Cher lecteur de BDGest

Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.

Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.

Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :


  • de validez dans votre logiciel Adblock votre acceptation de la visibilité des publicités sur nos sites.
    Depuis la barre des modules vous pouvez désactiver AdBlock pour les domaine "bdgest.com" et "bedetheque.com".

  • d'acquérir une licence BDGest.
    En plus de vous permettre l'accès au logiciel BDGest Online pour gérer votre collection de bande dessinées, cette licence vous permet de naviguer sur le site sans aucune publicité.


Merci pour votre compréhension et soutien,
L'équipe BDGest
Titre Fenetre
Contenu Fenetre
Connexion
  • Se souvenir de moi
J'ai oublié mon mot de passe
Toute la bande dessinée

L'Étirement du plexus brachial Aïe, Aïe, Aïe

25/06/2009 6793 visiteurs 6.0/10 (1 note)

Q ue l'attente est longue ! Et plus le terme se rapproche plus c'est interminable, surtout lorsque c'est le premier. Tous les parents sont passés par là : l'arrivée du premier enfant est une épreuve (plus ou moins éprouvante) pour les nerfs. Machin et Machine, couple bohème et sur les nerfs pour l'occasion, ne font pas exception à la règle. Lorsque naît enfin le bébé tant attendu, après de multiples péripéties plus ou moins ordinaires, à la joie de la naissance vient s'ajouter l'inquiétude liée à un "étirement du plexus brachial". Pathologie au nom barbare synonyme de paralysie, temporaire ou définitive, du bras. Arrive alors le flot ininterrompu de médecins, kinés, spécialistes, charlatans, qui, tour à tour, auscultent, diagnostiquent, inquiètent ou rassurent. Le lot de tout parent devant l'inconnu. Le résultat est évident : bonheur puis culpabilité. Qu'il est difficile de devenir père ou mère !

Le récit autobiographique est une mode qui perdure et y inclure la naissance de sa progéniture en est une autre qui pointe son nez. A croire que cela correspond à une génération d'auteurs dont l'heure est venue de procréer et de faire connaître à la terre entière le plaisir qui en découle et les doutes ou angoisses que cela génère. Après Capucine (Corps de rêve), Nicoby (Chronique Layette), et Frederik Peeters dans un registre un peu différent (Pilules bleues), c'est donc Sylvain Moizie (La bête qui mangeait le monde, Telle est une Estelle) qui s'attelle à la tâche avant d'autres qui s'annoncent déjà (d'ici neuf mois ?). Peut-on sincèrement reprocher à chacun de vouloir partager son bonheur ? Assurément non ! D'autant plus que le traitement narratif semble en phase avec le mode de vie désordonné que semble avoir adopté l'auteur et sa compagne.

C'est une vision chaotique voire hystérique d'une période si caractéristique de la vie qui est présentée. Le rythme et le style restituent une vue originale qui peut faire peur à celles et ceux qui n'ont pas encore connu ce moment délicieux et qui fera sans doute rire les autres. Car l'humour reste le maître mot de ce récit, même si une bonne dose d'émotion est distillée régulièrement. Machin (S. Moizie donc) se met à nu, sans hésiter à se ridiculiser, et n'épargne pas plus sa "Machine" qui se prête, délibérément ou non, au jeu de la psychanalyse par l'autobiographie. Car nul doute que ce livre est une thérapie destinée à éliminer toutes les peurs et tout l'émoi accumulés au fil de l'accouchement et de sa préparation ou pendant les consultations médicales. Plus que cela, l'album permet également d'exorciser les traumatismes du passé, ceux transmis par la mère en particulier. Bref, un ouvrage indispensable à l'auteur pour envisager sereinement sa paternité.

Graphiquement, L’étirement du plexus brachial est à l'image des protagonistes : brouillon et anarchique. Alternant les épisodes de pagaille émotive forte et les portraits de sa compagne façon croquis. Les esquisses parsemant l'ouvrage ne sont d'ailleurs pas sans rappeler celles du formidable Onomatopées de F. Peeters. Le trait, confus par moment, combiné à des couleurs alternant le vif et le pâle en fonction de l'ambiance voulue, donne une impression de précipitation succédant à des périodes de dépression. Un choix approprié pour restituer ce qui semble avoir été vécu par les protagonistes.

Sylvain Moizie continue de construire "Bouclettes", son univers foisonnant en perpétuelle expansion comprenant déjà plusieurs albums publiés chez différents éditeurs et de nombreux autres déjà en préparation. Un humour décalé inspiré d'un mélange d'influences allant des Monthy Pithon à Gotlib pour des situations parfois dramatiques, cela à le mérite de détendre une atmosphère électrique tout en concevant un chapitre au ton personnel qui prouve s'il en était besoin que l'auteur s'investit dans son projet personnel.

Par T. Pinet
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

L'Étirement du plexus brachial
Aïe, Aïe, Aïe

  • Currently 2.00/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 2.0/5 (7 votes)

Poster un avis sur cet album

Votre note :
Vous devez être connecté pour poster un avis sur le site.

L'avis des visiteurs

    JPAUS Le 19/03/2019 à 10:04:05

    Un album qui est une grande réussite. Une fois rentré dans le style un peu anarchiste du dessin bd de l'auteur, on est captivé par l'aventure médicale et humaine qui se joue autour du problème médical de leur premier bébé. C'est décoiffant comme humour, absolument touchant, car même si l'on a pas connu de telles complications avec ses propres enfants, cela nous ramène aux choix qui entraînent des conséquences pour notre progéniture. L'auteur fait à la fois le procès avec humour d'une médecine traditionnelle et aussi alternative, sans jamais oublier d'avoir un regard décoiffant sur lui-même. J'ai à la fois rigolé et eu des boules à l'estomac, mais ce qui est certain c'est que je l'ai lu d'une traite sans pouvoir m'arrêter. Un vrai petit chef-d'oeuvre !