif Le 09/04/2011 à 10:37:47

    Une bonne et une mauvaise nouvelle derrière la publication de ce 1er tome de "Ralph Azham" (!!!), entame de ce qui semble se profiler comme une nouvelle série d'heroïc fantasy décalée : la bonne, c'est que cela ressemble bien à un rétablissement complet de notre (très) cher Lewis Trondheim, enfin de retour avec un nouveau travail "grand public", et visiblement en forme quant il s'agit d'inventer un univers original avec de nouvelles règles (le syndrome "jeu de rôle"), comme d'y injecter cet humour tordu et aussi drôle que douloureux qui a toujours été sa force et sa différence. La mauvaise, c'est que cette naissance semble bien signifier la mort du "Donjon", oeuvre maitresse dont on n'avait plus de nouvelles depuis longtemps. En effet, il y a sans doute trop de points communs entre les deux concepts pour qu'ils puissent vivre et s'épanouir en parallèle. En attendant, vibrons et rions aux aventures aussi décalées que violentes (et psychanalitiquement chargées) de ce grand bénêt visionnaire de Ralph Azham, et croisons les doigts pour que la série soit longue...