Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest\' Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe

Dwarf 1. Wyrïmir

14/10/2010 7014 visiteurs 7.0/10 (1 note)

M arqué à sa naissance par le dieu Ewïlnir comme « traitre à son peuple », Oth aurait dû mourir selon la loi naine. Il a pourtant survécu grâce au courage de son père qui l’a élevé, seul, au cœur de la forêt, en lui transmettant son savoir de forgeron. À la mort de son géniteur, le jeune nain rencontre Albin de Morteflaque, un batracien loquace, qui lui révèle que sa tache maudite le désigne en fait comme l’héritier légitime de la Landée. Suivant son nouvel ami, Oth part en quête de son trône et d’alliés. Mais son chemin est semé d’embûches. Les soldats du roi Traurig ayant retrouvé sa trace le traquent sans relâche, tandis que les Sylves, ennemies jurées des nains, surveillent de près ce jeune prétendant et songent à l'utiliser…

Depuis la saga de J.R.R. Tolkien, la fantasy rime bien souvent avec un panel, rarement renouvelé, d’éléments-socles : quête, hommes, mages, elfes, nains, créatures fabuleuses, puissances maléfiques. Si bien que le lecteur s’attend inévitablement à les retrouver, selon un ordre et avec une importance variables, dans les histoires de ce genre, et qu’il connaît (trop) bien le duo formé par les descendants de Gimli et ceux de Legolas, les premiers jouant généralement les faire-valoir bourrus et les seconds les sages s’approchant tant de la perfection qu’ils pourraient s’y fondre. En somme, dès qu’un être aux oreilles pointues apparaît, son compagnon hôte du royaume sous la montagne n’est vraisemblablement pas bien loin.

En dépit du titre qui met pourtant immédiatement au diapason, la tentation est grande de se dire, en ouvrant le premier tome de Dwarf, qu’il s’agit là d’une énième variation sur le même thème d’une quête dans un univers fantastique. À tort ! Car Shovel (Six runkels en Amborie) invite derechef à une escapade inhabituelle, d’une part en choisissant l’enfant pauvre du genre, le nain, d’autre part en lançant tout de suite son récit après avoir posé les révélations qui, bien souvent, n’arrivent que plus tardivement. En optant pour un successeur d’Albérich, l’auteur s’inscrit déjà dans l’originalité et poursuit sur sa lancée tout au long de ce premier volet. En effet, bien qu’il puise dans les ingrédients incontournables de l’Héroic Fantasy, il les adapte à sa sauce et y ajoute une plus-value de son cru.

Wyrïmir ne se contente pas de présenter les différents acteurs rencontrés au cours des premières pérégrinations du héros, mais pose déjà les fondements d’une histoire riche et touffue, dans laquelle s’imbriquent plusieurs intrigues. L’allusion à un réseau de résistance appelé la Hache Blanche, l’implication d’animaux doués de parole, l’inimitié entre sylves et nains suite à une rapine de Traurig, les difficultés de la dirigeante sylve à asseoir son autorité sur les siens, constituent autant de points d’intérêt qui attisent la curiosité. Doté d’une narration bien rythmée, ce premier opus ménage également quelques beaux combats et quelques confrontations de haut vol, qui font pendant aux scènes moins actives, quoique tout aussi intenses et intrigantes.

Enfin, derrière la belle couverture de Civiello se dévoile un dessin qui, de prime abord, peut ne pas enthousiasmer. Cependant, il s’avère très vite que le crayon de Shovel s’accorde bien à l’histoire et lui confère un style propre et plutôt plaisant. Plus encore, il ne manque pas d’étonner lorsqu’il s’agit de représenter les sylves, qu’un certain imaginaire traditionnel aurait voulues peut-être plus déliées ou plus élégantes, mais qui, ici, possèdent quelque chose de rude et d’éminemment sauvage. Par ailleurs, les planches s’avèrent fouillées, détaillées, et le découpage est dynamique, ce qui fait oublier une légère raideur des personnages, en particulier des guerrières de la Bélouve. Une rigidité peut-être accentuée par la mise en couleurs informatique de Dimitri Fogolin (Alim le tanneur), qui, au demeurant, parvient à créer de belles ambiances collant parfaitement aux différents moments de l’histoire.

Wyrïmir offre une agréable et divertissante plongée dans le monde des nains. Une introduction réussie et alléchante pour la suite de cette série.

Par M. Natali
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Dwarf
1. Wyrïmir

  • Currently 3.79/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 3.8/5 (24 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    Erik67 Le 23/11/2020 à 18:54:39

    De la fantasy pure dans la tradition du combat des nains contre les elfes dans un monde cartographié imaginaire. L'originalité vient sans doute du fait que les animaux conversent comme si de rien n'était.

    Malheureusement, la trame demeure classique: un élu marqué par l'infamie doit accomplir son destin pour devenir roi et rétablir l'ordre. C'est dommage car les dialogues sont de hautes volées. On ne s'ennuie pas et on passe même un agréable moment de lecture. Cela plaira sans doute aux lecteurs d'autant que le dessin est assez soigné. L'univers lui-même semble riche et fouillé.

    Dans le même genre, je préfère nettement Servitude ou Siegfried. Toutefois, Dwarf mérite d'être lu car cela reste pas mal.

    quentjoss Le 01/10/2011 à 12:30:08

    Très chouette tome qui prends du temps à lire grâce à son contenu, ce qui est pour moi, un élément très positif.

    Rien à dire sur le dessin qui, sans être magistral, est bon, juste et constant.

    Le scénario est très bien ficelé. Un petit reproche quand même: j'ai trouvé que certains évènements/décisions des protagonistes étaient parfois trop peu expliquées.

    C'est donc clairement une bonne série, laissez vous tenter