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R oulettenbourg, petite station balnéaire. Comme dans toute ville de ce type, un casino trône en son centre, attirant toutes sortes de clientèle en rêve de fortune. La roulette, cœur de toutes les attentions, n’est pas une question de hasard, mais plutôt de croyance, voire d’addiction. Une simple bille peut faire et défaire des fortunes, détruire des âmes, broyer des familles, ou l’inverse. Alexei Ivanovitch aime le tapis vert et les roubles. Il accompagne la Suite du « Général » dans ses heures les plus sombres. Il assiste, plus ou moins de l’extérieur, à tous les jeux de pouvoir et de séduction qui se trament. Le Général est potentiellement fortuné, seul héritier de la « Grand-mère » qui détient l’or. Tous convoitent leur part, se plaçant au plus près du futur riche militaire. Pourtant, la grand-mère, frêle et à l’article de la mort, ne semble toujours pas passer l’arme à gauche. Pire, elle se rend elle aussi à Roulettenbourg et succombe à l’attrait des casinos. Elle joue à la roulette, jusqu’à en perdre la boule et toutes ses billes. Ruinée, elle conjugue son malheur à tous les cupides qui attendaient depuis si longtemps sa fortune. La Suite du Général explose. Au milieu de cet imbroglio, Alexei Ivanovitch place ses pions. En un mot, il joue.

Stéphane Miquel et Loïc Godart se lancent un sacré défi en adaptant un roman aussi difficile que Le joueur de Fédor Dostoïevski, d’autant qu’il s’agit sans doute l’une des œuvres les plus personnelles de l’écrivain russe. Complètement fasciné par la roulette, Dostoïevski y consacre du temps et de l’argent. Le jeu, avec l’amour qui est un de ses affluents, fait partie intégrante de la vie. Dans son roman, tout le monde joue un jeu caché, mentant aux autres. Tous font et défont leurs amours, jouent à la roulette, se jouent des autres. C’est une addiction communicative. Stéphane Miquel fait ressortir parfaitement tous ces aspects dans son adaptation, en n’insistant pas plus sur la passion dévorante du jeu que sur l’ivresse du gain. Avec le jeu on peut être un zéro aujourd’hui et quelqu’un demain, on peut tout perdre en un instant et tout gagner ensuite mais, on ne peut pas revenir en arrière. Le courage et les qualités humaines qui manquent aux protagonistes autant qu’à Alexeï ne peuvent s’acquérir aussi facilement. Stéphane Miquel évite également le nationalisme du roman, évident pour cette fin du XIXe siècle. Ici, les personnages portent leur nationalité respective mais cela ne semble pas peser sur leur caractère ou leur façon d’agir. L’adaptation est donc assez fidèle, juste et sérieuse, mais aussi personnelle.

Pourtant l’auteur n’évite pas une certaine lourdeur et une première partie assez peu captivante. Le texte de Dostoïevski est dur, très torturé, autant que cette famille complètement névrosée. Si l’adaptation semble réussie, l’accroche est longue à venir, alors que la question de la légitimité d’une adaptation n’est pas si éloignée. Pourtant, les qualités qui peuvent être propres à une bande dessinée sont présentes : un bon scénario, un dessin inspiré et une bonne adéquation entre les deux. Loïc Godart a bien compris l’ambigüité des personnages en les torturant physiquement par des traits nerveux et envolés. La mise en scène montre une certaine audace plaisante donnant un réel intérêt à cet ouvrage, malgré la difficulté de lecture du début. Comme quoi, la séduction est aussi un jeu de patience.

Par M. Lalout-Hédard
Moyenne des chroniqueurs
6.5

Informations sur l'album

Le joueur

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L'avis des visiteurs

    Erik67 Le 03/09/2021 à 11:07:11

    Après La Douce chez l'éditeur Carabas, voici la seconde oeuvre tirée d'un roman de Dostoïevski que je découvre, cette fois-ci chez l'éditeur Noctambule. C'est toujours aussi difficile d'accès avec cette fois-ci un flot de dialogues continus et ennuyeux. On découvre l'univers des joueurs de roulette russe dans les différents casinos européens vers la fin du XIXème siècle.

    Construire sa vie sur les gains de jeu forcément lié au hasard n'est absolument pas ma ligne de conduite. Aussi, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre les motivations et la psychologie des différents personnages même avec beaucoup d'efforts de concentration. Il y a bel et bien une histoire d'amour mais qui est franchement pathétique car cela relève de la manipulation d'esprit.

    Je n'ai pas succombé à cette oeuvre qui reconstruit certainement à merveille l'ambiance de l'époque. La faute à une histoire qui manque d'intérêt et de cohérence à mon humble avis. Rien ne va plus !