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Toute la bande dessinée

Murena 8. Revanche des cendres

06/01/2011 7738 visiteurs 7.0/10 (2 notes)

Été 64. Rome brûle. Les flammes envahissent tout, des échoppes et bordels des quartiers populaires aux villas patriciennes. La population, affolée, fuit vers le fleuve, se bousculant, se piétinant, accentuant la panique générale. Six jours et sept nuits plus tard, la Ville, marquée par les stigmates du gigantesque brasier rassemble ses forces pour se relever. Tandis que Lucius Murena, à l’origine du désastre, prend conscience de son geste et entreprend d’aider ses concitoyens, Néron, influencé par le préfet Tigellin, cherche un bouc émissaire sur lequel concentrer le mécontentement de ses sujets.

Clôturant le cycle de l’épouse, ce huitième volet narre un des épisodes les plus connus de la vie de Néron : le grand incendie qui a ravagé Rome dont une des conséquences a été la persécution de la communauté chrétienne. S’appuyant sur les textes historiques, mais s’éloignant de la légende noire d’un empereur fou qui aurait volontairement mis le feu à sa propre cité, Jean Dufaux (Le Bois des vierges, Djinn, Barracuda, etc.) décrit le drame avec simplicité et force. Plutôt que de donner dans la surenchère, il préfère au contraire rendre l’intensité de ce moment tragique en peu de mots bien choisis et soigneusement pesés et en laissant le dessin porter les rares textes et l’ambiance. Dans la deuxième partie de l’album, le récit se fait plus verbeux, plus politique aussi et renoue avec la complexité, les manipulations et le jeu du pouvoir, tout en redonnant à Murena une dimension plus humaine, meilleure que l’image forgée dans le tome précédent.

Portant littéralement l’histoire, le graphisme de Philippe Delaby offre de somptueuses planches dans lesquelles il parvient à rendre avec justesse la peur panique qui a envahi la capitale de l’Empire romain, puis les ruines résultant de l’incendie. Mouvements de foule anarchiques, dangers omniprésents et mortifères – flammèches, poutres murs qui s’effondrent, bêtes sauvages rendues folles par le brasier -, tout est peint avec minutie et de façon crédible. Pour cela, le dessinateur s’affranchit du découpage classique pour exposer et exploiter son talent à travers quelques illustrations pleine page impressionnantes. Enfin, la mise en couleurs de Jérémy Petiqueux parfait l’ensemble grâce une palette riche, jouant avec les teintes sombres et rougeoyantes pour restituer l’atmosphère nocturne embrassée ou avec des nuances plus lumineuses et claires une fois les flammes éteintes.

Achevant de manière grandiose le second cycle de Murena, la Revanche des cendres s'inscrit entièrement dans la lignée des autres volets de cette série de grande qualité.

>>> La chronique du Tome 5
>>> Tome 6
>>> Tome 7

Par M. Natali
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Murena
8. Revanche des cendres

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Note: 4.4/5 (146 votes)

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L'avis des visiteurs

    pysa Le 01/05/2017 à 13:38:11

    Rome doit se relever après le terrible incendie qui l'a partiellement détruite. Alors que des rumeurs rendent Néron responsable, il faut trouver un bouc-émissaire. Si l'intrigue est toujours intéressante, elle perd en intensité et certains personnages importants sont oubliés.

    Fantasy30 Le 11/06/2012 à 21:19:33

    Un avis sur les 2 cycles (8 tomes).
    Dans le genre épopée romaine, c'est juste la série de référence qu'il va être très difficile de surpasser!
    Les dessins sont juste superbes et le scénario excellent!
    Bravo.
    10/10

    Levant Le 22/12/2011 à 12:18:45

    Ce huitième album est une pure merveille! Chaque dessin est un petit chef d'oeuvre. les angles de vue sont à chaque fois recherchés et surprenants. La colorisation est parfaite, la BD est principalement colorié dans une teinte rougeâtre qui crée l'ambiance de l'incendie, bravo à Jérémy Petiqueux qui à réussi à magnifier les dessins de Delaby.
    Espérons qu'il y ai un troisième cycle!

    BIBI37 Le 05/03/2011 à 14:48:33

    Une fin de deuxième cycle en apothéose puisqu'on assiste içi à l'incendie de Rome.
    Le scénario prend peut-être quelques libertés sur l'historique et les illustrations sont à la fois simplicité et grandeur.
    Un must.
    Quand on pense que cet ouvrage n'était même pas en compétition pour les BDGest art. Un vrai scandale.
    Merçi aux auteurs pour l'ensemble de la série.
    10/10.

    guyomar Le 21/01/2011 à 15:46:41

    Fin du deuxième cycle qui s'achève avec l'incendie de Rome ce qui donne à Delaby une bonne occasion de nous montrer tout son savoir faire. Les premières planches sont assez scotchantes ! Côté histoire Dufaux s'amuse avec des personnages toujours plus ambivalent et donc assez crédible. Mais à mon sens ce tome est le moins abouti, en tout cas celui qui m'a le moins enthousiasmé. Reste une série indispensable et d'une qualité très largement supérieur à la moyenne.

    watchman Le 11/12/2010 à 20:05:27

    Bien qu'il est vrai que ce tome qui clôt un cycle soit plus calme que les autres, toutes les qualités de la série sont toujours là, et un dessin tout bonnement grandiose. C'est une fin de cycle et donc c'est une fin qui se permet de s'attarder sur un des incendies les plus commentés de l'histoire (je pense). Delaby se fait plaisir et nous fait plaisir. Pour le coté personnages, Murena a sombré laissant apparaître une autre facette de son personnage. Avec la destruction d'une partie de Rome se détruit une partie de l'homme. Neron quand à lui est toujours entouré de manipulateurs, et navigue entre grandeur humaine et déchéance mentale.

    Hugui Le 21/11/2010 à 19:21:47

    Rien à dire sur les dessins, toujours aussi bons.
    Mais un peu plus l'impression d'être dans ce tome dans un cours d'histoire, pas désagréable (j'ai toujours aimé l'histoire alors illustré comme ça j'en redemande !) mais un peu de romance ne fait pas de mal.

    Il faut surement relire l'ensemble du cycle pour bien apprécier, mais cela reste excellent.

    grandecatherine Le 21/11/2010 à 19:16:01

    J'ai aimé les précédents Murena, le dernier m'a ennuyé...
    Trop de longueur, pas assez de rebondissements à mon goût tel que je m'y étais habituée dans les précédents albums...Le style reste malgré tout incomparable...

    DixSept Le 21/11/2010 à 16:38:29

    Rome brûle !
    Au milieu d’un enfer de feu et de cendres, parmis les cris et les pleurs, les destins se révèlent !
    Un dessin superbe, d’un réalisme et d’une intensité rare qui, au travers d’un regard ou d’un plan large sur un quartier en flamme, sait révéler une vrai émotion …
    Un scénario inspiré, ciselé avec brio au travers des destins d’anonymes et des luttes de pouvoir pour une Rome encore tiède…
    Du grand, du très grand art !

    cachou Le 17/11/2010 à 00:24:58

    Nous retrouvons Rome qui est en feu durant 6 jours.
    La population tente par tous les moyens de s'enfuir des flammes qui se propagent dans la ville.
    Néron doit trouver un coupable poour l'incendie.

    Toujours très bon rien à redire.