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L es fêtes de Noël sont passées : Hécate et Belzébuth s'annoncent pour mettre un boucan d'enfer en ce début d'année. La première est une jeune sorcière aussi jolie et délurée que peu vêtue ; le second, anciennement connu sous le nom de Pan, végète à la surveillance des damnés. Leurs amours et leurs ébats vont semer la pagaille des cercles infernaux aux plus hautes instances célestes, en passant par notre monde. Il faut dire qu'avec saint Georges (dit Jojo), Béhémoth, Pazuzu, Dom Juan, Cthulhu, Dieu, Satan ou la Mort en personne (Adèle dans le civil) qui s'en mêlent, les aventures des deux joyeux drilles ont une certaine tendance à engendrer des effets secondaires, comme faire foirer le péché originel ou flanquer par terre l'apocalypse.

Belzébuth et Hécate ont fait leurs premières apparitions sur le blog de Loïc Sécheresse, Labofurieux, sous la forme de sept histoires courtes, de une à cinq planches, distillées entre 2006 et 2009. Cinq d'entre elles (« Mauvaise foi & faux-filet », « Memento mori », « Satan l'habite », « Te absolvo » et « Apocalyse later ») sont reprises à l'identique dans le volume aujourd'hui publié par Manolosanctis. Des éléments des deux autres se retrouvent dans des histoires d'un peu plus grande envergure, dont le long premier chapitre, intitulé « La genèse », dessiné en couleurs (contrairement au reste de l'album) et qui revient sur la première rencontre des personnages. Même si le dernier titre du recueil propose une sorte de clôture aux aventures du couple – notamment par le biais du retour du personnage de Cérula, fille de Satan –, le principe reste avant tout, dans cette version imprimée, celui d'une succession d'histoires courtes, sans véritable fil conducteur, à l'image de ce qui avait été proposé initialement sur le blog du dessinateur, et avait séduit nombre de lecteurs.

Au scénario, l'humour de Stéphane Melchior-Durand fait le plus souvent mouche (ce qui n'est pas inapproprié concernant Belzébuth). Même si les esprits chagrins pointeront çà et là quelques baisses de régime, des inégalités d'inspiration entre les différentes parties, l'ensemble tient plutôt bien la route. Les dialogues flirtent gaiement avec l'absurde, le ton est léger et pince-sans-rire, gentiment grivois sans tomber dans la vulgarité qui tâche, grâce aussi à une bonne pratique de l'ironie et du troisième degré. Quant au trait de Loïc Sécheresse, il ne surprendra pas ceux qui connaissent déjà son travail : très lâché (peut-être un peu plus encore que par le passé), très dynamique, inventif, souple, efficace, réjouissant. Avis aux amateurs de liberté graphique : ils trouveront là de quoi jubiler. Ajoutons enfin que clins d'œil et références indiquent que les deux compères ont révisé leurs classiques, de la Bible au Septième Sceau de Bergman en passant par Bosch ou encore Boulgakov, cela sans trop se prendre au sérieux pour autant.

Bref, tout cela est plutôt rafraîchissant et des plus sympathiques. Hécate et Belzébuth ne marquera sans doute pas l'Histoire du 9e Art, il n'en a d'ailleurs pas la prétention, mais il remplit avec brio l'objectif qui est le sien : les bédéphiles en quête d'un bon moment de lecture et de divertissement peuvent signer sans peur au bas du pacte.

À lire également : les chroniques de Raiju et Raiden par D. Lemétayer.

Par L. Boyer
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Hécate et Belzébuth

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