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Étudiante dilettante des Beaux Arts, Haru se rend dans le village où vivait sa mère pour assister à ses obsèques. Dans les jours qui suivent, sa paresse lui vaut d’âpres commentaires de la part d’un voisinage bien-pensant qui voit en elle une vagabonde. Seule et attristée, la jeune fille n’a pour toute compagnie que le chat noir de sa génitrice et, parfois, celle des enfants du coin qui la prennent pour une sorcière. Parmi eux, Taro se détache par sa peau claire, sa grande sensibilité et l’inspiration créative qu’il inspire à Haru. Leur relation évolue rapidement quand ils assistent sans le vouloir à un meurtre commis par un certain Odagiri. Se jurant de garder le silence, Haru et Taro tentent de surmonter leur peur comme ils peuvent. Et tout est bon pour les distraire : jouer aux pirates sur « l’île maudite » au large du village ou y remonter la piste d’un mystérieux trésor, sans se préoccuper des soucis qu’ils créent aux autres.

« Librement inspiré des Aventures de Tom Sawyer » indiquent les cachets imprimés sur les en-tête de chaque chapitre. Inutile cependant de chercher les rives du Mississipi au XIXème siècle, les bateaux à vapeur, Shin Takahashi (Larme Ultime, Fragments) a choisi de transposer Les Aventures de Tom Sawyer dans le Japon d’aujourd’hui. Pourtant, l’ambiance créée par Mark Twain et ses personnages ne perdent rien au change, puisque le village décrit par le mangaka s’avère relativement intemporel, tandis que Taro, Haru, Hana et Odagiri remplacent avantageusement – et respectivement - Tom Sawyer, Huckleberry Finn, Becky et l’infâme Joe l’indien. Peu importe alors qu’Haru soit une fille tant elle agit comme un garçon manqué et devient, en quelque sorte, l’incarnation du meilleur copain, ou que la tante du héros ait des allures de névrosée que n’avait pas la vieille Polly. En revanche, il est bien dommage que le meurtrier et trafiquant d’art, Odagiri, soit bien moins inquiétant et menaçant que son modèle américain.

Néanmoins, l’adaptation, aussi libre qu’elle soit, permet de revivre les grands moments du célèbre roman en y ajoutant une agréable dose de fraîcheur et d’humour, plus moderne et éloquent que ceux de l’œuvre d’origine. Takahashi y aborde également avec beaucoup justesse le délicat passage de l’enfance à l’âge adulte, incarné par une héroïne à la recherche d’elle-même et d’un chemin à suivre. Cela donne lieu à quelques introspections et confère un goût nostalgique à ce one-shot plutôt dense. Cette impression de compacité n’est d’ailleurs pas seulement due à l’épaisseur de l’album ou au grand nombre d’évènements qui s’enchaînent, ponctués de courtes pauses, mais aussi à la voix-off omniprésente qui rapporte les pensées d’Haru, autant observatrice qu’actrice, et se mêle en constamment aux dialogues, parfois verbeux. Pour agrémenter le tout et faire passer cette petite surcharge, un rien déroutante, le dessin de l’auteur fait merveille. Son trait fin et à peine marqué porte le récit avec un dynamisme certain tout en lui apportant une grande dimension poétique, teintée de l’onirisme propre aux douces réminiscences.

Lecture plaisante, Le Dernier été de mon enfance fleure bon le souvenir et l'aventure, comme on se souvient en avoir vécu. Difficile de ne pas s'y laisser prendre.

Par M. Natali
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Le dernier Été de mon enfance

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