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Lutte majeure

05/03/2010 6524 visiteurs 7.0/10 (3 notes)

R écit purement historique, Lutte Majeure se concentre sur un épisode du siège de Leningrad durant la 2e guerre mondiale. À des fins propagandistes, Staline avait décidé de faire jouer la dernière création de Chostakovitch, la Septième Symphonie, devenue célèbre depuis, dans la cité assiégée. Un bel exemple de détermination et de résistance. Dans la réalité, cette mission est quasiment impossible à organiser. La ville est encerclée par les Nazis, les habitants meurent de faim et l’orchestre perd des membres à chaque nouveau bombardement.

Céka (Billy Wild) a choisi de traiter son sujet d’une façon presque documentaire. L’organisation du concert et rien d’autre, à croire que la volonté de Staline est encore menaçante. Ce choix scénaristique est parfaitement assumé. Tous les éléments de la narration sont là pour faire progresser l’histoire vers un seul but : la représentation du 9 août. Sur ce point, l’album fonctionne très bien. Le propos est clair et parfaitement documenté. La situation intenable des habitants de la ville (la faim, le froid) est particulièrement bien racontée. Les personnages, par contre, souffrent un peu de cette direction unique du scénario. Malgré quelques révélations, ils ressemblent finalement plus à des âmes éteintes qu’à des artistes. Cette vision est, en fin de compte, peut-être la plus réaliste ; la survie était, sans doute, prioritaire face l’héroïsme.

Le traitement anthropomorphique de ce conflit a déjà engendré des chefs-d’œuvre bien connus. Difficile de se démarquer de Maus ou de La bête est morte ! quand on dessine des animaux pour décrire l’indescriptible. Tel est le choix fait par Borris pour Lutte Majeure. Son trait, plus proche de Benoît Sokal ou de Jean-Marc Rochette que celui d’Art Spiegelman ou d’Edmond-François Calvo est efficace. L'auteur réussit, avec un certain talent, à donner vie à ses cochons humanoïdes. Ce pari, à première vue risqué, est donc plutôt réussi. Le dessinateur est, il est vrai, aidé par les très bonnes couleurs de Brice Follet. La chape de plomb, faite de grisaille sombre et froide, créée par le coloriste, donne à ce Leningrad sous les bombes une atmosphère étouffante et tout bonnement terrifiante.

Lutte Majeure apporte sa pierre à l’édifice de l’histoire dessinée de la 2e guerre mondiale. Sans atteindre des sommets, la partition est néanmoins bien exécutée.

À lire également :
Le blog de Borris
Le site de Céka

Par A. Perroud
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Lutte majeure

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    Erik67 Le 26/08/2020 à 17:42:15

    La bataille de Léningrad a été occulté par celle de Stalingrad qui a marqué le tournant majeur de la Seconde Guerre Mondiale avec la victoire des soviétiques. Aussi, cette oeuvre voulait mettre l'accent sur le siège terrible de cette ville qui a fait près de 1800000 victimes aussi bien chez les civils que chez les militaires. Cette seule bataille qui a duré près de 900 jours a été plus meurtrier pour l'Union soviétique que toute la Seconde Guerre Mondiale pour les Etats-Unis, l'Angleterre et la France réunis !

    Il est vrai que l'accent sera mise sur un fait civil qui aura plus de poids que l'aspect purement militaire. Il s'agissait ni plus ni moins que d'un concert philharmonique de la 7ème symphonie de Dimitri Chostakovitch à la date même qu'Hitler avait choisi pour envahir totalement la cité de Léningrad c'est à dire le 9 Août 1942. Bref, il s'agissait de donner un message d'espoir au monde entier au milieu de tant de morts, tant d'atrocité et tant de souffrances. C'est également un message de fierté pour dire que Léningrad tenait bon face à l'horreur et la barbarie. Bref, ce n'était pas si absurde que cela ! Il y a des symboles qui sont plus puissants que les armes.

    J'ai été profondément touché par le sort de ses habitants qui mourraient de faim au point d'être obligé de manger leur animaux domestiques et même des rats. Je crois qu'il faut s'interresser à ce genre de chose pour apprécier la vie de nos jours.

    Le dessin au pinceau et à l'encre de Chine apporte une dimension tout aussi majeure que la partition. La musique adoucit les moeurs. Cela sera d'autant vrai en abordant cette oeuvre abordée sous la forme d'une fiction animalière sans doute pour amoindrir la triste réalité de l'époque meurtrière. Au final, une très belle symphonie !

    J'ai eu la bonne surprise en cette fin d'année 2010 de découvrir que ce titre est en compétition officielle à l'occasion du prochain festival d'Angoulême. Je ne m'étais pas trompé sur ce coup de coeur. Ce n'est pas une production commerciale, c'est une oeuvre de qualité !